, « On peut tout imaginer » : le Muséum national d’Histoire naturelle veut réinventer ce centre-ville de Seine-et-Marne

« On peut tout imaginer » : le Muséum national d’Histoire naturelle veut réinventer ce centre-ville de Seine-et-Marne

Depuis le début de l’été, Frédéric Delarose, gérant du commerce de café la Brûlerie à Meaux (Seine-et-Marne), cherche tant bien que mal une solution pour rafraîchir la petite rue Saint-Christophe. Et pour cause, exposée en plein soleil une grande partie de la journée, la rue devient vite étouffante lors des épisodes de fortes chaleurs.

« Les Ombres de Saint-Christophe »

Après avoir envisagé dans un premier temps l’installation d’un grand store, une possibilité finalement refusée par les Architectes des Bâtiments de France, le commerçant planche désormais sur un nouveau projet baptisé « Les Ombres de Saint-Christophe ».

L’idée consiste à installer une « canopée légère » entre les façades de la petite rue Saint-Christophe. Des toiles et des plantes suspendues qui permettraient de créer davantage d’ombre et d’apporter un peu de fraîcheur dans cette rue du centre historique, où sont installés plusieurs commerces et leurs terrasses. Un enjeu important pour le responsable, qui affirme perdre jusqu’à 80 % de sa clientèle lors des épisodes de canicule.

Au fil de la journée, la terrasse de la Brûlerie est entièrement exposée au soleil. La canopée viendrait ombrager la rue tout en la végétalisant.
Au fil de la journée, la terrasse de la Brûlerie est entièrement exposée au soleil. La canopée viendrait ombrager la rue tout en la végétalisant. ©Laura Bourven

Pour tenter de trouver une réponse à cette problématique, le commerçant s’est récemment tourné vers un acteur inattendu qui pourrait apporter une expertise précieuse : le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN).

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Le Muséum national d’Histoire naturelle à la rescousse

Alors que la Municipalité ne se dit pas « opposée » à ce type d’initiative, rappelant toutefois la nécessité de se mettre « d’accord » avec l’ensemble des acteurs concernés, le commerçant a ainsi pris contact avec le Muséum national d’Histoire naturelle afin de l’aider dans son projet. Un établissement régulièrement sollicité par des collectivités ou des particuliers afin de réfléchir à des solutions face au changement climatique et aux enjeux de biodiversité en ville.

Cette démarche a retenu l’attention de Lise Ropars, maîtresse de conférences et responsable du master Biodiversité et territoire du MNHN. Son objectif ? Faire participer les étudiants de première année du master à la recherche de solutions pour répondre aux problématiques de chaleur de la petite rue Saint-Christophe.

« On essaie de trouver des cas concrets avec des problématiques de transition écologique, pour que les élèves puissent être au cœur du projet, et être force de proposition, à travers la pratique », explique la maîtresse de conférences.

Les étudiants au travail

À l’aide des documents municipaux disponibles, de leur expertise et de l’accompagnement des enseignants, une vingtaine d’étudiants viendraient ainsi directement sur place afin d’élaborer un dossier présentant différentes pistes d’aménagement, à court comme à long terme. Une étude qui pourrait ensuite être mise à disposition des différents acteurs locaux impliqués.

Les réflexions porteraient notamment sur la végétalisation, la gestion de l’eau ou encore la perméabilisation des sols.

On peut tout imaginer

Lise Ropars

Des pistes qui s’inscrivent pleinement dans le projet défendu par Frédéric Delarose. « Il faut intégrer du vivant dans nos rues », défend-il.

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Un projet qui pourrait aller plus loin ?

L’étude pourrait toutefois dépasser le cadre de cette petite rue. « La problématique de cette rue peut être étendue à tout le centre-ville de Meaux, avec pour question : comment reconnecter ces espaces à la nature ? », résume la chargée d’enseignement.

Si le projet venait à se concrétiser, le travail mené par les étudiants du Muséum pourrait ainsi répondre à cette problématique concrète, mais aussi nourrir une réflexion plus large sur l’adaptation de l’ensemble du centre-ville au réchauffement climatique.

Désormais, il reste aux différents acteurs locaux et à la mairie à trouver un terrain d’entente. « On a besoin d’une collaboration avec tout le monde pour envisager au mieux ce projet », affirme le gérant.

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