
Les Yvelines, terre de ruralité. Anne Cabrit, la maire d’Orsonville, entend le clamer. Et ce, depuis ce village de 300 âmes, près de Rambouillet, à la pointe sud des Yvelines, aux portes de la Beauce céréalière où elle est élue depuis 2014.
« Je veux porter la voix des maires ruraux auprès du préfet de Région, du procureur de la République, de la Région, du Département, mettre à leur service mon réseau et mon expérience », déclare Anne Cabrit, 56 ans.
À lire aussi
Moins de 3 500 habitants
Le 12 mai 2026, elle a été élue présidente de l’association des maires ruraux des Yvelines. Un aboutissement pour celle qui s’est consacrée pendant deux décennies aux questions de la ruralité et d’environnement.
Première maire d’un village rural à entrer à la Région Île-de-France en 2015, présidente du Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse en 2021, elle veut défendre les communes de moins de 3 500 habitants. 116 au sein de l’association réunissant des maires du Sud des Yvelines, du Mantois, de la vallée de Chevreuse, du Houdanais ou encore du Grand Paris Seine Ouest (GPSO).
« Mais une mission 100 % bénévole. Ce sont les maires qui m’ont soufflé à l’oreille l’idée de me présenter au regard de mon parcours. Je ne suis jamais allée chercher un mandat ! » insiste-t-elle avant de mettre en avant sa priorité : « Un maire ne doit jamais être seul face à la complexité administrative, face aux financements à trouver et la mise en œuvre des projets. »
Une cellule d’écoute pour les maires ruraux
Sous son impulsion, la nouvelle présidente Anne Cabrit veut mettre en place une cellule d’écoute spécifique au service des maires des petites communes.
« Oui comme les cellules d’écoute pour les agents face aux risques psychosociaux. Bien souvent, les maires sont confrontés à des décès, se rendent sur des scènes d’accidents ou même des attentats. »
« Il y a parfois des situations humaines sont parfois difficiles. Je veux mettre en place un dispositif confidentiel d’écoute avec des partenaires psychologues », envisage Anne Cabrit. « Aider un maire, c’est protéger sa commune et améliorer les services rendus aux habitants », souligne-t-elle.
Bio express
• Née le 1er juin 1970, à Rodez, en Aveyron
• Fac de droit de Toulouse
• 2003, elle arrive dans le Sud-Yvelines. Elle suit son mari, Christophe, militaire muté dans la région.
• 2014 : maire d’Orsonville puis réélue en 2020 et en 2026.
• 2015 : conseillère régionale lorsque Valérie Pécresse gagne la Région. Elle s’occupe des questions agricoles.
• 2015 : présidente de l’Agence des espaces verts. Elle prend comme directeur Geoffroy Bax de Keating qui deviendra, en 2020, maire du Perray-en Yvelines.
• 2021 : présidente du Parc naturel de la haute vallée de Chevreuse.
• 2026 : elle devient 2e vice-présidente de l’agglomération Rambouillet Territoires conquise par Geoffroy Bax de Keating.
• 2026 : présidente de l’association des maires ruraux.
Se former à l’IA plutôt que la subir
Quand les maires sont de plus en plus confrontés à la violence des administrés, elle veut s’engager pour leur défense auprès des instances judiciaires. Elle poursuivra la mise en place des dispositifs pour aider les personnes victimes de violences intrafamiliales avec des lieux d’accueil.
Face aux questions de recrutements du personnel pour des petites communes, elle va s’associer avec le président du CIG (centre intercommunal de gestion) pour faciliter le recrutement et la médiation avec les agents. La question de l’utilisation de l’intelligence artificielle sera prise à bras-le-corps : « Il faut se former et former les secrétaires de mairie, plutôt que de subir l’IA », estime-t-elle.
À lire aussi
Une conférence annuelle pour éviter les fermetures de classes
Autre problème récurrent, la fermeture de classes. Pour mettre tout le monde autour de la table et éviter un grand nombre de fermetures, Anne Cabrit propose d’organiser une conférence annuelle des écoles rurales des Yvelines avec les représentants de l’État et de l’Éducation nationale. Elle veut les défendre aussi, avec l’aide des parlementaires, face à la loi finance qui réduit de plus en plus les aides aux communes.
L’idée d’établir des partenariats avec l’association ONAC (Office national des combattants et des victimes de guerre) sur les enjeux de mémoire et de citoyenneté est dans les cartons.
À lire aussi
Unir les maires franciliens
Pour avoir une plus grande force de frappe, Anne Cabrit a pris attache avec le président des maires ruraux de l’Essonne qui siège aussi au parc naturel de Chevreuse. « L’idée est de renforcer les synergies avec les maires de l’Essonne et de Seine-et-Marne pour porter les sujets au niveau du préfet de Région », conclut-elle.
Déjà, dans les Yvelines, à travers les 116 maires, représentant aussi bien le sud des Yvelines que le Mantois, il s’agit de montrer qu’il existe non pas une mais des ruralités aux portes de Paris.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.
En résumé, DMJarchives.org se positionne comme un gardien vigilant de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès sans précédent à une multitude de trésors d’archives numériques. Avec un engagement ferme envers la préservation de la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives redonne vie aux documents historiques disparus, les rendant accessibles à tous. Grâce à une organisation méticuleuse par territoire, cette plateforme permet une plongée immersive dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque riche en images digitales, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région. En somme, en archivant méticuleusement ces témoignages du passé, DMJarchives.org s’érige en véritable gardien de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette précieuse plateforme pour découvrir et redécouvrir les trésors cachés de la région, archivés pour les générations futures.

