, À Lagny-sur-Marne, la mairie pose des pièges photographiques pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets

À Lagny-sur-Marne, la mairie pose des pièges photographiques pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets

En Seine-et-Marne, la mairie de Lagny-sur-Marne dispose de quatre pièges photographiques pour lutter contre les dépôts sauvages de déchets. Elle a aussi durci ses sanctions contre les contrevenants pris la main dans le sac, pour endiguer ce fléau.

C’est un fléau qui n’épargne aucune commune d’Île-de-France. Les dépôts sauvages de déchets continuent de gâcher la vie des habitants. Selon une étude de l’institut Terram, un think tank dédié à l’étude des territoires, huit habitants de zones rurales sur dix considèrent que jeter des déchets dans l’espace public est inacceptable, même si pour un habitant sur cinq, certains comportements d’abandon de déchets sur la voie publique peuvent être compréhensibles.Ces habitants réclament quand même plus de poubelles, de points de collecte pour déposer les déchets. Un peu plus d’un quart d’entre eux estiment aussi qu’il faut des sanctions systématiques pour ceux qui laissent leurs déchets dans l’espace public. Et les communes s’arment pour lutter contre ces dépôts sauvages, du tas de sacs poubelles au tas de gravats.

À Lagny-sur-Marne, en Seine-et-Marne, la mairie s’est dotée il y a quelques semaines de quatre pièges photographiques. Déclenchés par le mouvement, ils prennent plusieurs clichés en l’espace de quelques secondes et permettent de prendre sur le fait, à tout moment du jour et de la nuit, une personne en train de déposer illégalement des déchets. illustration agrandir l'image« Sur les photos, on voit clairement les véhicules et les plaques d’immatriculation », explique Benoît Breysse, le directeur de cabinet du maire de Lagny-sur-Marne. « Ça permet de retrouver le propriétaire du véhicule et de lui envoyer l’amende qui correspond à son dépôt. »

« L’idée, c’est de taper au porte-monnaie afin que ça dissuade les gens de faire ces dépôts sauvages », poursuit le directeur de cabinet. La mairie a décidé de revoir son système d’amende il y a quelques semaines. Exit la contravention à 135 euros, « finalement pas si dissuasive ».Désormais, plusieurs paliers s’appliquent. « On commence, sur les premiers dépôts, à 200 euros. Après, vous avez un pallier à 400 euros, détaille Benoît Breysse. Mais cela dépend non seulement du type de matériaux et du volume déposé. » L’amende peut même grimper à 15.000 euros en cas de récidive de déposes de déchets toxiques.

Les pièges ont déjà photographié plusieurs contrevenants, selon la mairie, qui estime à 10 tonnes, le volume de déchets déposés illégalement sur un an. « On a pu constater que les gens traversaient une partie de l’Île-de-France pour faire leurs dépôts ici, selon Benoît Breysse. Ils ont pu identifier d’une manière ou d’une autre que c’était un endroit un peu tranquille et que finalement, loin de chez soi, on peut faire ça en toute discrétion. »Ce n’est désormais plus le cas avec ces pièges photographiques. « N’importe qui peut se faire prendre », conclut le directeur de cabinet.