, Municipales 2026 dans le Val-d’Oise : le maire de Sannois brigue un 3e mandat

Municipales 2026 dans le Val-d’Oise : le maire de Sannois brigue un 3e mandat

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« L’avenir en confiance », c’est le slogan choisi par Bernard Jamet, 69 ans, maire (divers droite) de Sannois (Val-d’Oise) depuis 2014, qui vient d’entrer en campagne.

Une campagne « de proximité, enthousiaste, faite de joie et même de rigolades », dit-il avec un large sourire. Présence sur le marché, réunions d’appartement… Puis viendra le porte-à-porte chez les habitants.

« Sannois est une force qui va », a aussi été retenu. Une citation de Victor Hugo, voulue par l’édile, ancien instituteur, « grand admirateur » de l’écrivain, dont il connaît par cœur nombre de textes, qu’il aime réciter.

Après deux mandats, Bernard Jamet est candidat à un troisième, avec une équipe renouvelée « de moitié » et fort d’un bilan qu’il juge « exceptionnel ».

« Alors que la dette du pays a été multipliée par deux, à Sannois, nous l’avons diminuée de 58% ».

Il met en avant les 14 millions d’euros d’excédents budgétaires qui permettront de financer les investissements, à commencer par ce fameux Cœur de ville, ses 220 logements, 900 m2 de nouveaux commerces, la sortie piéton du parking Cyrano devant la Villa Rozée.

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Ce projet était déjà au programme en 2020. Le maire cite alors l’exemple de son collègue Yannick Boëdec, maire de Cormeilles-en-Parisis et le projet Seine Parisii « qu’il avait dans sa tête en 2008 et qui arrive à terme en 2026. Ce Cœur de ville, c’est André Cancelier qui l’avait lancé. » Yanick Paternotte l’a poursuivi.

« On le finalise aujourd’hui parce qu’on a rétabli les finances. Ceux qui disent qu’on peut faire moins de logements se trompent car il faut que le projet soit équilibré financièrement ».

Le maire estime que le projet naîtra en 2030. Les premières démolitions sont attendues en 2027 et le début des constructions en 2028.

Sans la nommer, il répond à Célia Jacquet-Léger concernant le projet de la candidate concurrente de doubler les effectifs de la police municipale d’ici la fin du prochain mandat si elle est élue maire.

« Les 14 millions d’euros d’excédent, c’est pour l’investissement », précise-t-il.

« Toute velléité de développer de manière exagérée les dépenses de fonctionnement signifie qu’on augmentera les impôts ».

« Elle plagie mon programme, autant voter pour l’original »

Bernard Jamet tacle aussi son ancienne adjointe qui à ses yeux « plagie [son] programme. Autant donc voter pour l’original plutôt qu’une personne qui manque de vérité et de sincérité ».

Il dénonce aussi les « contradictions » de sa concurrente.

« Elle dit que je suis autoritaire mais que j’ai accepté la proposition de mon équipe de réduire la hausse des impôts. D’ailleurs c’était 8% et non 10% ».

Le maire n’a pas apprécié non plus les critiques parlant de « monarchie municipale ».

« Un chef c’est fait pour cheffer et il m’est arrivé de cheffer. Mais pour moi la force c’est l’équipe ».

Ne pas augmenter les impôts

Le candidat assure qu’il maintiendra la pression fiscale après 2026 « sauf contingence extérieure internationale qui bousculerait le prochain mandat, comme lors du dernier. La guerre en Ukraine a entraîné la hausse du coût des fluides, gaz et électricité, de 1 million d’€ et entraîné la hausse des impôts (+5% du taux de taxe foncière) ».

« Je suis éminemment républicain »

Bernard Jamet répond aussi à Samir Lassoued qui lui reproche son positionnement « à l’extrême droite », et qui voit un « enjeu républicain » dans cette élection. De quoi faire réagir l’élu qui dit être « depuis plus de 50 ans », comme enseignant, directeur d’école et élu, « éminemment républicain ».

Un travail qu’il a jugé, au moment des émeutes de 2023 au lendemain de la mort du jeune Nahel suite à un tir policier, comme « inachevé ». Et qui serait à l’origine de sa décision de se représenter alors qu’il annonçait trois mois plus tôt la date de sa démission.

« J’avais face à moi le petits frères de mes anciens élèves et je me suis dit qu’il était vraiment dommage qu’ils ne m’aient pas eu comme instructeur car sinon ils auraient compris ce qu’est la République : un état d’esprit, une conscience de liberté, de solidarité, de fraternité, d’égalité et pas d’égalitarisme. Tout ce que j’ai porté dans ma vie ».

« Monsieur le maire, il faut rester »

« J’ai pris conscience que j’avais encore des choses à dire, à faire, éclairer mes concitoyens. Beaucoup m’ont dit : monsieur le maire, il faut rester. En même temps… il n’a pas fallu me bousculer beaucoup pour changer d’avis ».

Il évoque l’idée « très républicaine » de distribuer des prix « au mérite » dans les écoles. « Nous sommes de loin l’équipe la plus républicaine de cette élection ! »

« Je suis un homme libre »

Il balaye à nouveau les critiques sur le fait d’avoir parrainé Eric Zemmour en 2022 un candidat classé, selon les opinions politiques, à l’extrême droite, à la droite nationale ou comme « patriote ».

Puis d’avoir été en 2023 sur la liste aux élections sénatoriales de Sébastien Meurant, alors membre de Reconquête et soutien d’Eric Zemmour et qui a depuis rejoint l’Udr, l’Union des droites pour la République, un parti allié du Rassemblement national.

« Je ne suis pas encarté, insiste Bernard Jamet.. Un parrainage, c’est très républicain, ça permet à des gens qui font des audiences, qui ont des électeurs, mais qui ont du mal à avoir des parrainages, à se présenter, c’est la démocratie. Je suis un homme libre , je pense et je dit ce que je veux. La liste aux sénatoriales était divers droite, reconnue ainsi. J’en faisais partie car j’aime beaucoup Sébastien Meurant, un homme courageux, un gaulliste ».

Concernant son bilan qu’il développera plus tard, l’élu assure que

« la ville a énormément évolué depuis 2014. Le bilan des réalisations est remarquable. On a fait des choix, qui peuvent être contestables. On a reporté le pôle santé, qui arrive maintenant et sera livré en 2027. On a d’abord choisi d’agrandir les écoles, rénover la Villa Ribot, créé une brigade verte, doublé les effectifs de police municipale qu’on a armé. Mais je ne promettrai pas la Lune aux Sannoisiens ».

L’occasion de tacler encore ses concurrents.

« Quand ils disent qu’ils veulent geler les constructions, c’est de la fiscalité en moins et donc empêcher les améliorations dans les crèches, la sécurité. Nous ne gèlerons pas les constructions. Faire du logement c’est ce qui a permis d’avoir une supérette à Pasteur et des commerces avenue de la Sabernaude et au moulin ». 

« Très confiant », Bernard Jamet souligne qu’il compte bien, s’il est réélu, mener son mandat à terme. Prudent, il ne veut pas dire si ce serait le dernier mandat.

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