- Le panneau indiquant « Commune du Parc naturel régional du Vexin Français » à l’entrée de Gargenville (Yvelines) n’en a plus pour longtemps.
- Il disparaîtra à la fin de l’année, la municipalité ayant décidé d’arrêter les frais.
- Le maire a décidé de quitter ce lieu auquel il appartient depuis 30 ans, il nous explique sa démarche.
Le panneau « commune du parc naturel régional du Vexin », à l’entrée de Gargenville (Yvelines), est en sursis. Il disparaîtra à la fin de l’année, car la municipalité a décidé d’arrêter les frais. « Nos collectivités étant aujourd’hui amenées à trouver des économies, on trouve des économies là partout où c’est possible. Aujourd’hui, sortir du PNR, ça génère une économie de 40.000 euros par an sur mon budget »
, explique le maire Yann Perron (LR).
Pour adhérer au PNR, le parc naturel régional, la cotisation est de 5 euros par habitant et par an. Mais pour cette ville de 8.000 habitants, c’est aussi un moyen d’échapper à une contrainte qui s’ajoute à celles de l’agglo, du département, de la région et de l’État. « C’est encore une embolisation des services avec des démarches administratives qui sont extrêmement lourdes, contraignantes, et pour des retours de subventions qui sont relativement marginaux »
, poursuit le maire.
D’autres communes tentent le pari
Gargenville affirme sa vocation urbaine et tourne le dos au parc naturel régional, composé aujourd’hui de 97 communes en majorité rurales, dans le Vexin français. Un territoire riche en patrimoine architectural, comme le château de La Roche-Guyon, et environnemental, comme la réserve naturelle des Coteaux-de-Seine. « Ce sont les deux piliers d’action d’un parc, d’un point de vue moral. C’est à la fois préserver le patrimoine et préserver la biodiversité. Pour développer notre territoire, on doit pouvoir l’aménager dans une bonne cohérence du respect de ce patrimoine. Donc pour certains ce sont des contraintes, pour nous, c’est le respect du territoire »
, observe Benjamin Demailly, président du Parc naturel régional du Vexin français et maire (Nouvelle énergie) d’Ennery (Val-d’Oise).
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Le périmètre du parc pourrait s’élargir vers l’ouest. Certaines communes s’interrogent encore. Celle de Bennecourt, 1.900 habitants, a franchi le pas. Le conseil municipal a choisi de signer la nouvelle charte du parc et de s’engager pour quinze ans. « C’est très compliqué, mais ça ne nous rebute pas, parce que ça nous conforte dans nos choix fondamentaux. On aura plus d’aide et plus d’ingénierie, plus de savoir-faire, plus de techniciens pour nous conseiller. Nous ne sommes que des élus ruraux, même si on est passionnés et qu’on s’y intéresse, on n’a pas tout le savoir nécessaire pour aller dans le bon sens »
, estime le maire Didier Dumont (SE). Un effort de 10.000 euros sur un budget de 2 millions d’euros par an pour cette commune qui veut tenter le pari.
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