, Val-d’Oise : pourquoi la reconversion de cette mairie annexe fait-elle grincer des dents ?

Val-d’Oise : pourquoi la reconversion de cette mairie annexe fait-elle grincer des dents ?

, Val-d’Oise : pourquoi la reconversion de cette mairie annexe fait-elle grincer des dents ?

L’ancienne mairie annexe du Grand centre de Cergy sera bientôt transformée en centre dentaire. Lors du dernier conseil municipal, les élus de Cergy ont avalisé cette reconversion à la faveur d’un vote entériné à la majorité.

Depuis sa fermeture début mars et son déménagement au sein du Carreau de Cergy, l’ancienne mairie annexe est une coquille vide. La majorité cergyssoise emmenée par Jean-Paul Jeandon, le maire Ps de Cergy, a jugé opportun de la vendre à un opérateur privé en vue d’y aménager un centre spécialisé dans le soin dentaire. Un choix qui fait grincer des dents les oppositions, la droite comme La France insoumise, qui, en substance, jugent qu’un centre médical aurait été plus approprié.

Coquille vide

Lors de dernière séance du conseil municipal, Mickaël Declerck (Lr) a mis les pieds dans le plat.

« Nous devons être particulièrement vigilants lorsqu’il s’agit de céder du patrimoine communal et en particulier quand il s’agit de locaux commerciaux bien situés. Plusieurs éléments méritent d’être posés. D’abord, le prix, qui est de 320 400 euros, ce qui correspond au niveau bas de l’estimation des Domaines qui fixe la valeur à 356 000 euros. Ce n’est pas illégal mais ça pose la question de la stratégie de la valorisation du patrimoine communal.

Ensuite, le choix du projet. Je comprends l’intérêt d’accueillir une activité de santé dans un contexte où l’accès aux soins est un enjeu majeur mais j’ai une interrogation par rapport à son adéquation avec les besoins du territoire. Nous constatons déjà une présence importante de cabinets dentaires sur la ville et dans le Grand centre. Pourquoi ne pas envisager de conserver la maîtrise publique de ces locaux, notamment via de la location, des baux commerciaux classiques pour accompagner des projets d’intérêt généraux ? On pourrait en citer plusieurs comme l’installation d’un centre de santé pour des médecins généralistes ou des kinésithérapeutes dont on manque sur le territoire. » 

La critique est partagée par Daisy Yaïch, la chef de file de Lfi.

« On parle de la vente d’un bien public et je dirais même plus, on parle d’un bijou communal qui est situé au cœur du Grand centre juste au-dessus de la gare de Préfecture. Un local de 162 m² en rez-de-chaussée dans un secteur stratégique. L’avis des domaines a fixé sa valeur à 356 000 € et vous, vous choisissez de le vendre 320 000 €, c’est 35 000 € de cadeau à un acquéreur privé sur des deniers publics.

Vous justifiez cette vente au rabais par la nécessité de pérenniser les professionnels de santé. Mais on parle d’un dentiste et Cergy n’est clairement pas dans un désert dentaire. On peut le constater. Il suffit d’aller sur Doctolib et d’essayer de prendre un rendez-vous. On a des plages horaires immenses sur notre territoire. L’argument de l’intérêt de santé publique ne tient pas pour justifier cette décote sur un bien appartenant à tous les Cergyssois. Avec un tel local aussi bien situé, il y avait d’autres choix possibles. Vous auriez pu structurer une offre de soins répondant aux besoins réels en facilitant l’installation de médecins généralistes ou construire un véritable outil de politique publique. » 

Un choix critiqué mais assumé

Droite dans ses bottes, la majorité assume et revendique sa décision. « La Ville de Cergy a des moyens mais pour pouvoir garder des leviers d’action, il faut qu’elle rationalise ses biens immobiliers, explique Sophie Erard-Peyr (Génération. s), adjointe déléguée au patrimoine et aux équipements publics. Faire un centre de santé est une très bonne idée. D’ailleurs, il ne vous aura pas échappé que cela a déjà été fait… Vous réfutez le fait que les Cergyssois ont besoin de dentistes. Si on est facilement mobile, qu’on peut se déplacer à Éragny ou parfois plus loin, on peut trouver facilement un rendez-vous. Si on est un peu moins mobile, on a besoin de davantage de dentistes sur le secteur. Vous pouvez ne pas être d’accord avec notre choix, mais c’est le nôtre. »

Le mot de la fin est revenu à Jean-Paul Jeandon.

« La politique de santé publique, c’est à la fois du public et du privé. Nier le fait qu’il puisse y avoir du privé dans le domaine de la santé, c’est nier la façon dont en France a été conçu le système de santé. La Ville de Cergy peut s’enorgueillir d’avoir monté un centre de santé public (le centre Denis-Mukwege à Saint-Christophe, ndlr) où un médecin généraliste va arriver le 1er juin. Je vous rappelle que ce centre a été complètement financé par la Ville et qu’elle comble tous les ans son déficit. C’est ça la réalité. Donc, nous expliquer que nous menons une politique de droite, c’est quand même assez incroyable ! »

Et le maire de marteler que la Ville continue d’œuvrer pour muscler son offre de soins. « Nous avons deux autres projets de centre de santé qui vont arriver, notamment dans le Grand centre. Nous avons aussi un projet aux Touleuses qui est en train d’arriver et qui, je dirais, est extraordinaire. »

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