
Ce sont des combats qui ont marqué les territoires d’Oissery, Le Raincy et Gagny (Seine-Saint-Denis) lors de la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans le nord de la région Île-de-France.
Les trois communes, pour la commémoration des 80 ans de la Libération du territoire par les Alliés, se joindront afin de proposer plusieurs activités dans la même journée du 1er septembre 2024, et de sensibiliser petits et grands sur cette page de l’histoire francilienne.
En effet, le 26 août 1944, 150 résistants ont été massacrés par les troupes allemandes près de l’étang de Rougemont à Oissery et sur le site de la Râperie, une usine de betteraves dans la commune seine-et-marnaise.
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Une journée entière
La commémoration des combats d’Oissery-Forfry du 26 août 1944 se tiendra le 1er septembre 2024 de 9 h à 18 h dans les trois communes concernées. « Nous allons faire une grosse commémoration dans les trois villes. Ça sera un gros dispositif avec notamment des effets pyrotechniques », confie le maire d’Oissery, Jean-Louis Ragon.
Le déroulé de la journée commencera à 9 h à Oissery. Les habitants et les férus d’histoire moderne seront accueillis au gymnase du collège avec un petit déjeuner. Plusieurs dépôts de gerbes auront lieu tout le long de la matinée entre 9 h 30 et 11 h : La Râperie, l’Étang de Rougemont, la Ferme de Condé, au monument du Groupe Charles Hildevert à Forfy et place de l’église.
À partir de 12 h 30, c’est au tour de la commune de Le Raincy qui organisera un banquet républicain à l’Espace Raymond Mège avant d’aller, à 14 h 30, inaugurer la stèle en hommage au général Michel-Joseph Maunoury au square Maunoury. Le Général était au commandement de la 6e armée au début du mois de septembre 1914 lors de la bataille de la Marne.
Il a joué un rôle décisif face à l’armée allemande du général Von Kluck sur l’Ourcq. Ses actions lui ont valu d’être élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur le 18 septembre de la même année. De 15 h à 16 h, un rassemblement devant l’hôtel de Ville sera organisé ainsi qu’un dépôt de gerbes au monument aux morts et une visite à l’ancien cimetière de la commune.
Enfin à Gagny, à partir de 17 h, trois étapes seront assurées : le dévoilement de plaque, celle de sente Mercès Robert Papazian, un habitant de la commune exécuté le 27 août 1944 à Saint-Mesmes. Il était ouvrier d’usine pour Renault et résistant, dans le 1er Régiment Franc de Paris, du groupe Charles Hildevert.
Une cérémonie à 17 h 30 sera faite pour se souvenir du Lieutenant-colonel Taurand. Il est notamment connu dans la commune car lors de la célébration de ses obsèques, le 27 juillet 2018 en l’église Saint-Germain, les honneurs militaires lui ont été rendus sur le parvis.
Pour conclure cette journée d’histoire, un cocktail sera organisé en Salle des Fêtes de Gagny.
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Une journée noire
Pour certains, cette journée du 26 août 1944 est considérée comme une journée noire. Alors qu’on célébrait sur les Champs-Élysées la Libération, 150 résistants étaient sauvagement massacrés à 50 km au nord-est de la capitale.
Tout commence le dimanche matin du 26 août 1944, lorsque les compagnons du groupe Hildevert, du nom de Charles Hildevert, marchand de légumes au Raincy, à la tête de plus de 200 hommes armés, sont partis près de l’étang de Rougemont à Oissery afin d’y réceptionner un parachutage d’armes.
Ils tombent nez à nez avec les soldats allemands. Les combats sont violents et meurtriers, d’autant plus que les Allemands ont l’avantage avec des armements plus conséquents.
Au même moment, le site de la Râperie, à Oissery, est également attaqué. Les SS captureront des prisonniers et exécuteront les autres dans l’usine de betteraves, incendiée par les soldats. Vingt-sept corps carbonisés ont été retrouvés sur le site, en plus des 150 morts durant les combats côté français. Une quinzaine de résistants sont alors déportés, personne n’en est revenu.
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