
Un projet surprenant s’apprête à voir le jour à Coulommiers : la renaissance d’une société savante inspirée d’une structure créée au XIXe siècle. L’idée ? Faire vivre l’Histoire du territoire.
Samedi 14 février à 11h, une réunion publique rassemblera les amoureux du patrimoine local, à la Banque de France.
L’objectif : poser « la première pierre » d’une Société d’art et d’histoire du pays de Coulommiers et de la Brie, héritière d’anciennes sociétés savantes fondées en 1864 et en 1934.
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La démarche s’inscrit dans une filiation historique assumée. Une section locale de la Société d’archéologie, sciences, lettres et arts de Seine-et-Marne avait été créée à Coulommiers le 17 juillet 1864, avant la naissance d’une Société d’archéologie de Coulommiers en 1934.
Cent soixante ans après la première initiative, le projet vise à centraliser les recherches historiques sur l’histoire locale et à valoriser le patrimoine des 54 communes de la communauté de communes Coulommiers Pays de Brie.
Visites, publications et conférences
Selon l’appel lancé par les organisateurs, cette future association ambitionne « de faire vivre le patrimoine historique, artistique, architectural, industriel, artisanal et immatériel », dixit Jean Bardet, adjoint au maire en charge de la culture.
Fermes, églises, monuments aux morts, lavoirs, usines, traditions locales ou gastronomie figurent parmi les thématiques envisagées.
La valorisation passerait notamment par des visites sur site, des publications, des conférences, des expositions et l’édition d’un bulletin scientifique, à l’image des sociétés savantes d’autrefois.
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Passionné d’Histoire, l’élu semble emballé par cette initiative portée par Défendin Détard, historien et historien de l’art. Et il n’est pas le seul !
« Nous avons déjà le soutien d’une marraine, l’historienne Claude Gauvard, et de l’historien Éric Anceau, se réjouit Défendin Détard. La mise en valeur de l’histoire et du patrimoine local du pays briard me tient à cœur. »
Une manière de redonner de la cohérence à des recherches aujourd’hui dispersées.
« Le principe c’était de collecter de manière la plus sérieuse possible tout ce qui concernait le patrimoine historique et artistique de Coulommiers et des environs », rappelle Jean Bardet.
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Le futur collectif pourrait jouer un rôle de coordination, en rassemblant historiens, historiens de l’art, amateurs éclairés et passionnés locaux. « Qui dit société savante dit établir des bibliographies, recenser des travaux, mettre des savoirs en commun », ajoute Jean Bardet. L’un des enjeux de l’association concernera la production et la diffusion de connaissances. « L’idée c’est d’accompagner des recherches liées à l’histoire ou à l’art sur ce territoire, d’allier des forces et d’aboutir à un écrit, quelque chose qui puisse être diffusé, éventuellement mis en ligne », explique-t-il.
Un patrimoine oublié
Le champ d’étude se veut volontairement large : patrimoine architectural et artistique, mais aussi patrimoine industriel et artisanal. Par exemple, les anciennes activités liées au chocolat, à la papeterie, au cuir ou aux tanneries. « Ce patrimoine est parfois oublié ou négligé, alors qu’il mérite d’être mis en lumière », estime l’élu.
Le patrimoine culinaire et les traditions orales pourraient également trouver leur place dans les travaux de la future société.
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La réunion du 14 février marquera donc l’acte de naissance officiel du projet. Historiens locaux, amateurs d’histoire, chercheurs, bibliothécaires et professionnels de la culture ont déjà manifesté leur intérêt.
« Réunir des professionnels de l’histoire et de l’art avec des amateurs passionnés, c’est très beau », confie Jean Bardet, qui se réjouit de travailler avec « des personnes compétentes issues d’horizons différents. »
Le bureau provisoire de l’association devrait rassembler plusieurs figures locales, parmi lesquelles Marie-Pierre Badré, Jean Bardet, Défendin Détard, Eric Gobard et Brigitte Letissier.
Une mémoire collective
Au-delà de la gouvernance, la volonté affichée consiste à fédérer un large public, toutes générations confondues. « Avoir des jeunes, des étudiants, des anciens élèves passionnés d’histoire, ce serait génial », souligne Jean Bardet, évoquant déjà l’intérêt d’étudiants et de chercheurs.
L’ambition dépasse le cercle des spécialistes : la société savante souhaite devenir un lieu de transmission, de partage et de dialogue autour de l’histoire locale. Ce projet raconte l’histoire d’un territoire cherchant à renouer avec ses racines intellectuelles et patrimoniales. À travers la renaissance d’une structure héritée du XIXe siècle, ses membres entendent redonner une visibilité durable aux richesses locales, structurer la recherche et transmettre une mémoire collective.
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