
Bientôt plus de gendarmes à la brigade de Dammartin-en-Goële ? C’est en tout cas le souhait de Viviane Didier, maire d’Othis, qui a récemment adressé un courrier au ministère de l’Intérieur en ce sens. Une demande qui s’explique notamment, selon l’édile, par une augmentation de la population dans les communes couvertes par cette brigade.
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Une couverture plus efficace
Aujourd’hui, et depuis 2010, la brigade de gendarmerie de Dammartin-en-Goële, intervient auprès de la population de huit communes : Dammartin-en-Goële, Longperrier, Moussy-le-Neuf, Moussy-le-Vieux, Othis, Rouvres, Saint-Mard et Villeneuve-sous-Dammartin.
Et, les militaires « sont confrontés à une augmentation significative de la population avec des effectifs inchangés depuis de nombreuses années », écrit Viviane Didier dans son courrier.
En effet, d’après l’INSEE, entre 2010 et 2021, la population globale des communes a augmenté de près de 20 % passant de 26 000 à plus de 30 000 habitants. « Cette croissance démographique, combinée à l’évolution des enjeux sécuritaires et à la diversité des missions, entraîne une dégradation de leurs conditions de travail et les soumet à une pression grandissante », poursuit l’édile.
C’est dans ce contexte que je vous demande d’envisager une augmentation des effectifs de la brigade afin de répondre à leurs besoins et à leurs attentes.
Cette décision serait également « un signal fort aux habitants pour qui la sécurité publique est en enjeu majeur. L’augmentation des effectifs renforcerait aussi non seulement la présence des gendarmes sur le secteur pour une couverture du territoire encore plus efficace, mais également la réactivité des équipes face aux situations d’urgence. »
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Qu’en pensent les maires concernés ?
Du côté des autres élus concernés, les réponses sont sensiblement les mêmes. « Je ne suis pas contre. Plus on voit de patrouilles, plus on est en sécurité », réagit Florence Rongione, maire de Longperrier. « C’est difficile d’être contre. Mais les effectifs correspondent à la dotation, c’est évidemment plus aux gendarmes de voir ça », ajoute Bernard Rigault, maire de Moussy-le-Neuf.
Une réponse de Bruno Retailleau
A peine un mois plus tard, Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, a apporté une réponse. « Attentif à vos préoccupations, j’ai transmis votre correspondance à Monsieur le général d’armée, directeur général de la gendarmerie nationale, afin de procéder à un examen de votre demande », écrit-il. « Je ne manquerai pas de vous tenir informée de la suite qui pourra être réservée à votre démarche », conclut le ministre. Affaire à suivre…
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