
Voir mon actu
C’est à l’angle des rues de Fleury et du Couvent, à Barbizon (Seine-et-Marne), qu’a été inaugurée la place Drue-Tartière, dimanche 22 septembre 2024, en mémoire de cette Américaine, figure locale de la Résistance. Née le 12 juin 1903 aux États-Unis, Dorothy Elizabeth Blackman devient actrice sous le pseudonyme de Drue Leyton.
À lire aussi
L’actrice américaine était une figure de la Résistance à Barbizon
Elle joue à Broadway, ainsi que dans une dizaine de films, puis arrive en France en 1937 avec son futur mari, l’acteur franco-américain Jacques Terrane né Jacques Tartière, qu’elle épousa en 1938. Ce dernier périra en 1941 sur le front syrien dans les Forces françaises libres.
À lire aussi
Le lieu pour lui rendre hommage ne doit rien au hasard, selon Isabelle Rambaud, ancienne directrice des archives départementales, qui s’est penchée sur cette vie hors du commun. Avec son mari, elle avait loué la villa L’Écureuil, située au 41, Grande rue dès octobre 1940.
« Ils étaient tous les deux tombés sous le charme du village », précise-t-elle. Barbizon était aussi stratégique : proche de Paris, mais aussi reculé, permettant l’organisation d’activités clandestines. Elle avait repéré une ferme très isolée dans le chemin qui prolonge la rue de Fleury, poursuit Isabelle Rambaud. Un endroit idéal pour les parachutages… »
À lire aussi
L’endroit devint rapidement le centre névralgique de la Résistance locale… Le 23 août 1944, date de la Libération de Barbizon, les habitants prennent conscience du rôle de Dorothy Drue Tartière, notamment en voyant des aviateurs américains et canadiens en tenues, sortirent de la villa L’Écureuil.
32 vies sauvées
Cachés par Drue Tartière, ils attendaient l’arrivée des alliés pour reprendre le combat. Le journal Point de Vue, titra sa une du 12 juillet 1945, Mme Drue a sauvé 32 aviateurs… Outre les cinq pilotes hébergés, elle en achemina 27 autres vers Paris pour qu’ils soient exfiltrés vers l’Angleterre. Une intersection porte désormais son nom, pour que le destin de ces lieux ne soit pas oublié.
À lire aussi
Après la guerre, elle rentra aux États-Unis où elle décéda en 1997. Elle fut reconnue officiellement en tant qu’agent du réseau d’évasion Bourgogne par la France en 1951. Isabelle Rambaud publiera prochainement le fruit de ses recherches sur cette figure locale dans la revue d’histoire de Fontainebleau et sa région. Le Barbizonnais André Guillot a consacré une émission complète sur sa web radio Radio Nuances, à Drue Tartière.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
En conclusion, DMJarchives.org incarne une véritable bibliothèque virtuelle de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès inestimable à une multitude de trésors d’archives numériques. Grâce à son engagement à préserver la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives comble les lacunes laissées par les documents historiques disparus. L’organisation méthodique des archives par territoire permet une exploration approfondie de l’histoire de chaque ville et commune. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque exhaustive, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région francilienne. En somme, en offrant un accès facile et organisé à ces archives numériques, DMJarchives.org joue un rôle crucial dans la préservation et la diffusion de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette riche plateforme pour plonger dans l’histoire fascinante de chaque territoire, et découvrez ainsi les trésors cachés de la région à travers les âges.

