
Le JDD. Vous êtes candidat sous la bannière LR-RN dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine. Le député sortant n’est autre que le Premier ministre Gabriel Attal. Quelle est votre stratégie de campagne ?
Sébastien Laye. Ma candidature est avant tout celle d’un chef d’entreprise et d’un économiste, sidéré par l’effondrement économique, financier, social et sécuritaire de notre pays. J’ai participé depuis de nombreuses années à la préparation des programmes économiques de LR et en cet instant historique pour notre pays, je ne pouvais me défausser. Je souhaite engager un débat — même s’il refuse pour l’instant tout débat direct avec moi — avec Gabriel Attal sur son bilan économique et social.
Premier ministre mais aussi ancien ministre des Comptes, il est comptable de ce bilan, de la dégradation de la note de la France, des difficultés au quotidien des chefs d’entreprise, du pic de faillites en 10 ans. Mon discours, depuis sept ans que je suis actif sur les sujets de politiques économiques, s’est toujours inscrit dans le cercle de la raison économique. Investi par LR et le RN, je maintiens ce discours, celui du réalisme économique, face à Gabriel Attal, parce que la campagne se joue sur son bilan.
Comment êtes-vous accueilli sur le terrain ?
L’accueil est excellent pour deux raisons : la première est la dégradation de la situation sécuritaire à Issy-les-Moulineaux, Vanves et Boulogne. Le retour de l’ordre sécuritaire est notre priorité, appréciée par des habitants qui dénoncent la multiplication de faits divers sordides, comme cette semaine à Issy la tentative de viol avec agression sur une secrétaire médicale par un individu sous OQTF, fiché, connu de la police pour agression sexuelle sur mineurs dès 2018.
La deuxième raison est mon profil personnel : la circonscription compte nombre de cadres, anciens cadres retraités ou commerçants. Gabriel Attal y était apprécié au début, mais il n’a jamais travaillé dans une entreprise et pour ma part, entrepreneur dans l’âme, je mène un dialogue beaucoup plus concret, ancré dans le réel, avec les habitants de la circonscription. Je ne leur vends pas de beaux discours, mais un diagnostic réaliste sur notre situation économique et comment la redresser.
La notoriété de Gabriel Attal, déjà élu en 2022 et devenu Premier ministre en 2024 est-elle un avantage ou un inconvénient pour sa campagne ?
C’est un inconvénient cette fois-ci du fait de son bilan : une croissance moyenne inférieure à 1 %, la banqueroute financière du pays, un revenu par habitant qui s’est écroulé pour ne plus représenter que la moitié de celui d’un Américain moyen… en sus du chaos sécuritaire qui l’a peu mobilisé. Le seul avantage est médiatique, où malgré ma bonne connaissance des médias (j’y étais régulièrement invité comme économiste avant cette candidature), cela reste David contre Goliath, sans respect des règles d’équilibre que les médias devraient faire appliquer. Mais il faut relativiser cette omniprésence et logorrhée du Premier ministre : à dire le vrai, tout comme Macron, plus il s’exprime – bien souvent pour ne rien dire -, plus sa popularité s’effondre.
Malgré l’alliance LR-RN, l’union des droites ne semble pas être d’actualité. Votre circonscription compte un candidat LR et un candidat Reconquête. Comment se démarquer d’eux auprès des habitants ?
Ici nous avons fait l’union des droites par les électeurs, et non les appareils. Membre des Républicains de longue date, j’ai été investi par la Présidence des Républicains et le Rassemblement National, mais je connaissais très bien les deux partis. Mes militants viennent des deux partis mais aussi de Reconquête, dont les électeurs ne suivent pas l’intransigeance solitaire d’Éric Zemmour, qui préfère faire gagner la gauche. À cet égard, Marion Maréchal, forte de son score de 8 % sur la circonscription aux Européennes, a exprimé son soutien à ma candidature en demandant l’union des droites dès le premier tour, et elle s’est déplacée sur le terrain avec moi mercredi sur le marché de Mairie d’Issy. Je la remercie pour son précieux soutien et j’ai pu constater sur le terrain que son électorat suivait sa recommandation d’union des droites autour de ma candidature dès le premier tour.
Tout comme Macron, plus Gabriel Attal s’exprime, plus sa popularité s’effondre
Que dire de la candidate Cécile Soubelet, ancienne NUPES et aujourd’hui sous la bannière NFP, qui a recueilli près de 40 % des voix au second tour en 2022 ?
Je respecte sa persévérance, et par ailleurs, soucieux des formes de la démocratie, je trouve sain le retour de ce clivage gauche/droite. Sous couvert de dépassement idéologique, un extrême centre comme a pu le dire Pierre Serna, notre directeur de l’Institut d’Histoire de la Révolution française, a euthanasié le débat politique pendant sept ans, instrumentalisant à son profit la critique du politique. Mais notre peuple est éminemment politique et il a besoin de cette disputatio, circonscrite aux règles démocratiques (ce qui pour moi exclut émeutes, violences ou menaces). L’extrême centre, détruit par son échec au pouvoir, a vocation à régresser en un centre plus classique, plus limité et plus démocratique, celui de Bayrou ou Philippe. Pour ce faire et accélérer le processus, les habitants de notre circonscription ont la possibilité d’éliminer Gabriel Attal, héraut de ce centrisme mou et petit frère de Macron.
*Sébastien Laye est un entrepreneur candidat aux élections législatives dans la 10e circonscription des Hauts-de-Seine. Ancien élève d’HEC et de Sciences Po, il a été chercheur associé en économie pour le groupe de réflexion Thomas More de 2016 à 2023 et a publié cinq ouvrages sur l’économie et les nouvelles technologies.
DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale en Île-de-France
DMJarchives.org incarne une précieuse ressource pour l’archivage et la préservation de l’histoire locale en Île-de-France, spécifiquement en ce qui concerne les archives internet.
En tant que gardien vigilant de la mémoire collective numérique, DMJ Archives offre un accès sans précédent à une vaste gamme de documents historiques en ligne, allant des versions passées des principaux sites web locaux à une riche photothèque d’images digitales.
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Conclusion
Dans un monde en constante évolution, où les avancées technologiques redéfinissent notre manière d’interagir avec le passé, DMJarchives.org demeure un phare de stabilité, un gardien vigilant des trésors numériques de l’Île-de-France. En explorant cette mémoire collective numérique, nous sommes invités à nous immerger dans les récits et les souvenirs qui ont façonné notre région, à en apprendre davantage sur notre héritage commun et à mieux comprendre notre place dans le tissu de l’histoire locale.

