
Le vendredi 7 mars 2025, lors du conseil d’installation des nouveaux conseillers municipaux, Sami Seddik a été élu maire de Méry-sur-Marne (Seine-et-Marne) à l’unanimité. À 70 ans, cet homme au parcours varié, bien connu des habitants du territoire, prend les rênes d’une mairie au sein d’un village marqué par les événements politiques des dernières années. Selon lui, l’apaisement et la convivialité sont désormais essentiels.
Né à Paris dans le 14e arrondissement, Sami Seddik n’a cependant jamais quitté la région de la Brie. « J’ai appris à marcher à Luzancy et je suis toujours resté ici. Je vis à Méry-sur-Marne depuis maintenant 44 ans, alors je connais bien le territoire », rapporte-t-il. Veuf depuis sept ans, il est resté marié 42 ans avec sa femme, avec laquelle il a eu une fille.
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Un homme de métier aux multiples facettes
Avant de se lancer dans la vie politique, Sami Seddik a eu une carrière bien remplie. « Mon premier métier ça a été tourneur-ajusteur-fraiseur dans la métallurgie, au sein de l’entreprise Dérot à Saâcy-sur-Marne. » Après avoir travaillé dans la fabrication d’enjambeurs pour le monde viticole, il a diversifié ses activités.
Il a ensuite exercé comme moniteur d’auto-école à La Ferté-sous-Jouarre, avant de se tourner vers sa passion : la pêche. « J’ai ouvert un magasin d’articles de pêche à La Ferté également pendant dix ans, avant d’acheter les étangs de Bussiares, dans l’Aisne, près de Marigny-en-Orxois, que j’ai tenus pendant 18 ans et que j’ai revendus à l’âge de la retraite. »
Sa retraite ne l’a cependant pas éloigné de cette passion : il est toujours vice-président de l’association de pêche fertoise.
Un chemin politique inattendu
Si Sami Seddik a eu une vie professionnelle variée, son entrée en politique a été plus tardive. « J’ai déjà été sollicité pour m’investir dans la vie locale, mais je n’avais pas le temps. » Ce n’est que lorsque l’ancienne maire l’a contacté qu’il a décidé de rejoindre l’équipe municipale. Mais après deux ans de collaboration, il s’est retrouvé dans l’opposition.
« Ça a dégénéré et puis récemment, il y a eu beaucoup de démissions, dont la maire », raconte-t-il. C’est alors qu’étant le plus âgé des élus restants, il a été « maire intérimaire » pendant deux mois pour gérer les affaires courantes en attendant les prochaines élections qui se sont déroulées le 23 février et le 2 mars derniers.
Un projet centré sur l’avenir du village
Pour Sami Seddik, son mandat, bien que de courte durée, les prochaines élections municipales ayant lieu en 2026, sera l’occasion de poser les bases d’un renouveau pour la commune. Il insiste également sur l’importance d’une équipe solide et unie.
Notre unique objectif, c’est le bien-être du village. On ne veut plus regarder derrière, on regarde vers l’avant.
Parmi ses priorités figure un projet majeur pour la commune : la poursuite de la création de la cantine scolaire. « C’est un gros dossier qui nous tient vraiment à cœur, parce qu’actuellement les enfants mangent dans un préfabriqué. Ça faisait deux ans que ça dormait complètement, et là en deux mois on a réussi à obtenir le permis de construire », développe-t-il. Selon lui, « les enfants, c’est l’avenir. Et si on veut faire venir des nouveaux habitants, il faut de bonnes infrastructures. »
Un autre projet phare de son mandat est la mise en valeur du parc des Glycines, un lieu de promenade apprécié des habitants. « On habite une belle commune, il faut essayer de tout faire pour la mettre en valeur », souligne-t-il. Il projette également des aménagements pour rendre le parc plus attractif, comme des jeux pour enfants.
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Relancer la vie associative et l’animation
Outre ces projets, Sami Seddik souhaite redynamiser la vie associative du village. « On veut aussi relancer les animations, déjà les événements classiques comme le 14-Juillet par exemple. » Il précise : « Avec le renouveau du comité des fêtes, la brocante sera relancée. »
Avec une équipe solide, « dynamique, motivée, et volontaire » autour de lui, dont Bruno Clément aux finances, Alexandra Castillo à l’urbanisme et aux travaux de la cantine, et Carmela Fuoco aux animations et loisirs, le nouveau maire est prêt à relever les défis qui l’attendent. « Sans une bonne équipe, un maire ne peut rien faire », insiste-t-il.
Dans les mois à venir, Sami Seddik aura donc à cœur « de redresser la barre » et de faire en sorte que Méry-sur-Marne devienne un endroit encore « plus agréable à vivre pour ses habitants ». Le tout, en un an. « Et un an, ça passe vite ! », précise-t-il.
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