
Les logements sociaux. Le sujet trône sur les programmes des trois listes candidates aux élections municipales de 2026 au Perray-en-Yvelines. Et pour cause. La Ville est soumise à une pénalité pour son manque. La mairie est donc contrainte de payer 200 000 euros par an. Une somme qu’elle injecte auprès des bailleurs lui permettant d’obtenir un quota plus important dans l’attribution des logements sociaux à venir.
Au cours des réunions publiques qui ont émaillé le premier mandat du maire sortant, Geoffroy Bax de Keating, la question est revenue sur la table à plusieurs reprises. Il n’a cessé de le répéter, comme un mantra : il veut « des petites constructions à taille humaine en diffus dans la ville ».
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L’urbanisme au centre des élections
Mais au terme du mandat, aucune de ces constructions n’a vu son chantier démarrer. Pourtant, la mairie a préempté six terrains avec l’intention de construire. De leur côté, les bailleurs ont connu des difficultés financières pour engager de petits programmes. Que se passera-t-il à l’avenir en cas de réélection ? Geoffroy Bax de Keating assure vouloir construire mais pas à n’importe quel prix.
« Au Perray-en-Yvelines, l’immobilier est trop cher pour les jeunes. La réponse, c’est généralement le logement social. La majorité des jeunes travaille et a donc une capacité d’emprunt. Ils ne veulent pas du social. Il faut proposer des logements accessibles, des petites maisons de 80m². Je crois au Bail réel solidaire (BRS) qui permet une baisse du prix de 30 %. Le dispositif permet d’acheter les murs mais pas le terrain. »
Le chef de file de Tous Perrotins convoque l’histoire passée du développement de la ville : « C’est ce qui avait été fait par d’autres maires avant moi. La commune avait vendu des terrains au prix symbolique aux habitants et ils y avaient construit leurs maisons. » C’est le cas rue de Pourras et du Pont-Royal en 1976 et rue du Bien-Aller en 1982.
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« Quitte à ce que ça ne pas populaire »
Sous la houlette de Gaëtan Vervin, la liste Engagés pour le Perray propose de « favoriser l’accession à la propriété pour les classes moyennes ». Le Perrotin met aussi en avant les besoins de logements pour les familles monoparentales, les seniors, les jeunes et les employés du service public (éducation, santé, force de l’ordre).
« Quitte à ce que ça ne soit pas populaire, je tiens à le dire, il y aura des logements sociaux »
Il espère ainsi limiter le montant de l’amende annuelle. Une pénalité « liée à l’inaction de la précédente mandature », pointe-t-il. Chez Valeurs Communes, représentée par Gérard Le Bihanic, les colistiers l’assurent : « La priorité du mandat sera d’accueillir raisonnablement de nouveaux habitants pour conserver notre souveraineté. »
Ils ne veulent pas voir l’État imposer un nombre de logements et choisir les emplacements. C’est une arrivée progressive qui est mise en avant. Et comme le maire sortant, les colistiers se réfèrent au passé du Perray-en-Yvelines, ils ont en tête la création du Cœur Perray, nouveau quartier impulsé par Alphonse Marest (maire de 1971 à 1978 puis de 1985 à 1989).
Municipales 2026 : qui sont les trois candidats au Perray-en-Yvelines ?
Les élections municipales de mars 2026 voient s’affronter trois équipes menées par des têtes de listes implantées au Perray-en-Yvelines.
Gaëtan Vervin (Renaissance)
Natif du Perray-en-Yvelines, il a rejoint les rangs du parti présidentiel auquel il est fidèle. Le Perrotin de 31 ans a dans un premier temps été le collaborateur parlementaire d’Aurore Bergé au sein de la 10ᵉ circonscription des Yvelines. Il poursuit son action à l’Assemblée nationale auprès du président de Renaissance, Gabriel Attal. Celui qui n’a pas quitté le Perray est candidat pour la deuxième fois. Il faisait partie de la liste Ensemble pour le Perray menée par Dounia Lazrak en 2020. Au second tour, les colistiers avaient récolté 8,5 % des suffrages. Sa liste Engagés pour le Perray est sans étiquette.
Gérard Le Bihanic
Il représente les valeurs de la gauche pour ce scrutin. Ancien conseiller municipal de 2004 à 2008 sur une liste dissidente sous la mandature de Paulette Deschamps, il se présente comme un militant écologiste de terrain. Sa famille est installée au Perray depuis de nombreuses années. Le grand-père, le père et le fils de Gérard Le Bihanic ont siégé au conseil municipal. Retraité du génie civil urbain et du BTP, le Perrotin de 68 ans est la tête de liste de Valeurs communes qui porte les valeurs de la gauche mais n’est soutenu par aucun parti.
Geoffroy Bax de Keating (LR)
Âgé de 31 ans, il a été élu maire en 2020 au second tour avec 46 % des voix, porte fièrement le bilan du mandat. Il est aussi vice-président de Rambouillet Territoires en charge de la politique sportive et de loisirs intercommunale. Il est aussi vice-président du Département. Il est en charge de la protection de l’enfance. Le maire sortant a notamment pour lui son réseau au sein du Département, de l’agglomération et du Parc naturel régional. Il met aussi en avant ses bonnes relations avec le préfet. Sa liste Tous Perrotins est sans étiquette.
Le PLU, la feuille de route
Toutefois, avant de construire, il faudra revoir le plan local d’urbanisme (PLU). Pour rappel, la feuille de route a reçu un avis défavorable de la part de l’État. Pour Gaëtan Vervin, il faut associer les habitants à la révision du document d’urbanisme.
« Depuis 2014, la Ville a le même PLU, elle ne peut pas se développer. Il faut concerter les Perrotins »
Valeurs Communes entend ainsi réviser le plan local d’urbanisme. Cette révision doit être menée dans les 36 communes de la communauté d’agglomération de Rambouillet Territoires d’ici 2029 à la suite du vote du schéma de cohérence territoriale.
« Ce que nous avons défendu par le passé sera défendu. Le préfet est obligé de faire appliquer la loi et nous devons nous y conformer. Nous ne serons pas la ville nouvelle mais accueillante. Cent logements sociaux permettant l’accès à la propriété sont prévus dans différentes opérations. Elles seront lancées en début de mandat. Nous avançons et la préfecture en a conscience », assure Geoffroy Bax de Keating.
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