
À Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), l’édition 2026 de la Nuit européenne des musées, samedi 23 mai, sera l’occasion pour le public de redécouvrir une collection pour laquelle aucune visite libre n’est habituellement autorisée.
Il s’agit de l’apothicairerie royale du musée municipal Ducastel-Vera. Classée au titre des Monuments historiques, elle est conservée au sein de la villa Eugénie Désoyer.
L’une des collections les plus riches de l’Hexagone
C’est là, dans une salle dédiée du premier étage, qu’il sera possible d’admirer un ensemble de près de 230 pièces qui composent cette collection de pharmacies anciennes, souvent présentée comme l’une des plus riches de l’Hexagone.
Pour cette Nuit européenne, le musée proposera des visites gratuites commentées pour des groupes de 10 personnes de 18h à 22h30. Ces dernières étant organisées sans réservation préalable, le public pourrait être confronté à un temps d’attente.
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Boîtes à plantes médicinales décorées à la main
Ces visites permettront ainsi de découvrir la pratique de la médecine sous Louis XIV grâce à cette collection unique de pots en faïence datant de la fin du XVIIe– début du XVIIIe sortie de plusieurs ateliers (Paris, Saint-Cloud, Nevers), de bocaux en verre et de boîtes à plantes médicinales décorées à la main. L’ensemble est présenté dans un décor ancien datant de l’époque de Louis XVI.
Anciens hôpitaux de Saint-Germain-en-Laye
Les pièces proviendraient des hôpitaux de Saint-Germain-en-Laye, créés au XVIIe siècle. Il s’agit de l’hôpital général royal qui a vu le jour sur l’initiative de Louis XIV et qui fut géré en partie par Mme de Montespan et de l’hôpital de la Charité fondé à l’initiative de la reine Marie-Thérèse d’Autriche, l’épouse du roi Soleil.
Les visiteurs pourront aussi admirer des statues et des outils utilisés pour préparer les médicaments : une balance et ses poids, un mortier, etc.
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Mais aussi des expositions, des concerts
Outre cette mise en lumière de l’apothicairerie royale, le musée municipal Ducastel-Vera propose également deux expositions. Visibles du 20 au 24 mai à l’espace Paul-et-André-Vera (Jardin des arts, 2 rue Henri-IV) elles présentent des projets artistiques menés tout au long de l’année avec des élèves, du CP au lycée, d’établissement de la commune.
L’une d’elles permettra de revoir le tableau le plus célèbre du musée « qui est aussi l’un des chefs-d’œuvre les plus énigmatiques de l’art occidental » : L’Escamoteur.
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« Revoir le Château-Neuf avec les yeux des jeunes »
La seconde, intitulée Revoir le Château–Neuf avec les yeux des jeunes, permettra de découvrir le résultat d’un travail artistique mené par les élèves autour de cette « demeure disparue des rois à Saint-Germain-en-Laye » qui a fait l’objet d’une exposition du 14 novembre 2025 au 5 avril 2026.
Toujours à l’espace Paul-et-André-Vera, le public aussi profiter, à 18h30, 19h30 et 20h30, d’une mise en musique de la restitution numérique du Château-Neuf par des élèves du Conservatoire à rayonnement départemental Claude-Debussy (CRD).
Plusieurs mini-concerts seront également proposés entre 18h et 19h30 par les élèves du conservatoire Claude-Debussy au sein de la maison natale du compositeur situé au 38, rue au Pain. De 21h à 22h le musée y organisera enfin « un moment suspendu autour de la Belle Époque (sur réservation), mêlant poésie (Verlaine, Rimbaud) et musique (Fauré, Duparc, Debussy, Ravel) ».
Découvrir les collections du Man autrement
C’est une première pour l’établissement. Le Musée d’archéologie nationale (Man), situé dans le château de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), ne sera pas en mesure de participer à cette édition 2026 de la nuit européenne des musées.
→ « Des effectifs insuffisants »
La raison invoquée est un manque d’effectifs suffisants « pour assurer une ouverture en soirée et de nuit ».
Néanmoins, le Man sera ouvert de 10h à 17h et pourra satisfaire le public en lui proposant une médiation inédite avec les étudiants en archéologie de Sorbonne université.
Proposée le samedi 23 mai entre 10h30 et 15h, elle prendra place à la fois dans l’exposition temporaire Les Maîtres du Feu et dans d’autres espaces du musée.
→ « Le regard de futurs professionnels de l’archéologie »
« Les visiteurs pourront ainsi échanger avec plusieurs groupes d’étudiants présents dans les différentes sections de l’exposition, mais aussi dans la cour du château et la salle de la maquette, où sera abordée l’histoire du château et du musée, explique le Man. Cette initiative offre une occasion privilégiée de découvrir les collections à travers le regard de futurs professionnels de l’archéologie. »
Cette médiation sera menée par 17 étudiants de Licence 3 Histoire de l’art et Archéologie, dans le cadre de leur enseignement Valorisation de l’archéologie.
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