, Lutte contre les pesticides : les Hauts-de-Seine en bonne place dans un documentaire

Lutte contre les pesticides : les Hauts-de-Seine en bonne place dans un documentaire

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Dans un documentaire, l’association écologiste 38,5 degrés revient sur la bataille menée, en 2019 et 2020, par des maires contre l’utilisation de pesticides. La démarche de Langouët, en Ille-et-Vilaine, qui a publié plusieurs arrêtés les interdisant sur son territoire, a été suivie par plusieurs villes et notamment, dans les Hauts-de-Seine, par Sceaux, Malakoff et Gennevilliers. Le conseil d’État y a donné un coup d’arrêt le 31 décembre 2020. De même, la tentative des maires pour interdire les déchets issus de l’épandage de pesticides a elle aussi été repoussée, en 2021, par le tribunal de Cergy-Pontoise.

“Je voulais faire résonner le fait que des maires, qu’ils soient de la périphérie parisienne ou d’une petite commune, ont partagé les mêmes valeurs.”

Une première partie du film, axée principalement sur le monde rural, a été diffusée en octobre dernier dans un cinéma de Sceaux. La seconde partie, consacrée essentiellement aux élus, est en cours de montage. L’ensemble sera diffusé après les municipales. Cocréateur de 38,5 degrés et réalisateur du documentaire, Pascal Banz voit un grand intérêt à revenir sur cette histoire : “des villes se sont reposé la question de leur rapport à la nature, à son rôle, à sa préservation. Et pas seulement, puisque le maire de Montfermeil [Seine-Saint-Denis, ndlr] parle même de ville nourricière. Je voulais aussi faire résonner le fait que des maires, qu’ils soient d’une grande ville de la périphérie parisienne ou d’une petite commune, ont partagé à un moment donné les mêmes valeurs”.

Pour Jacqueline Belhomme, maire de Malakoff, agir était une évidence. “Nous n’étions pas concernés par l’épandage de pesticides dans les champs, comme à Langouët, mais il y en avait sur les talus RATP et SNCF”, précise-t-elle, en soulignant que “la ville est engagée dans la transition écologique. Nous travaillons sur la végétalisation, la désimperméabilisation des sols ; nous avons élaboré une charte de la ville durable pour les promoteurs, creusé un puits géothermique pour un réseau de chaleur”. Les arrêtés ont permis d’interpeller les habitants. “Nous avons organisé des réunions pour expliquer notre démarche, rappelle Florence Presson, adjointe au maire de Sceaux, présidente du collectif de maires anti-pesticides. De nombreux copropriétaires ont indiqué aux entreprises, dans leur cahier des charges, d’être vigilantes sur l’utilisation de pesticides dans l’entretien des jardins.”

Pour Corinne Lepage, l’avocate qui a accompagné les maires, la mobilisation n’a pas été vaine. “Le Conseil d’État n’a pas dit qu’il ne fallait pas réglementer les pesticides, mais qu’il s’agissait d’une compétence de l’État, mettant celui-ci en face de ses responsabilités”, souligne-t-elle. Des responsabilités importantes : “des rapports ‘PestiRiv’ ont été publiés par l’Anses [agence nationale de sécurité sanitaire, ndlr] sur la contamination des sols, de l’eau, de l’air et des humains voisins des champs de pesticides. Il apparaît très clairement que la contamination va quasiment jusqu’à 1 km.”

Le collectif, devenu association, continue d’agir. “Nous avons pris position il y a trois ans auprès de la Commission européenne contre la remise sur le marché du glyphosate. Nous avons refait, avec des associations, une procédure à titre gracieux sur le problème de sûreté de ce produit”, cite Florence Presson. Le manque de moyens financiers limite cependant les actions.

A. T.

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