, Le musée de Pontoise revient sur la carrière d’Anne Aknin, figure artistique du Val-d’Oise

Le musée de Pontoise revient sur la carrière d’Anne Aknin, figure artistique du Val-d’Oise

, Le musée de Pontoise revient sur la carrière d’Anne Aknin, figure artistique du Val-d’Oise

L’exposition, qui se tient jusqu’au 18 mai 2025 au musée d’arts d’histoires Pissarro-Pontoise (Val-d’Oise), explore ses peintures, tapisseries, mosaïques et patchworks.

Peintre, mosaïste et créatrice textile, Anne Aknin a transcendé son vécu de la Shoah à travers ses œuvres.

Avoir 20 ans et pour seule perspective la mort qui vous guette, tel était le quotidien d’Anne Burdo en 1941, lorsqu’elle vivait en Pologne occupée par l’armée Allemande.

Difficile alors de se projeter dans l’avenir. C’est pourtant de cette sombre expérience marquante qu’elle a puisé ses inspirations artistiques.

Elle était de Bialystock la juive (85 % de la population). La ville aux 50 synagogues.

Mais c’est à Varsovie qu’Anne Burdo a commencé sa jeunesse avant d’être enfermée, avec sa sœur Betty et sa mère Genia, dans l’infâme ghetto, pendant que son père retournait à Bialystock.

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Employée dans un laboratoire pharmaceutique, elle tente de survivre. Sa sœur meurt de faim en mars 1942. Avec sa mère, elle se charge de la mise en terre. Un épisode qui ne cessera de la hanter.

Couturière, sa mère se fait employer dans ce qui reste d’un atelier de haute couture.

Anne y travaille aussi. Ce sera sa première approche avec la matière qu’est le tissu. Son père les rejoint avant de disparaître, sans doute lors d’une rafle, en août 1942.

Unité de confection

Elles échapperont aux terribles conditions de vie du ghetto et au soulèvement héroïque d’avril 1943.

Mais en mai, c’est leur tour. 10 000 ouvriers et ouvrières sont sélectionnés pour constituer une « unité de travail et de confection ».

Alors que la plupart des occupants du ghetto ont été déportés au camp d’extermination de Treblinka, elles se retrouvent à celui de Majdanek, avec 18 000 autres liquidés de Varsovie.

À son arrivée, elle est séparée de sa mère et ne la reverra plus.

En août 1943, elle est transférée au camp de Skarzisko-Kamienna.

Elle est affectée aux ateliers de couture fabriquant des toiles de parachutes.

Elle y contracte le typhus mais est sauvée de la sélection vers la chambre à gaz par un détenu de l’infirmerie.

Marche de la mort

Fin juillet 1944, elle est conduite jusqu’à Hasag-Leipzig, le plus grand kommando de femmes du camp de Buchenwald (Allemagne).

Anne travaille à l’usine de munitions, graissant des pièces d’obus avec des chiffons. Le 13 avril 1945, son groupe est évacué par une de ces Marches de la mort à travers l’Europe de l’Est.

Au cours d’une halte nocturne, elle s’enfuit avec deux camarades polonaises. Elles se retrouvent à Chemnitz et tombent sur des soldats américains. C’est la libération.

Anne Burdo se retrouve dans un camp d’accueil de prisonniers de guerre français avec d’autres déportés d’Europe, Belges, Hollandais, Polonais.

Le 8 mai, elle est à Paris, à l’hôtel Lutétia, avant d’être envoyée en maison de repos près de Grenoble (Isère).

Quelques mois plus tard, elle commence des études à l’école des Beaux-Arts et du bâtiment de Grenoble.

Elle y fait connaissance de Roland Aquenin, étudiant en droit, originaire d’Oran (Algérie française) démobilisé de l’armée qu’elle épouse en 1948.

Elle ouvre un atelier de tissus peints en 1949.

Jusqu’à Pontoise

S’ouvre alors un nouveau parcours qui va la conduire aux Antilles, en Provence, en Bourgogne, à Paris. Elle se spécialise dans les œuvres en tissus peints ou sérigraphiés.

Elle créait des décorations murales, des fresques, des mosaïques monumentales, des sols décorés, et des tapisseries et prend pour nom d’artiste Aknin.

Elle est alors une ambassadrice de l’art moderne de l’École de Paris. Ses réalisations monumentales sont visibles dans des mairies, établissements scolaires, palais de justice, une porte en inox à Sarcelles, des conseils généraux, l’école de la Légion d’honneur.

Elle intègre le mouvement artistique du Land Art et conçoit ses projets dans l’ancienne forge de l’octroi de Pontoise (4, rue Saint-Jean), qui devient son atelier en 1966 et qu’elle tiendra jusqu’en 2004.

L’exposition qui ouvre, samedi 5 avril, au musée d’art et d’histoire Pissarro de Pontoise, « mettra en lumière son travail sur la mémoire et son engagement à inscrire l’histoire dans la matière, illustrant ainsi son dialogue constant entre passé et présent », explique-t-on au musée.

En partenariat avec la famille Aknin, la Ville de Pontoise propose cette rétrospective pour offrir au public un regard unique sur une artiste qui, tout au long de sa vie, a utilisé l’art « comme un acte de résilience et de transmission ».

Du mercredi au dimanche, de 11h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Plein tarif : 7 €, tarif réduit : 5,50 €, gratuit moins de 18 ans et 1er dimanche du mois. Renseignements au 01 30 73 90 77.

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