, Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, estime que « siffler la Marseillaise » est « un droit à la riposte populaire » des citoyens contre l’État

Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, estime que « siffler la Marseillaise » est « un droit à la riposte populaire » des citoyens contre l’État

, Le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, estime que « siffler la Marseillaise » est « un droit à la riposte populaire » des citoyens contre l’État

l’essentiel Le maire insoumis de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, dit comprendre les personnes qui sifflent la Marseillaise dans les stades en raison de leur colère. La polémique enfle.

Siffler la Marseillaise ? La loi l’interdit, mais le maire LFI de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dit comprendre ceux qui le font dans les stades de football. Il s’agit selon lui d’un « droit légitime ».

Bally Bagayoko déclare dans une interview au journal L’Opinion, le mardi 16 juin : « Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international, c’est un droit à la réplique populaire. Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de là-bas ».

C’est à Saint-Denis justement, au Stade de France, que la Marseillaise a été sifflée dans le passé avant un match entre la France et l’Algérie en 2001, et en 2002 pour la finale de la Coupe de France entre Lorient et Bastia.

À lire aussi : Présidentielle 2027 : comment Mélenchon utilise Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis, où se tient ce dimanche le premier grand meeting du leader insoumis

La droite réagit, le RN aussi

Les déclarations de Bally Bagayoko ont fait réagir plusieurs élus de droite et d’extrême droite. Le président du RN Jordan Bardella écrit : « Le peuple français, lui, aime et chante son hymne : il ne le siffle pas. À quels peuples exactement le maire LFI de Saint-Denis s’adresse-t-il par cynisme électoral ? Qui, en France, nourrit une telle haine à l’égard de nos symboles nationaux ? »

Bally Bagayoko justifie le fait de siffler notre hymne national La Marseillaise, hérité de la Révolution française, par un obscur « droit à la réplique populaire » (sic).

Le peuple français, lui, aime et chante son hymne : il ne le siffle pas. A quels peuples exactement le maire… https://t.co/NhF5xj3lVg

— Jordan Bardella (@J_Bardella) June 17, 2026

L’indignation est la même chez Les Républicains. « Après les appels à l’insurrection, la haine de la police et l’antisémitisme, LFI franchit une nouvelle étape : la haine de la France est désormais pleinement assumée », estime le secrétaire général Othman Nasrou.

Bally Bagayoko juge légitime de siffler la Marseillaise.

Après les appels à l’insurrection, la haine de la police et l’antisémitisme, LFI franchit une nouvelle étape : la haine de la France est désormais pleinement assumée.https://t.co/FUXhuN1fQS

— Othman Nasrou (@othmannasrou) June 17, 2026

À gauche aussi, la prise de position du maire LFI de Saint-Denis ne laisse pas indifférent. « J’entends le choix de la provocation permanente. J’adresse à Monsieur Bagayoko un carton rouge », a déclaré sur LCI le député européen socialiste François Kalfon.

Au sein du gouvernement, la porte-parole Maud Bregeon a estimé sur BFMTV que « cette nouvelle France frôle surtout l’anti-France ».

Critiquer la Marseillaise est puni par la loi. Depuis 2003, sous la présidence de Jacques Chirac, le fait « d’outrager publiquement l’hymne national ou le drapeau tricolore est puni de 7 500 euros d’amende ».

Les précédentes polémiques de Bally Bagayoko

Ce n’est pas la première fois que Bally Bagayoko a un geste ou des paroles qui font l’objet de polémiques dans la classe politique. Il a décroché le portrait officiel d’Emmanuel Macron de son bureau. La loi n’oblige pas à accrocher le portrait, il s’agit d’un simple usage au nom de la tradition républicaine. Le préfet l’a invité à « reconsidérer sa position ».

Au printemps, la ville de Saint-Denis a adopté un arrêté contre les expulsions à la fin de la trêve hivernale. Le juge des référés, saisi par le préfet, a suspendu l’arrêté le 14 avril, estimant qu’un maire n’est pas compétent pour s’opposer à l’exécution d’expulsions décidées par le juge judiciaire.

La première polémique qui visait le maire de Saint-Denis concernait sa volonté de désarmer la police municipale. Les agents ne sont plus équipés de LBD (lanceurs de balles de défense) en partie critiqués pendant la crise des Gilets jaunes. « Une vingtaine » des 135 policiers municipaux sont partis, selon Actu Paris.

Bally Bagayoko victime de racisme, il porte plainte

Il y a une semaine, une banderole appelant à « la remigration » a été déroulée sur la façade de la basilique de Saint-Denis, par un groupe identitaire d’extrême-droite, les Natifs. La remigration désigne une politique visant à organiser l’expulsion à grande échelle de personnes étrangères ou d’origine étrangère. Dans une vidéo, Bally Bagayoko dénonce une action de « haine » et des propos « extrêmement graves ». Le maire de saint-Denis a porté plainte.

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