, Le grand plan de la mairie de Mantes-la-Jolie pour stopper « la dégradation progressive » du centre-ville

Le grand plan de la mairie de Mantes-la-Jolie pour stopper « la dégradation progressive » du centre-ville

« Garantir la sécurité résidentielle et restaurer un cadre de vie digne et attractif. » Tels sont les objectifs que s’est fixés la municipalité de Mantes-la-Jolie (Yvelines) pour les années à venir et qui ont été clairement exposés à nouveau lors du conseil municipal du 8 décembre 2025.

Ces propos résonnent encore plus fort depuis la dernière péripétie qui s’est produite dans le centre-ville de la commune, le 10 décembre 2025. Ce jour-là, la Ville a lancé des investigations sur un bâtiment situé au n° 26 de la rue Gambetta. Sur cet immeuble déjà étayé par le passé, « des écarts ont été constatés et les fissures se sont agrandies », nous expliquait, lors de l’intervention des pompiers, le directeur de l’urbanisme de la Ville.

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Une longue liste de sinistres depuis 2019

Depuis, la commune a pris un arrêté de mise en sécurité et d’interdiction d’occupation de l’immeuble en question. Il fait suite à son « état alarmant » : présence d’une lézarde importante affectant le mur porteur, effondrement de la totalité de la dalle du garage, effondrement partiel de la voûte du mur porteur de la cave…

Ce sinistre vient s’ajouter à une longue liste qui ne cesse de s’accroître. La première alerte a eu lieu dès février 2019 dans une copropriété de la rue des Pèlerins. Un des trois immeubles qui la compose menaçait alors de s’effondrer. « Sous le bâtiment du fond, il y a une énorme cavité. La cour s’est effondrée au ras de l’immeuble », expliquait à l’époque Jean-Luc Santini, encore adjoint à l’Urbanisme.

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La très fragile rue Porte-aux-Saints

Puis, en janvier 2023, c’est un immeuble sis au 22, rue Gambetta, où siège au rez-de-chaussée l’agence immobilière FNAIM, qui avait à son tour été frappé d’un arrêté municipal de péril imminent. « Le risque est réel, constitué, et le danger d’effondrement est possible à très court terme et certain à moyen terme », exposait alors la Ville de Mantes-la-Jolie dans un arrêté municipal.

Enfin, et c’est peut-être l’événement le plus marquant, car il a entraîné la fermeture de la rue Porte-aux-Saints durant trois mois, le 1er juillet 2024, un mur s’est effondré dans une cave d’un restaurant thaïlandais. Douze appartements et quatre commerces avaient été évacués dans la foulée. « À des endroits très localisés, nous avons des problèmes dans les sous-sols », ne pouvait que constater le maire Raphaël Cognet, quelques jours plus tard, en conseil municipal.

Dans « la rue maudite » de Mantes-la-Jolie, l’habitat est plus que jamais fragile et toute une série d’adresses (les n° 44, 46, 50, 52, 54, 62 et 64 bis) sont aujourd’hui concernées par des arrêtés de mise en sécurité et de travaux d’office. Du barriérage a déjà été installé à plusieurs endroits de cet axe passant du centre-ville.

Rue Porte-aux-Saints.
La Ville de Mantes-la-Jolie (Yvelines) vient d’ouvrir une concertation préalable sur une série d’adresses identifiées comme prioritaires. Une dizaine d’entre elles sont dans la rue Porte-aux-Saints. ©Fabien Dézé

685 logements à rénover en douze ans

Face à ces périls en cascade, la municipalité, bien consciente que cette problématique ne se résoudra pas d’un coup de baguette magique, n’a désormais plus d’autres choix que de prendre le sujet à bras-le-corps et d’entamer un vrai travail de fond pour stopper « la dégradation progressive » du cœur historique mantais.

En signant le 29 juillet dernier un traité de concession avec le groupement Grand Paris Aménagement – Citémétrie – Dévelop’toit, dans le cadre du projet national Action Cœur de Ville, la Ville est entrée « dans une phase opérationnelle » selon ses dires.

« Des analyses ont mis en lumière plusieurs périmètres nécessitant une action publique forte où la dégradation du bâti et les risques pour la sécurité imposent une réaction rapide. »

Ville de Mantes-la-Jolie

Lors du conseil municipal du 8 décembre, les ambitieux objectifs de cette alliance ont été reprécisés : rénover 685 logements et en remettre 200, actuellement vacants, sur le marché d’ici douze ans.

Par ailleurs, des opérations de restauration immobilière (ORI), dont l’objectif est d’agir sur les îlots et les immeubles dégradés, ont été engagées. « Des analyses ont mis en lumière plusieurs périmètres nécessitant une action publique forte où la dégradation du bâti et les risques pour la sécurité imposent une réaction rapide », indique la municipalité, précisant que des immeubles ont déjà été identifiés pour le lancement de ces fameuses ORI : au 16, rue de Lorraine et au 2, rue Marie-Robert-Dubois.

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Inciter propriétaires et bailleurs à faire des travaux

Plus globalement, la Ville a identifié une liste d’une vingtaine d’adresses (rues Porte-aux-Saints, Monteclair, Gaston-Marin, Gambetta, de Lorraine, Cadotte, de l’Abbé-Hua, l’Évesque, avenue de la République ou encore place du Marché-au-Blé et place Saint-Maclou) jugées « comme prioritaires pour l’aménagement ».

Enfin, la municipalité veut s’appuyer sur le dispositif OPAH-RU (Opération programmée d’amélioration de l’habitat – renouvellement urbain), lancé en parallèle en septembre 2025 pour une durée de cinq ans, pour inciter les propriétaires et bailleurs à effectuer plus régulièrement des travaux.

« Grâce à ces outils, ils peuvent bénéficier d’aides financières massives de plusieurs millions d’euros pour réhabiliter leurs biens, réduire leurs charges énergétiques et augmenter leur reste à vivre », est-il précisé dans une délibération présentée lors du dernier conseil municipal.

Qui peut bénéficier du programme OPAH-RU ?

L’Opération programmée d’amélioration de l’habitat – renouvellement urbain (OPAH-RU) s’adresse aux propriétaires d’un logement en centre-ville, qu’ils soient occupants ou bailleurs. Quelques conditions sont toutefois à remplir. Le logement en question doit être âgé de plus de quinze ans. Les travaux éligibles doivent être réalisés par des artisans reconnus garants de l’environnement (RGE). Enfin, il est impératif de ne pas avoir commencé les travaux avant d’avoir obtenu les accords de subvention.

À Mantes-la-Jolie, pour évaluer votre éligibilité, vous pouvez contacter le cabinet Citémétrie au 01 43 51 40 11 ou par mail à [email protected] ; Des permanences sur rendez-vous sont organisées par ailleurs tous les jeudis à l’office du commerce (4, place Saint-Maclou).

Des réunions publiques vont avoir lieu

Ce vaste programme, qui répond à une logique « de reconstruire la ville sur la ville », devrait faire l’objet de réunions publiques et d’ateliers thématiques lors des prochains mois. La municipalité souhaitant que la concertation « soit vivante, accessible et ancrée dans le quotidien ».

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