, « La joie de ma vie » : l’inimitable Jacques Myard tire sa révérence sans éclat à Maisons-Laffitte

« La joie de ma vie » : l’inimitable Jacques Myard tire sa révérence sans éclat à Maisons-Laffitte

, « La joie de ma vie » : l’inimitable Jacques Myard tire sa révérence sans éclat à Maisons-Laffitte

C’est une grande page de l’Histoire de Maisons-Laffitte (Yvelines) qui va se tourner. L’emblématique maire Jacques Myard – qui a décidé de ne pas se représenter aux élections municipales – cédera son fauteuil en ce mois de mars 2026 après près de quarante années à la tête de la commune.
Élu pour la première fois en 1989, à la suite de Pierre Dupré (maire de 1965 à 1989), Jacques Myard (78 ans) aura marqué le territoire, lui qui a également été député LR (ex-UMP) de 1993 à 2017.

« En dehors de mes enfants et des gens que j’aime, j’ai vécu, en tant que maire, la joie de ma vie. »

Jacques Myard, maire de Maisons-Laffitte

Il n’aura jamais gardé sa langue dans sa poche, tenant parfois des propos à la limite, mais toujours fidèle à ses convictions. Paradoxalement, il se fait plus discret, aujourd’hui, au moment d’évoquer sa carrière au service de celle qui se fait souvent appeler la Cité du cheval.

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Des adieux sans éclat

Jacques Myard a fait ses adieux, sobrement, jeudi 19 février 2026, dans le nouveau pôle culturel Malesherbes, une de ses grandes réussites. Mis à part un court film retraçant les photos marquantes de son « règne », Jacques Myard ne s’est pas étendu sur son bilan. « Ce n’est pas son genre », dit-on dans son entourage.

C’est en s’adressant aux agents communaux, de manière confidentielle, qu’il a évoqué ses réalisations. On peut lister la fin de la construction du palais omnisports Pierre-Dupré, les nouveaux établissements du Clos Lainé et de Bois Bonnet, la crèche rue de Mexico, la nouvelle bibliothèque, la passerelle au-dessus de la voie de chemin de fer, la rénovation de la halle du marché.

Des échecs ?

Au rayon des gros équipements publics, le maire a cité l’espace jeunesse, la salle de danse, la halle de tennis couverte sur l’île de la Commune, le centre nautique, la rénovation des carrières Molières. « Nous avons fait passer les logements sociaux de 380 en 1989 à 1678 en 2025 », a-t-il aussi indiqué.

Concernant d’éventuels échecs, l’intéressé est plus sec. Il dit « n’en avoir aucun, il n’y a que des difficultés à surmonter ». Quand on lui parle de la fermeture de l’hippodrome, en 2019, il parle d’une « trahison de France Galop à l’époque ».

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Défense de la place du maire

Pendant son discours devant plusieurs élus ayant répondu à l’appel, Jacques Myard a plutôt parlé du présent. Il a défendu le rôle et l’importance du maire de plus en plus écrasé par les autres institutions.

« Le maire était le premier guichet de l’Administration. C’est à lui que nos concitoyens s’adressent même si le problème ne relève pas de lui. Bientôt, le maire n’aura pour seule liberté que de déposer une gerbe au monument aux morts pour la France et la défunte démocratie. »

Jacques Myard, maire de Maisons-Laffitte

Le maire dépossédé de son pouvoir

Le maire a-t-il encore une place clé ? Pour lui, la réponse tend vers le non. Ce dernier invoque plusieurs raisons. « Les intercos prennent beaucoup de place et ne doivent pas se substituer aux Villes […] Les communes ont [aussi] des ressources budgétaires sous contrôle de l’État, notamment avec la suppression de la taxe d’habitation. »

« Un maire se doit de respecter les normes, diktat de la technocratie, qui nous tombent dessus et dont l’État est le garde-chiourme avec le juge en renfort. »

Jacques Myard, maire de Maisons-Laffitte

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Candidats aux prochaines élections législatives ?

Pour la suite, Jacques Myard dit clairement « n’en avoir pas fini avec son engagement politique », mais ne précise pas plus que cela la forme.

Il se murmure qu’il pourrait être candidat aux prochaines élections législatives, en 2027, pour reprendre à Yaël Braun-Pivet, actuelle députée de la 5e circonscription des Yvelines, le trône qu’il a occupé durant vingt-quatre ans.

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