, Hauts-de-Seine : la justice ordonne à la mairie de Malakoff de retirer un drapeau palestinien de son fronton

Hauts-de-Seine : la justice ordonne à la mairie de Malakoff de retirer un drapeau palestinien de son fronton

, Hauts-de-Seine : la justice ordonne à la mairie de Malakoff de retirer un drapeau palestinien de son fronton

La justice administrative a ordonné samedi à la mairie de Malakoff (Hauts-de-Seine) de retirer de son fronton un drapeau palestinien, hissé en amont de la reconnaissance par la France d’un Etat de Palestine lundi. La maire a décidé de le maintenir.

La mairie de Malakoff sommée de retirer le drapeau palestinien de son fronton. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d’Oise) a ordonné samedi à la municipalité des Hauts-de-Seine de retirer le drapeau palestinien qu’elle avait hissé à l’occasion de la reconnaissance par la France d’un Etat palestinien lundi 22 septembre. Cette décision est, selon l’AFP, une première depuis la consigne du ministère de l’Intérieur demandant aux préfets de s’opposer, en saisissant la justice administrative, à la pose de drapeaux palestiniens sur des mairies.Le préfet des Hauts-de-Seine a saisi le tribunal administratif vendredi soir pour exiger le retrait du drapeau. La mairie a aussitôt dénoncé « un coup de force préfectoral contre la libre administration des communes ». Dans sa décision, consultée par l’AFP, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a considéré que pavoiser le parvis de l’hôtel de ville d’un drapeau palestinien était contraire au principe de la neutralité des services publics et a donc enjoint la commune de procéder à son retrait immédiat.Malgré cette décision de justice, la maire communiste Jacqueline Belhomme a décidé de maintenir le drapeau« On a reçu une notification nous donnant de nouveau l’injonction de retirer le drapeau palestinien », confie-t-elle à . « Ils confirment ce qui est écrit dans le courrier du préfet mais c’est tout on s’attendait à avoir des sanctions financières on a rien de tout ça », poursuit-elle. « C’est beaucoup d’agitation pour rien, beaucoup de battage médiatique de la part de la place Beauvau parce qu’on n’a même pas une amende » , affirme Jacqueline Belhomme.

Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a aussi suspendu la décision de la mairie de Bezons (Val d’Oise) d’apposer un drapeau palestinien sur le fronton de son hôtel de ville, avant même qu’il ne soit hissé, se fondant sur un communiqué de la maire de cette commune.Plusieurs maires ont prévu de hisser le drapeau palestinien lundi, jour de la reconnaissance de l’Etat de Palestine par le président de la République Emmanuel Macron. A Lille, jumelée depuis 1998 avec la ville cisjordanienne de Naplouse, deux drapeaux palestiniens ont été hissés devant la mairie, aux côtés de deux drapeaux français et d’un drapeau européen, a constaté l’AFP vendredi. Deux panneaux ont été installés sur la façade, dont l’un avec écrit: « Cessez-le-feu immédiat à Gaza; Libération des otages; Respect du droit international; Reconnaissance de l’Etat de Palestine ».Dans les Pyrénées-Atlantiques, le maire communiste de Mauléon-Licharre, qui avait affiché un drapeau palestinien dès vendredi,  après saisine de la justice administrative par le préfet du département dans le cadre d’un référé. « J’ai coupé les deux ficelles ce (samedi) matin et le drapeau est maintenant dans mon bureau. C’est une atteinte à ma liberté de penser », a déclaré Louis Labadot à Ici Pays Basque.