Depuis le 6 juin et jusqu’au 6 octobre, le territoire de l’agglomération Évreux Portes de Normandie vit au rythme du 80e anniversaire du Débarquement, de la Bataille de Normandie et de la libération des villes normandes.
Un parcours mémoriel baptisé « Mémoires d’Histoire » réalisé par l’équipe du Comptoir des Loisirs est à découvrir dans quatorze communes de l’agglomération, 170 km au cours desquels vous pourrez découvrir des villes et villages plus ou moins connus, leurs trésors architecturaux et sites touristiques, mais aussi, sur de grandes bâches accrochées aux murs, non pas l’exhaustivité de ce qui s’est passé sur notre territoire durant la Seconde Guerre mondiale, mais des tranches de vie, de petites histoires au cœur de la grande Histoire.
À lire aussi
Mégot, héros très discret
À Arnières-sur-Iton, par exemple, on découvre le « Journal d’un maire », Félix Doucerain, premier magistrat de la commune jusqu’en 1942, qui a couché sur le papier les heures qui ont suivi le bombardement d’Évreux de juin 1940.

À Jouy-sur-Eure, où les élus ont inauguré ce parcours le mercredi 12 juin, le premier adjoint Olivier Joly, qui a piloté le projet pour sa partie historique, avait rassemblé des coupures de presse, des munitions et objets et, grâce à sa famille, le portrait de celui qui est honoré sur la bâche mémorielle.
Pierre Legendre, surnom « Mégot » au sein du réseau de résistance local Vengeance, se montrait très mobile dans ses activités (le mécanicien agricole recevait des résistants dans son atelier) grâce à son side-car. Bien qu’informé par le châtelain d’Hardencourt, un gradé du réseau, de l’imminence de son arrestation (sur dénonciation) par les SS, Legendre décidera de demeurer auprès de sa petite sœur (celle-ci, Monique Doré, était présente à l’inauguration) et ses parents, pour leur éviter d’inévitables représailles.
Arrêté, Mégot est déporté en août 1944 vers Buchenwald, à l’âge de 26 ans. C’est ici que l’on perd sa trace. Porté disparu, Pierre Legendre a été déclaré officiellement mort à Dachau le 6 mai 1945.
Tout ne se passe pas sur la côte normande

Le parcours mémoriel regorge d’histoires comme celle-ci, celle de Pierrette Greffier et René Leprévost sur la mairie d’Éveux, celle des résistants du sanatorium de Saint-Sébastien-de-Morsent, celle du cimetière allemand de Champigny-la-Futelaye, celle de l’histoire de Saint-André-de-l’Eure, celle de la destruction du Pont Coupé à Croth, celle de l’aviateur allié sauvé par des habitants à Moisville, et bien d’autres…
C’est un projet original par son positionnement géographique, car il se passe très peu de choses en dehors des côtes normandes. Peu de territoires saluent ainsi la mémoire de tous ces anonymes. Le nôtre regorge de Français qui ont eu le courage de défendre notre liberté.
L’événement a ainsi obtenu le label du 80e anniversaire. Des manifestations gratuites et ouvertes à tous auront ainsi lieu dans l’agglomération au cours des prochaines semaines.
Où voir les bâches ?
Arnières-sur-Iton : mur de la salle des fêtes L’Escale ; Saint-Sébastien-de-Morsent : crèche ; Le Mesnil-Fuguet : mairie ; Évreux : Hôtel de Ville ; Guichainville : mairie ; Jouy-sur-Eure : à côté de la mairie ; Garennes-sur-Eure : mairie ; La Couture-Boussey : musée des instruments à vent ; Croth : mairie ; Champigny-la-Futelaye : mairie ; Saint-André-de-l’Eure : espace Mère-Michel ; Les Authieux : mairie ; Moisville : près du distributeur à pain ; Les Ventes : mairie.
Un carnet de route a été édité, disponible au Comptoir des Loisirs, rue de la Harpe à Évreux.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
En résumé, DMJarchives.org se positionne comme un gardien vigilant de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès sans précédent à une multitude de trésors d’archives numériques. Avec un engagement ferme envers la préservation de la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives redonne vie aux documents historiques disparus, les rendant accessibles à tous. Grâce à une organisation méticuleuse par territoire, cette plateforme permet une plongée immersive dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque riche en images digitales, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région. En somme, en archivant méticuleusement ces témoignages du passé, DMJarchives.org s’érige en véritable gardien de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette précieuse plateforme pour découvrir et redécouvrir les trésors cachés de la région, archivés pour les générations futures.

