« Ah Monsieur Bernu, vous êtes là ! Où en êtes-vous alors ? » En se promenant dans les rues de Saâcy-sur-Marne, en Seine-et-Marne, avec Lucien Bernu, le boucher-charcutier-traiteur historique du village, on ne passe pas inaperçu. Il faut dire que sa famille est arrivée là en 1956 pour ouvrir la boucherie située sur le rond-point. « Nous nous sommes installés alors que j’étais tout petit et nous avons grandi ici, dans l’appartement juste au-dessus », se souvient-il.
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Une histoire familiale qui prend fin
C’est donc tout naturellement, qu’après son père, il a repris fièrement cette affaire familiale. « Nous avons fait énormément de choses… J’ai par exemple fait du jambon de régime pour les hôpitaux, j’ai été grossiste donc je fournissais pas mal de produits un peu partout en France. Les services sanitaires m’ont même demandé de construire une usine, mais j’ai eu un accident entre-temps donc ça ne s’est pas fait », raconte-t-il encore.
La devanture rouge ne peut qu’attirer l’attention. Oui mais voilà, depuis plusieurs semaines, le rideau est baissé, et le store fermé. Il y a trois ans, le fonds de commerce a été vendu à un jeune homme en lequel il avait placé toute sa confiance. « Avec ma femme, on était contents, c’est ce qui nous a permis de partir en retraite… », souligne-t-il. Hélas, rien ne s’est passé comme prévu.
Photos à l’appui, il raconte sa désolation de voir comment son affaire a été « saccagée ». En effet, peu scrupuleux, le jeune repreneur a accumulé les fautes et serait même parti avec une bonne partie du matériel laissé sur place. « Tout a été sali, arraché, détruit, volé… », précise Lucien Bernu. Dégoulinures, restes de viandes, frigos en panne, moisissures. La liste est longue. C’est dans un triste état que l’ancien boucher a récupéré les clés de son commerce.
« Nous lui avons tout fourni clés en main : la clientèle, le matériel, l’appartement juste en haut… Et voilà ce qu’il en a fait… », rapporte-t-il.
Un potentiel certain
Ce qu’il souhaite désormais, c’est vendre son commerce et l’appartement attenant, le tout pour une superficie de 250 m2. « J’aimerais que tout soit vendu ensemble. Ça me ferait mal au cœur que l’appartement et le commerce soient divisés », souligne Lucien Bernu.

Le rez-de-chaussée se compose d’un espace de vente de 30 m², d’un laboratoire de 53 m², d’une chambre froide de 21 m², d’un bureau de 13 m², ainsi que d’un sous-sol quasiment total et d’un grenier.
Au premier étage, c’est un appartement lumineux de 102 m² qui est proposé.
Située au cœur du centre-ville et à un emplacement stratégique, la bâtisse laisse aux futurs acheteurs une multitude de possibilités. « Il y a un vrai potentiel pour créer un beau projet, d’autant qu’il y a une réelle demande à Saâcy-sur-Marne », confie l’ancien boucher, qui ne tient pas absolument à voir s’installer un professionnel dans le même domaine.

De son côté, la maire, Katy Veysset, a quelques idées pour la suite. « Je pense qu’un commerce de bouche serait l’idéal. Il y a une pizzeria en face, mais nous aimerions peut-être de la petite restauration, avec un côté traiteur par exemple, parce qu’actuellement, pour ça, il faut faire appel à des professionnels de La Ferté-sous-Jouarre », développe-t-elle.
Il y a un marché à prendre pour quelqu’un qui travaille sérieusement.
D’autant qu’il s’agirait du seul commerce du village où une terrasse pourrait être acceptée par la mairie. « Cette terrasse donnerait sur le rond-point, ici il y a un espace où on peut l’autoriser sans gêner le stationnement et les piétons », précise-t-elle.
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Participer à la dynamique du village
Si Katy Veysset préférerait que la vente de ce commerce reste une affaire privée, elle n’a pas encore fermé la porte au fait que la commune puisse éventuellement se positionner. « S’il faut on interviendra, mais s’il trouve quelqu’un qui participe à la dynamique du village, ce sera parfait ! », réagit la maire.
Le chantier a été estimé à 50 000 euros, mais en attendant un acheteur, l’ancien boucher mène des travaux pour remettre les lieux en état. Le prix de vente est actuellement fixé à 310 000 euros. Mais Lucien Bernu l’avoue, il n’est pas contre une négociation.
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