La visite des souterrains de Pontoise (Val-d’Oise) se déroule au cœur d’une imposante couche de calcaire, visible depuis la surface. Cette balade de deux heures permet d’accéder à trois caves. Les hauteurs de la Ville reposent sur une formation de calcaire appelée le Lutécien, datant d’environ 48 millions d’années. Ce nom provient de Paris (Lutèce), où cette roche a été décrite pour la première fois.
30 mètres de calcaire
Près de trente mètres d’épaisseurs de calcaire sont présents sur la Ville.
Au-dessus, on retrouve des marnes et caillasses (roches plus friables).
Ce calcaire Lutécien se divise en trois couches distinctes : supérieur, moyen et inférieur.
Chacune possède des caractéristiques propres qui seront observées tout du long de la visite.
Ce calcaire est très particulier, il est gélif. Il possède de gros grains et un réseau de vide important à l’intérieur. L’eau s’y infiltre, et les marnes la conserve en hiver. Lorsqu’il gèle, la pierre éclate.
Cave du château
La première cave visitée abrite un puits à ciel ouvert, visible également depuis l’extérieur.
Il devait certainement servir d’aération pour des questions d’humidité.
À Pontoise, l’étude des caves reste complexe car il n’y a aucun document écrit qui atteste d’informations et de dates précises.
Tout au long de la visite, le guide détaille les différentes techniques utilisées par les carriers pour mettre en forme ces espaces souterrains.
Cette première cave appartenait autrefois au château. Relativement réduite, elle s’explique par le fait qu’il s’agissait d’une résidence secondaire.
On y stockait des liquides, mais aussi des produits transformés et conservés dans du sel, de la graisse, du vinaigre ou encore du sucre, notamment pour certains fruits.
Le reste des approvisionnements étaient assurés en direct avec les marchés imposants de la ville.
une cave restée dans son jus
La seconde cave, au pied des escaliers du Général Leclerc, est particulière car il s’agit « d’une cave restée dans son jus », déclare le guide pontoisien.
Rien n’y a été restauré ou réhabilité, elle apparaît telle qu’elle a été découverte pour la première fois.
À la fin du XIXe siècle, la rue Thiers est ouverte afin de relier directement la gare au centre-ville et facilité l’arrivée des voyageurs.
Pour ce faire, des bâtiments ont été démolis et les caves qui s’étendaient en dessous de ces constructions ont été mis à jour.
« Au niveau de cet escalier, il y avait un pensionnat de jeunes filles et donc il y a ici un bout de sa cave », raconte-t-il.
Autre particularité de ce lieu : des graffitis datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. L’un d’entre eux marque particulièrement l’attention des visiteurs.
Un dénommé Nono est venu ici en 1911 avec une de ses conquêtes et y a laissé un graffiti relatant ses exploits.
Ce type d’inscription sort du commun car, à cette époque, ils étaient plus revendicatifs (politiques, religieux, engagés).
Celui de Nono s’inscrit également dans un contexte spécial :
« En 1870, on perd la guerre contre les Prussiens et un fort élan patriotique se développe dans toute la France. Sur ce graffiti on y retrouve des symboles comme les palmes de laurier et le fameux coq français », explique Fabrice Dassé.

Cave des Moineaux, un travail sur 10 ans
Dans les années 1980, la place des Moineaux n’existait pas encore.
Tandis que le quartier devenait insalubre, les bâtiments ont été préemptés par la mairie qui, par faute d’accès suffisant pour reconstruire, a décidé d’en faire une place.
La cave des Moineaux était, à l’origine, comblée.
C’est en l’honneur d’Edouard-Alfred Martel, fondateur de la spéléologie moderne naît à Pontoise, qu’ils ont entrepris son déblaiement. Une opération qui a duré près de dix ans.
1 800 tonnes de remblais ont été extraites et tamisées sur la place, suivi de deux fouilles archéologiques.
Visites guidées : toute l’année le dimanche de 14h30 à 16h30. Visite les mercredis des vacances scolaires de la zone C à 14h30.Tarifs : 8€ (plein tarif), 6€ (enfants de 7 à 12 ans et étudiants), gratuit pour les moins de 7 ans.
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