Il avait promis de reconstruire, il veut désormais transformer. Après un premier mandat marqué par la gestion de crise liée aux bâtiments publics des Gréau, aujourd’hui au cœur d’une procédure judiciaire à 19 millions d’euros, le maire de Saint-Pierre-lès-Nemours (Seine-et-Marne) annonce dans nos colonnes sa décision de briguer un second mandat. Une candidature dans la continuité, dit-il, mais portée par une vision plus large qu’il entend mener à bien d’ici 2030.
La Rep : Serez-vous candidat à votre réélection l’année prochaine ?
Bruno Landais : C’est évident que je me représente. Le mandat qui s’achève a été largement occupé par un dossier très lourd : celui des Gréau. On a dû maintenir les bâtiments existants en état, trouver des solutions pour les enfants, les associations, les écoles… Aujourd’hui, on est engagés dans une procédure judiciaire à hauteur de 19 millions d’euros. On ne peut pas s’arrêter là. J’ai une vision claire pour Saint-Pierre, construite pour une décennie, de 2020 à 2030. Il y a une architecture stratégique qui commence à se révéler dans la ville, et elle correspond aux attentes des habitants. Je veux continuer ce que j’ai initié, et surtout, je ne veux pas que la ville reparte dans une autre direction, au risque de décisions contre-productives. On ne va pas reconstruire ce qui a déjà été reconstruit.
Avec les Saint-Pierrois, il n’y a pas de barrière
Vous sentez-vous toujours soutenu dans votre action ?
Les Saint-Pierrois ne m’ont jamais remis en question sur les projets. Pourquoi ? Parce que chaque action a du sens. Et puis, je suis tout le temps avec eux : sur le marché, à la halle, aux apéros, dans la rue. Les réunions publiques, chez nous, elles se font sur le trottoir. Ce lien direct permet de désamorcer bien des tensions. Il n’y a pas de barrière. Et je crois que c’est ce qui rend les choses possibles. Je ne suis pas seul, bien sûr, c’est une équipe, mais la proximité est ma boussole. Peut-être que d’autres se présenteront, c’est la démocratie !

Comment avez-vous réussi à investir autant avec une ville aussi endettée ?
Jamais la Ville n’aura autant investi. On engage 6 millions d’euros dans des projets structurants. C’est possible parce qu’on a géré les finances en bon père de famille. Les dépenses de fonctionnement sont strictement encadrées. Malgré l’inflation, les charges générales ont baissé de 4,3 % et celles du personnel n’ont augmenté que de 4,5 %, en dépit de la hausse du point d’indice. Il faut se souvenir qu’en 2020, après la construction des Gréaux, la Ville était surendettée et au bord de la mise sous tutelle. Depuis, on a réduit la dette de 55 % sans toucher à la fiscalité communale, malgré la suppression de la taxe d’habitation. Ce redressement nous permet aujourd’hui d’aller de l’avant.
À lire aussi
Il y a beaucoup à faire et les idées ne manquent pas
Quels sont les chantiers concrets à venir ?
Ils sont nombreux et ont été construits avec les habitants. On va poursuivre la requalification de la D607 entre McDo et la gare : candélabres solaires, trottoirs, stationnements… ce ne sera plus la même entrée de ville. Le parking du Clos Saint-Jean sera terminé mi-juillet, la route de Larchant a déjà été reprise pour casser la vitesse, une piste cyclable va relier Montaviot au centre, la route de la demi-lieue entre en travaux à l’automne, et la route de Bagneaux sera complètement réaménagée d’ici la fin de l’année. Côté bâtiments, on a réhabilité deux salles à l’école des Sources et lancé des travaux au Clos Saint-Jean pour accueillir les élèves de la Fontaine Sèche à la rentrée. L’accueil de loisirs aura aussi ses propres locaux.

Et sur le volet culturel ?
On monte clairement en puissance. Les Apéro’Halle réunissent plus de 300 personnes chaque fois, et la Maison des Arts devient un vrai lieu de vie. On y trouvera bientôt des conférences, des cours artistiques, un FAB LAB… Une association de Grez va s’y installer. Dès septembre, on proposera aussi des cycles autour de l’histoire de l’art et des nouvelles technologies pour les scolaires. C’est une petite révolution pour la commune.
Quels seront les grands enjeux du prochain mandat si vous êtes réélu ?
La modernisation du centre socioculturel, la réhabilitation des trottoirs, la rue de Foljuif, les abris bus… Il y a encore beaucoup à faire. Et les idées ne manquent pas : les habitants nous envoient régulièrement des suggestions, par courrier ou via l’appli de la Ville. Ce lien avec eux, je veux continuer à le cultiver. Et je veux surtout que la transformation engagée ne soit pas interrompue. On a su repartir de zéro, on peut maintenant aller encore plus loin.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
En conclusion, DMJarchives.org incarne une véritable bibliothèque virtuelle de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès inestimable à une multitude de trésors d’archives numériques. Grâce à son engagement à préserver la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives comble les lacunes laissées par les documents historiques disparus. L’organisation méthodique des archives par territoire permet une exploration approfondie de l’histoire de chaque ville et commune. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque exhaustive, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région francilienne. En somme, en offrant un accès facile et organisé à ces archives numériques, DMJarchives.org joue un rôle crucial dans la préservation et la diffusion de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette riche plateforme pour plonger dans l’histoire fascinante de chaque territoire, et découvrez ainsi les trésors cachés de la région à travers les âges.

