, Nouvelle-Calédonie : indépendantistes et non indépendantistes signent un accord «historique»

Nouvelle-Calédonie : indépendantistes et non indépendantistes signent un accord «historique»

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Les représentants politiques du territoire calédonien se sont réunis à Bougival, dans les Yvelines, pour trouver un accord. Ce dernier acterait la création d’un «État de la Nouvelle-Calédonie».

Un accord a finalement été trouvé. Ce samedi 12 juillet, les élus indépendantistes et non-indépendantistes de Nouvelle-Calédonie se sont entendus, alors qu’ils étaient réunis depuis dix jours lors du sommet de «la dernière chance» à Bougival dans les Yvelines. «Un accord historique a été signé», ont indiqué dans un communiqué les non-indépendantistes des Loyalistes et du Rassemblement. Ils se félicitent aussi que «ce choix respecte la volonté souveraine exprimée par les Calédoniens» lors des trois référendums d’indépendance de 2018, 2020 et 2021 et évoquent des «concessions», avec «la transformation de la collectivité Nouvelle-Calédonie en État intégré dans l’ensemble national».

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«Accord signé. Pour une Nouvelle-Calédonie dans la France», a commenté Nicolas Metzdorf, député non-indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, sur X. «Plus aucun référendum en vue si ce n’est celui qui sera organisé pour valider cet accord. Une ouverture du corps électoral», a ajouté l’élu dans une réaction transmise à l’AFP. «On nous avait prédit un référendum sur l’État associé dans 15 ans. Nous avons fait de fortes concessions pour l’éviter et pour projeter définitivement la Nouvelle-Calédonie dans l’avenir et sans date butoir», a-t-il complété. «L’heure est désormais aux explications et à la relance économique», a-t-il souligné, alors que la Nouvelle-Calédonie a été ravagée par les émeutes de mai 2024, qui ont fait 14 morts et plus de deux milliards d’euros de dégâts.

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«Cet accord permet à l’espoir de renaître», a réagi auprès de l’AFP Philippe Gomes, chef de file du parti Calédonie ensemble. Selon lui, le Parlement doit être réuni à Versailles au dernier trimestre pour «constitutionnaliser» l’accord, avant un référendum local. Les élections provinciales, cruciales sur l’archipel et prévues au plus tard fin novembre, sont reportées. Selon des informations de l’AFP, l’accord acte un «État de la Nouvelle-Calédonie» inscrit dans la Constitution de la République française. Une nationalité calédonienne sera créée et cet État pourra être reconnu par la communauté internationale.

Nouvelle répartition des sièges au Congrès

Pour l’heure, aucun détail officiel de cet accord n’a été formulé. Manuel Valls, ministre des Outre-mer, devrait prochainement préciser son contenu. Toutefois, selon le média Les Nouvelles Calédoniennes, plusieurs grands principes auraient été adoptés, tels que la création d’une loi fondamentale inscrite dans la Constitution française et la création d’une nationalité calédonienne (permettant aux Calédoniens de bénéficier d’une double nationalité, à la fois française et calédonienne). Aussi, entre autres, un corps électoral pour les élections provinciales aux personnes nées en Nouvelle-Calédonie ainsi qu’à celles y résidant depuis au moins 15 ans de manière continue serait mis en place, ainsi qu’une nouvelle répartition des sièges au Congrès.

Des annonces également partagées par Georges Naturel, sénateur de Nouvelle-Calédonie, sur Facebook. «Chaque camp, indépendantiste et non indépendantiste, a dû faire des concessions réciproques afin de parvenir à cet accord. Imparfait et incomplet mais il a au moins le mérite d’exister pour donner à nos compatriotes calédoniens un signal fort de concorde et d’espoir de la part de leurs élus», a-t-il écrit. Avant de détailler : «Pas d’indépendance-association avec une émancipation encore plus grande dans la France. Maintien dans la République avec une double nationalité calédonienne et française. Ouverture du corps électoral provincial avec un maintien des compétences régaliennes à l’État.»

Le sénateur calédonien Georges Naturel a partagé les mentions de l’accord sur Facebook. Capture d’écran Facebook

«Confiance sincère pour l’avenir des Calédoniens»

Le sommet avait été ouvert le 2 juillet dernier par le président de la République Emmanuel Macron à l’Élysée. Ce dernier avait notamment proposé il y a quelques jours – entre autres options – la création d’un «État associé» à la France. Sur X, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a partagé une photo de l’accord signé, en indiquant : «L’espoir renaît pour la Nouvelle-Calédonie. Deux semaines d’intenses travaux durant lesquels chacun a su se hisser à la hauteur de l’Histoire, renouer le dialogue et aboutir à un accord historique. Profonde émotion et confiance sincère pour l’avenir des Calédoniennes et des Calédoniens.»

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