, Il y a 50 ans, cette ville de Seine-et-Marne inaugurait un nouveau pont, essentiel à la circulation routière

Il y a 50 ans, cette ville de Seine-et-Marne inaugurait un nouveau pont, essentiel à la circulation routière

, Il y a 50 ans, cette ville de Seine-et-Marne inaugurait un nouveau pont, essentiel à la circulation routière

Il y a cinquante ans, en juin 1975, la ville de Melun (Seine-et-Marne) franchissait une étape cruciale dans son développement urbain en inaugurant le pont Notre-Dame, destiné à absorber un trafic déjà jugé considérable à l’époque. La municipalité, conduite par le maire Marc Jacquet, avait identifié la nécessité de fluidifier les échanges routiers et de raccorder de manière efficace le nord et le sud de la ville, tout en préservant un patrimoine historique riche. Retour sur la naissance d’un ouvrage emblématique.

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Inauguration en grande pompe

La cérémonie officielle, qui se déroula le samedi 28 juin 1975 dans la matinée et attira un parterre de personnalités issues de la région et de l’administration préfectorale. Selon les archives, « le pont Notre-Dame a connu une brillante inauguration ». Accompagné par des élus locaux et plusieurs représentants de l’État, M. Doublet, alors préfet de la Région Parisienne, procéda au traditionnel coup de ciseaux dans le ruban tricolore.

La foule s’était rassemblée à hauteur de l’avenue Eugène-Godin, impatiente de découvrir les quatre voies du nouveau pont, agrémentées de garde-fous originaux et de candélabres modernes.

Dans son discours, Marc Jacquet, le maire de Melun, souligna que l’édifice constituerait une pièce maîtresse des grands axes de circulation. Il rappela aussi la charge financière importante que la ville assumait pour concrétiser ce projet : « Oui la ville de Melun, qui a financé à 70 % ce pont d’un coût de 1 milliard d’anciens francs peut être légitimement satisfaite de ce bel enfant », rapportait le journaliste de l’époque, soit 1,5 million d’euros.

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À la suite de cette intervention, le préfet félicitait le maire de la commune pour cette réalisation, qu’il considérait comme une des « plus utiles effectuées dans notre région ».

Sur le plan technique, ce « bel enfant » fut pensé pour répondre à plusieurs contraintes. Il convenait à la fois de respecter la hauteur de 5,25 m nécessaire au passage de bateaux de plus en plus imposants, de préserver le parvis de la collégiale Notre-Dame situé à proximité immédiate et d’enjamber le quai Joffre sans créer d’embouteillages. Autant de défis qui ont abouti à un léger décalage de l’axe par rapport au fleuve, décision considérée comme novatrice pour l’époque.

La structure intègre deux piles en rivière, ancrées à près de six mètres sous le niveau de l’eau, et un tablier en béton précontraint. Les chiffres évoqués dans nos archives témoignent de l’ampleur des travaux : 3 500 m³ de béton, 250 tonnes d’acier et 50 tonnes de câbles précontraints ont été mobilisés.

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Héritage d’une audace technique

Certains habitants se souviennent qu’il fallait alors remplacer des ponts plus anciens, dont certains provisoires et d’autres fortement endommagés à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En effet, la municipalité avait décidé dès 1945 d’installer deux ouvrages métalliques pour soutenir le trafic, le temps de bâtir des passerelles définitives.

Parmi ces solutions transitoires figurait déjà un pont reliant la place Chapu au sud à la place Notre-Dame au nord. Les infrastructures ont ensuite évolué pour aboutir au chantier ambitieux de 1973-1975.

Peu après l’inauguration, les aménagements devaient se poursuivre autour du square Notre-Dame et sous la descente vers le quai Joffre, à la suite d’un incident technique qui avait retardé le calendrier. Il s’agissait d’optimiser la fluidité des véhicules tout en facilitant la déambulation des piétons, appelés à emprunter un passage protégé menant vers l’église sans croiser la chaussée. Les archives insistent sur l’attention accordée au cadre de vie et à la sécurisation des abords immédiats.

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Aujourd’hui, le pont Notre-Dame reste un maillon majeur de la circulation locale. Déjà à l’époque, il était voué à absorber « près de 15 000 à 20 000 véhicules quotidiens ». Son style, vanté dès l’origine pour sa « ligne très fine », n’a rien perdu de sa prestance : « Il a fière allure avec la ligne très fine de ses piles et de son tablier, l’originalité de ses garde-fous et de ses candélabres à boules lumineuses », rapportait la rédaction en 1975.

Cinquante ans plus tard, on mesure pleinement la vision de ceux qui ont planché sur ce chantier d’envergure. L’ouvrage, fruit d’une synergie entre ingénieurs, ouvriers et décideurs publics, a prouvé sa robustesse et son efficacité. Ce pont sera néanmoins le dernier qui sera construit sur Melun pour de nombreuses années. La mairie confirmait que le projet d’un quatrième pont dans la ville préfecture ne verrait pas le jour.

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