
Elle s’est fait passer pour une victime des attentats du 13 novembre, jusqu’à obtenir plus de 38 000 euros d’aide de l’État ainsi qu’un poste dans une association. Son histoire, dénoncée dans le livre La Mythomane du Bataclan, est aujourd’hui racontée dans la mini série “Une amie dévouée” de HBO Max.
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Elle s’appelle en réalité Florence M., mais pour la fiction, elle a été rebaptisée Chris. Dans “Une amie dévouée”, Laure Calamy interprète cette Française, quinquagénaire à l’époque des faits, qui a raconté avoir échappé aux balles des terroristes introduits dans le Bataclan ce soir de 13 novembre 2015. Un énorme mensonge dont les victimes ont aujourd’hui encore du mal à s’en remettre.
La série de Jean-Baptiste Delafon et Fanny Burdino, sortie ce vendredi 11 octobre sur HBO Max, s’inspire du livre-enquête d’Alexandre Kauffmann, intitulé La Mythomane du Bataclan, aux éditions Goutte d’Or. Dans l’ouvrage publié en 2021, le journaliste retrace le parcours de Florence M.
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Elle invente deux histoires
La femme n’a jamais mis les pieds au Bataclan le soir du concert des Eagles of Death Metal. Pourtant, ce n’est pas ce qu’elle raconte aux policiers ainsi que sur la page Facebook des rescapés de la tuerie. Elle invente même un personnage : son meilleur ami, lui aussi présent pendant le concert, et dans le coma. En contact avec de nombreuses victimes, elle se transforme en soutien, ne comptant pas ses heures lorsqu’il s’agit d’écouter celles et ceux qui ont vécu l’horreur. Ce qui l’amène à travailler officiellement pour l’association Life for Paris qui lui offre un poste de salariée. Ses mensonges s’accumulent et son audace va loin. Elle participe à rechercher et dénoncer les faux témoignages. Elle obtient même les aides financières réservées aux rescapé·e·s, 25 000 euros du Fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) et plus de 13 000 euros de l’Assurance maladie. Elle tente même un logement social auprès de la mairie de Paris, en vain.
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À l’époque, son soutien est immense dans l’association et sa place n’est plus à remettre en question. Pourtant, Florence, déjà condamnée pour arnaques et fraudes, cache le bracelet électronique qu’elle porte à la cheville.
Mais la vérité finit par éclater. L’association chez qui elle est en CDD commence à avoir des doutes et finit par la dénoncer aux autorités à l’automne 2017. Elle est condamnée l’année suivante à 4 ans et demi de prison ferme par le tribunal correctionnel de Créteil, dans le Val-de-Marne.
Pendant son procès, Florence M. est présentée comme fragile psychologiquement. Et dans La Mythomane du Bataclan, l’auteur s’intéresse au parcours de la fausse victime autant qu’à la maladie mentale qu’est la mythomanie.
Mettre en lumière son histoire dérange les victimes
La médiatisation de son histoire n’est pas au goût des victimes. Interrogée par franceinfo, Sophie Parra, qui était au Bataclan, explique que l’adaptation en série est douloureuse pour elle comme pour beaucoup de rescapé·e·s.
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“Elle nous a fait énormément de mal. Elle a menti à tout le monde : aux associations, aux victimes, au fonds de garantie. La remettre en lumière, c’est vraiment rajouter de la douleur à la douleur.” Elle craint même que la série offre à Florence M. “exactement ce qu’elle recherchait, c’est-à-dire la gloire, la notoriété”.
De son côté, le président de Life for Paris, Arthur Dénouveaux, rappelle que le moratoire de 5 ans demandé par les victimes pour toute création de fiction autour des attentats de novembre 2015 a été respecté.
Sources :
- « Une amie dévouée » sur Max : Qui était la vraie « Chris », la mytho du Bataclan ?, 20 minutes, 10 octobre 2024.
- Attentats du 13-Novembre : « Son parcours est vertigineux », confie l’auteur de « la Mythomane du Bataclan », 20 minutes, 6 mai 2021.
- Créteil: Une fausse victime du Bataclan condamnée à quatre ans et demi de prison, 20 minutes, 20 mars 2018.
- La série « Une amie dévouée », sur une fausse rescapée de l’attentat du Bataclan, ne fait pas l’unanimité chez les victimes, 16 septembre 2024.
- Alexandre Kauffmann sur les traces de « la mythomane du Bataclan », France Inter, 6 mai 2021.
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