, Quartier portuaire : la nouvelle marina du Val-d’Oise va accueillir ses premiers habitants

Quartier portuaire : la nouvelle marina du Val-d’Oise va accueillir ses premiers habitants

Voir mon actu

Un coup de sirène, un compte à rebours et trois détonations. C’était le 1er février 2020. Une page de 70 ans de l’histoire industrielle de Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise) se tournait.

En quelques secondes, quatre silos de 42 mètres de haut tombaient dans un panache de fumée dissipé par les jets d’eau. Il ne restait dès lors plus rien ou presque de l’ancienne cimenterie Lafarge, d’abord propriété de la famille Lambert, qui possédait en outre la carrière de gypse.

Ainsi pouvait démarrer la nouvelle vie de ce site de 12 hectares racheté par UrbanEra Bouygues Immobilier.

1200 logements en 2030

Après Port Cergy, construit au début des années 90, puis récemment le port de L’Isle Adam, le troisième port de plaisance du Val-d’Oise débarque à Cormeilles-en-Parisis.

Dans la ville-berceau des Parisii, peuple gaulois qui a donné son nom à la ville de Paris, Seine Parisii sera dotée de 110 anneaux et 1 200 logements à l’horizon 2030, dont 30% de logements locatifs sociaux et une résidence séniors de 100 logements. 

L'inauguration du port, samedi 5 octobre en présence du maire Yannick Boëdec (au micro) aux côtés du préfet Philippe Court et de l'architecte-urbaniste Xavier Bohl et de nombreux élus du Val-d'Oise et de la Région Île-de-France.
L’inauguration du port, samedi 5 octobre en présence du maire Yannick Boëdec (au micro) aux côtés du préfet Philippe Court (à sa gauche) et de l’architecte-urbaniste Xavier Bohl (à droite du préfet) et de nombreux élus du Val-d’Oise et de la Région Île-de-France.  ©Daniel Chollet.
Vidéos : en ce moment sur Actu

La première phase s’achève avec 751 logements : 598 logements libres et 153 logements locatifs sociaux.

Les premiers habitants arriveront en janvier. Les emménagements suivront tout au long de l’année. Les premiers plaisanciers sont attendus quant à eux à partir du mois d’avril.

Une autre vue du quartier.
Une autre vue du quartier. ©Daniel Chollet.

Groupe scolaire, crèche, commerces, restaurants

Outre son groupe scolaire de douze classes et son centre de loisirs, qui ouvriront en septembre, la crèche de soixante berceaux qui suivra en janvier 2026, le quartier comptera vingt commerces de proximité, dont une moyenne surface, ainsi que des restaurants, des cafés et des terrasses face au port.

Samedi 5 octobre était organisée une visite pour les partenaires du projet afin de découvrir le port de plaisance mis en eau.

Las ! Pas d’arrivée en bateau comme prévu. La faute aux palplanches, ces structures de béton et d’acier installées du temps de la cimenterie pour protéger les berges, qui empêchent les bateaux d’entrer. Les enlever prend plus de temps que prévu. Ce n’est que « partie remise ». 

L'entrée du quartier, le jour de l'inauguration.
L’entrée du quartier, le jour de l’inauguration. ©Daniel Chollet.

Des acquéreurs venant des Hauts-de-Seine

Sur les 598 logements mis en vente par Bouygues Immobilier, Bnp Paribas Real Estate, Cogedim-Federal et le Groupe Patrignani, il reste « 140 logements en cours de commercialisation », selon Yann Aubry, directeur général d’UrbanEra et de l’immobilier commercial chez Bouygues Immobilier. 76,5% des logements libres ont donc trouvé preneurs à ce jour.

Ces nouveaux propriétaires viennent, « pour un tiers, de Cormeilles », précise Yannick Boëdec, le maire (Dvd) de la commune et président de la Communauté d’agglomération Val Parisis.

« Beaucoup viennent des Hauts-de-Seine mais très peu des Yvelines », ajoute le vice-président du Conseil départemental en charge des finances, pour qui, « 75% de vente, c’est pas mal, quand on voit que les recettes de l’immobilier ont baissé de 50% en deux ans sur le département ».

« La crise nous a peu impacté », affirme de son côté Yann Aubry. Il met en avant « l’attractivité de ce projet [qui] reste exceptionnelle, entre le fleuve et les coteaux, la proximité du Rer, l’école, les équipements sportifs, collège et lycée à moins d’1 km, la piste cyclable longeant la Seine et constituant un barreau de La Seine à Vélo reliant Paris au Havre. Les gens ne s’y trompent pas. On a baissé les prix de l’ordre de 5% alors que la moyenne est de 20 % dans le contexte actuel ».

6 000 € le mètre carré

Ici, « on est entre 5 800 et 6 000€ le mètre carré, hors les logements d’exception à 1 million d’euros. » 

Seine Parisii reste un chantier exceptionnel. Pour Emmanuel Desmaizières, directeur général de Bouygues Immobilier, Seine Parisii « est un projet d’ampleur régionale ».

« Des ports, on en ouvre une fois tous les quinze ans. Mais un quartier portuaire, quasiment jamais », confirme Yann Aubry.

En septembre 2022, Île-de-France Tourisme & Territoires a procédé à l’acquisition de ce port de plaisance et de la capitainerie, dans le cadre de la stratégie de développement du tourisme fluvial de la Région Ile-de-France.

La Région Île-de-France a acquis le port, qui sera géré par Fayolle Marine

L’exploitation du port a été confiée à Fayolle Marine qui a pour missions d’accueillir les plaisanciers, d’entretenir les installations et d’animer le site grâce à la mise en place de diverses activités nautiques (permis bateau, bateau-restaurant, croisière sur la Seine…).

Séduisant pour certains, trop dense pour d’autres, ce quartier labellisé Bbca (Bâtiment bas carbone), comptera quatre hectares d’espaces verts. Un parking de 240 places est prévu pour les visiteurs

« de ce quartier résidentiel, au parfum de vacances. C’est la magie de l’eau. Il y a un fort rayonnement touristique attendu », espère Emmanuel Desmaizières.

Une nouvelle voirie (la route du Littoral) relie désormais la route de Seine (à l’entrée du quartier) au plateau, rue de Saint-Germain, au niveau du centre médical et du cimetière. Cette voie n’étant pas achevée et toujours en condition « travaux », la vitesse y est limitée à 30 km/h.

« Un parfum de vacances », selon le directeur général de Bouygues Immobilier

« La ligne de bus 30-05 qui dessert trois gares, Montigny-Beauchamp, Cormeilles et Sartrouville, sera prête en janvier. Elle ne passera plus par la zone d’activités mais desservira le quartier », explique Yannick Boëdec, qui voit défiler avec ce projet seize années de sa vie de maire. « Quand on a lancé le projet en 2008, jeune maire nouvellement élu, je n’imaginais pas être celui qui aurait le plaisir d’inaugurer ce quartier, et surtout ce port, tant le chemin a été compliqué ».

En 2008, le maire de Maisons-Laffitte, Jacques Myard, écrivait à Yannick Boëdec, nouvellement élu maire de Cormeilles

L’élu a rappelé le courrier qu’il avait reçu de son homologue de Maisons-Laffitte (Yvelines) Jacques Myard (Lr), lui demandant « quand il avait l’intention de faire quelque chose sur la vue incommodante des quatre silos en face de son hippodrome. Et voilà comment le projet a démarré ». Ironie du sort, c’est le champ de courses qui est aujourd’hui fermé. D’où la petite blague de Yannick Boëdec à son homologue présent à ses côtés :

« D’ailleurs, M. Myard, maintenant que le projet avance, il faudrait qu’on se voit sur la vue incommodante que nous avons en face de notre marina ! »

« Répondre à certaines obligations de construction de logements »

Yannick Boëdec a rappelé que « l’idée de transformer ce site était de répondre à certaines obligations de construction de logements, n’est-ce pas monsieur le préfet ».

« Pour noyer toutes les inquiétudes, je précise que de mémoire d’Homme, jamais ce pan de berge n’a subi d’inondation. Néanmoins, pour assurer une totale sûreté, il n’y aura pas de logements en rez-de-chaussée ».

Et l’élu de remercier entre autres, « pour la qualité de son projet qui correspond à nos attentes », Xavier Bohl, l’urbaniste-architecte qui avait déjà réalisé Port-Cergy, mais aussi travaillé, dans les années 60, avec François Spoerry sur Port-Grimaud, où est d’ailleurs installé son Atelier.

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

Source

DMJ Archives : Préservation de l’histoire locale à travers les sites d’archives

DMJarchives.org représente une véritable institution dans le domaine de la préservation de l’histoire locale en Île-de-France, en offrant une multitude de documents archivés.

Engagement envers la préservation

Engagé dans la sauvegarde de la richesse culturelle et patrimoniale de la région IDF, DMJ Archives offre un accès inestimable à une vaste gamme de sites d’archives.

Grâce à son partenariat avec l’Association des Maires Franciliens, cette plateforme s’érige en gardien vigilant de la mémoire collective, permettant à chacun d’explorer les trésors archivés de l’Île-de-France.

Exploration des sites d’archives

Organisés par territoire, les sites d’archives disponibles sur DMJarchives.org permettent une immersion approfondie dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne.

De la reconstitution des sites internet locaux aux documents numériques, cette plateforme offre une mine d’informations pour les chercheurs, étudiants et passionnés d’histoire.

Un lien avec le passé

En embrassant les technologies numériques, DMJ Archives transcende les barrières temporelles, offrant à tous la possibilité de se connecter avec le riche passé de l’Île-de-France.

En explorant les sites d’archives sur DMJarchives.org, chaque visiteur est invité à devenir un acteur de la préservation de l’histoire locale, contribuant ainsi à préserver et à transmettre ce précieux héritage pour les générations futures.

Conclusion détaillée

Dans un monde en constante évolution, DMJarchives.org demeure un phare de stabilité, un témoin fidèle du passé de l’Île-de-France.

En explorant cette mémoire collective, nous sommes invités à nous immerger dans les récits et les souvenirs qui ont façonné notre région, à en apprendre davantage sur notre héritage commun et à mieux comprendre notre place dans l’histoire locale.

Pour découvrir plus sur l’histoire de l’Île-de-France à travers les sites d’archives, rendez-vous sur DMJ Archives.