Onze journées de compétition, 4.400 athlètes, 23 disciplines, et 549 épreuves dans le même décor de carte postale que les JO : les Jeux Paralympiques de Paris, qui démarrent ce mercredi 28 août promettent, eux aussi, du grand spectacle. Voilà déjà plusieurs jours que le comité d’organisation (Cojo) et les collectivités sont à pied d’oeuvre pour les organiser de façon millimétrée et tenter de prolonger la liesse. Les Jeux Paralympiques sont aussi l’occasion, depuis leur première édition à Rome en 1960, de rendre les villes plus accessibles à toutes formes de handicap. « Cette échéance a permis de mobiliser tous les acteurs autour de l’évènement, et de faire en sorte qu’il soit accessible à tous les athlètes et supporters, valides ou en situation de handicap », précise Lamia El Aaraje, adjointe (PS) de la Mairie de Paris, chargée des personnes en situation de handicap. Tour d’horizon des enjeux.
· Une vingtaine de sites reconfigurés
Resserrés sur une vingtaine de sites majoritairement franciliens, les Jeux Paralympiques bénéficieront largement des infrastructures déjà installées pour les JO. Les sites éphémères ont été démontés place de la Concorde, où se déroule ce mercredi la cérémonie d’ouverture, mais le Grand Palais accueille l’escrime fauteuil, Bercy le basket fauteuil, l’Arena Porte de la Chapelle le para-badminton, et l’Arena Paris sud le goalball, le para-tennis de table et la Boccia. Au Champ de Mars, exit le beach-volley et place au cécifoot . « Ce qui a fait la magie des Jeux Olympiques, ce sont les sites […], et vous aurez les mêmes » a rappelé sur France Info, Marie-Amélie Le Fur, la présidente du comité paralympique et sportif Français (CPSF).
En Seine-Saint-Denis, Clichy-sous-Bois, la Courneuve et le stade de France sont aussi hôtes des Jeux. Nombre de sites ont dû être reconfigurés, d’où ce délai entre les deux sessions des Jeux. Le village des athlètes, lui, n’a pas bougé : dès sa conception, « l’ensemble des voiries, des trottoirs, des accès ont été rendus complètement accessibles », précise son directeur, Laurent Michaud. 9.000 personnes, dont 4.400 athlètes handicapés, y seront logées.
· Dans les tribunes, 280.000 places accessibles en fauteuil
C’était l’un des points clefs de la candidature parisienne aux JO : permettre l’accessibilité du plus grand nombre de spectateurs aux épreuves. On estime qu’environ 450.000 personnes en situation de handicap seront venues assister à l’une des épreuves – un peu plus pour les Jeux Olympiques que pour les Paralympiques. Pour la première fois de l’histoire olympique, Paris 2024 a mis en vente des billets dédiés, 280.000 places accessibles en fauteuil. Les fanzones, comme la Terrasse des Jeux de l’Hôtel de Ville, bénéficient de rampes, de parcours fléchés et même d’espaces calmes destinés aux personnes souffrant d’un trouble du spectre autistique.
« Nous en avons profité pour améliorer l’accessibilité des sites d’épreuves autant que possible. Il est cependant impossible d’en chiffrer le coût car nous avons choisi de ne pas en faire un budget ad hoc », assure Ludivine Munos, responsable de l’intégration paralympique du Cojo. Dans les rares nouvelles infrastructures, comme le Centre aquatique Olympique de Saint-Denis ou l’Arena Porte de la Chapelle, des innovations ont vu le jour, comme la « sensory room » de l’Arena dédiée aux personnes sensibles au bruit ou à la foule.
· La difficile équation des transports
En dépit de la mise à disposition de 150 véhicules et 1.000 taxis aménagés , les Jeux Paralympiques s’annoncent délicats sur le plan des transports. Ils ont lieu à un moment où Parisiens et écoliers reprennent le travail. Et pour les spectateurs en situation de handicap, Paris reste un parcours du combattant : à peine 29 stations de métro sont accessibles en fauteuil. Un « énorme point noir », selon l’association APF France Handicap. « Les Jeux n’ont pas permis d’améliorer l’accessibilité du métro historique […]. On n’a pas gagné ce combat-là, mais ça ne veut pas dire qu’on n’a pas posé des jalons » , relativise Marie-Amélie Le Fur, rappelant la mise en accessibilité d’une soixantaine de gares, le « travail » réalisé sur les bus, et le prolongement de la ligne 14 du Grand Paris Express. La présidente du CPSF dit souhaiter que « la volonté des organisateurs et des politiques qu’on a ressentie sur ce sprint final des Jeux, perdure après ».
Le site de beach -volley a été transformé en stade pour le cécifoot.Reuters
· Une opportunité de réaménager les espaces publics
La Mairie de Paris et les collectivités de Seine-Saint-Denis, les deux principaux territoires d’accueil, ont revu leurs voiries et équipements publics pour faciliter les accès, pendant et après les Jeux. En Seine-Saint-Denis, 150 kilomètres de voies départementales ont vu leurs trottoirs adaptés aux fauteuils roulants. De même que les ponts et passerelles construits pour l’occasion. « Tout n’est pas réglé, mais grâce aux Jeux nous avons fait de grosses avancées dans ce domaine », indique Stéphane Troussel, président (PS) du département. A Paris, Lamia El Aaraje assure que les Jeux ont été un accélérateur, qui a permis de réaliser en un mandat des transformations qui en auraient nécessité 4 en temps normal. Pratiquement tous les bâtiments municipaux seront accessibles fin 2026, contre 63 % en 2023. Certains gymnases, comme Pierre-de-Coubertin, dans le 16e arrondissement, qui servait de centre d’entraînement pour la gymnastique rythmique et le trampoline, dispose désormais de rampes, de trottoirs élargis, d’un ascenseur ou encore de vestiaires dotés d’assises facilitant l’habillage des athlètes handicapés. La mairie a aussi inauguré début juillet 17 « quartiers d’accessibilité augmentée », avec des parcours spécifiques. Des équipements dédiés aux malvoyants ont été développés, avec 2.200 traversées de rues équipées de boîtiers sonores.
· La sensibilisation au handicap, un héritage immatériel
Plus d’un million de Franciliens, dont 170.000 Parisiens sont porteurs d’un handicap. En France, selon les différents modes de calcul, ils seraient entre 9 et 12 millions. Il faut « changer le regard des Français sur la situation de handicap » martèle Marie-Amélie Le Fur. Pour les sensibiliser, « nous avons beaucoup travaillé sur la visibilité des épreuves, comme celles de paracyclisme et de paramarathon qui se dérouleront en pleine ville », assure Ludivine Munos. L’enjeu est aussi « d’emmener plus de personnes en situation de handicap vers le sport ». Dans l’héritage des Jeux, le programme « club inclusif », cofinancé par état et les collectivités, permet de former et d’accompagner des clubs sportifs dans cette démarche.
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