, Val-d’Oise : A Pontoise la Ville reprend en main les maisons de quartier

Val-d’Oise : A Pontoise la Ville reprend en main les maisons de quartier

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C’est la sidération au sein de l’association Aquarel, qui gère les deux maisons de quartier des Louvrais et de Marcouville à Pontoise (Val-d’Oise), depuis qu’elle a appris, le 6 mai 2026, que la commune allait reprendre la gestion des deux centres socioculturels, à partir de janvier 2027.

« Pour des raisons qui nous laissent abasourdies », réagit-on au comité d’administration qui ne souhaite pas commenter davantage la décision de la Ville.

De son côté, la mairie justifie sa démarche. Interrogé sur le sujet, Philippe Rouden, adjoint en charge des Ressources humaines et de la vie associative, rappelle que la municipalité suivait « de très près » la situation préoccupante d’Aquarel.

Il y a deux ans, des tensions financières avaient conduit la commune a prévenir des risques pour l’avenir des deux structures.

Le projet de municipalisation se serait renforcé durant la récente campagne électorale des Municipales.

« Il y a eu une demande assez claire des habitants », affirme l’élu qui appuie le choix de la Ville résultant « d’une implication plus forte de la municipalité » dans les actions sociales de proximité.

Le Ville se pose pas mal de questions sur les projets et sur la façon dont ils sont menés.

La démarche a été officialisée le 6 mai, lorsque Philippe Rouden et Marie-Claude Cabarrus, adjointe chargée des quartiers, ont rencontré la direction d’Aquarel et annoncé la volonté de la Ville de reprendre la gestion des maisons de quartier.

En mairie, on précise qu’aucune décision n’aurait été prise « du jour au lendemain », rappelant les alertes financières passées et l’implication de la Ville à travers les subventions municipales accordées ces dernières années.

Maintien des salaires

Désormais, la municipalité souhaite « piloter directement la politique sociale », dans ces structures et engager, d’ici janvier 2027, une phase de co-construction avec les équipes salariées, les bénévoles et les habitants.

« Nous voulons porter une politique sociale plus forte, plus proche de la population, avec davantage de moyens humains et financiers », annonce Philippe Rouden. Tout en s’engageant à « une reprise de l’ensemble des salariés de l’association au sein des effectifs municipaux, dans des conditions favorables, avec maintien des salaires et avantages existants ».

Face à la procédure qui s’amorce, la mairie réfute toute idée de « mettre le couteau sous la gorge » à l’association.

« Aujourd’hui, l’association va mieux. Mais nous voulons professionnaliser davantage les choses et être en adéquation complète entre le projet politique porté par la Ville et le programme social à conduire. »

Jusqu’au 1er janvier 2027, la Ville s’engagerait dans un travail commun avec les dirigeants d’Aquarel pour mieux mener la transition, en particulier sur les volets ressources humaines et continuité des activités.

La dernière d’Aquarel

La question de l’avenir juridique de l’association reste toutefois floue.

Si Aquarel perdait la gestion des maisons de quartier, une éventuelle dissolution « relèverait du conseil d’administration de l’association et non de la municipalité », se démarque la mairie.

Depuis l’information, l’association Aquarel se fait une raison. « la dernière d’Aquarel ! » « Merci pour toutes ces belles années. Des souvenirs pour la vie ».

L’opposition vigilante sur la démarche de la mairie

« Cette annonce ne constitue pas totalement une surprise », réagit Sandra Nguyen Dérosier, conseillère municipale (Ps) du groupe Citoyens de Pontoise. « Nous sentions avant les élections municipales, que ce projet était en gestation, notamment après la baisse de 60 000 € de la subvention accordée à l’association. Une baisse qui avait finalement été compensée grâce à l’action des élus de l’opposition », soutient l’élue, pour qui un tel sujet « aurait mérité d’être évoqué pendant la campagne électorale. Les citoyens auraient sans doute apprécié d’en être informés avant de se rendre aux urnes », regrette-t-elle.
« La question de la reprise en gestion municipale peut se justifier alors qu’il s’avérait difficile de trouver une nouvelle présidence et que la municipalisation peut apporter une forme de stabilité et de pérennité », analyse Sandra Nguyen, surprise cependant par  » la méthode employée et sur le projet réel porté par la municipalité. Au vu de la manière dont l’annonce a été faite, la Ville de Pontoise risque une nouvelle fois d’agir sans véritable concertation », craint-elle.
« Nous attendons de connaître précisément le futur projet d’établissement avant de nous prononcer plus en détail. Le groupe Citoyens de Pontoise restera vigilant quant aux conditions de cette transformation. » 

De son côté le groupe d’opposition La L!ste réagit « à la manière abrupte de la reprise en gestion directe  des maisons de quartier des Louvrais et de Marcouville. Derrière  cette décision technique, nous craignons un choix politique : une équipe de droite  qui prend la main sur des lieux historiquement construits sur les valeurs de l’éducation populaire », s’indigne le collectif de la gauche radicale.
« Ces structures, c’est cinquante ans d’une dynamique rare : des dizaines d’habitants bénévoles qui prennent des initiatives, construisent des projets et les animent avec les équipes professionnelles d’animation. Cette culture (celle des habitants acteurs  et non simples usagers) survivra-t-elle sous une gestion municipale de droite ? La co-construction avec les habitants sera-t-elle une priorité pour une majorité qui n’en a jamais fait son ADN ? », interroge le groupe municipale.
« Se pose aussi la question concrète du quotidien. La souplesse actuelle sur des sujets comme : la gestion du  budget, la réservation des salles, l’organisation des activités, sera-t-elle préservée avec un cadre municipal forcément plus rigide ? ». 
« Le collectif La L!ste restera particulièrement vigilant à ce que la dynamique fruit de cinquante années de construction avec les habitants, ne soit pas mise à mal par manque de volonté de l’équipe municipale majoritaire ou de moyens alloués suffisants.  » 
« Pour l’heure, aucun plan de transition n’ayant été présenté, le collectif demande que la mairie propose rapidement un plan élaboré en concertation avec toutes celles et ceux qui font vivre ces quartiers. » 

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