
Nichée en forêt de Fontainebleau dans le Vaudoué, la chapelle des Templiers de Fourches, plus ancienne chapelle templière de France datant de 1150, poursuit sa restauration en 2026 grâce à des bénévoles passionnés.
En Seine-et-Marne, au cœur de la forêt de Fontainebleau, se cache un édifice qui défie les siècles : la chapelle des Templiers de Fourches, érigée vers 1150 sur le territoire du Vaudoué. Classée aux Monuments historiques depuis 1926, elle est considérée comme la plus ancienne chapelle templière de France, antérieure même à Notre-Dame de Paris. En 2026, elle continue de renaître, pierre après pierre, grâce à la détermination d’une poignée de bénévoles.
Après la consolidation de son clocher en 2024, l’édifice est entré à l’été 2025 dans une nouvelle phase de restauration patrimoniale, qui se poursuit aujourd’hui. Un impressionnant échafaudage habille toujours son pignon occidental : des joints usés par les siècles et des rampants à imperméabiliser d’urgence ont nécessité cette intervention. C’est l’entreprise Alain Savel, basée à Burcy, qui s’est vu confier les travaux, choisie pour sa sensibilité aux chantiers du patrimoine médiéval.
Qui sont les gardiens de cette chapelle templière en forêt de Fontainebleau ?
Derrière cette renaissance discrète mais tenace, on trouve les bénévoles du Centre de recherche et de documentation médiévales et archéologiques (CRDMA) de Saint-Mammès. C’est en 1973, deux ans après qu’un architecte des Bâtiments de France eut tiré la sonnette d’alarme, que l’association s’est emparée du chantier. Depuis, avec des moyens comptés mais une énergie sans faille, ses membres veillent sur ce site unique, situé sur une propriété privée et classée, que la végétation et l’absence de toiture depuis la Révolution française avaient considérablement fragilisé.
Pour la restauration du clocher, la communauté d’agglomération du Pays de Fontainebleau et l’association Les Vitraux de Saint-Loup avaient permis de financer la réfection des joints à la chaux et la pose d’une nouvelle cloche. Cette cloche, offerte par Hervé Gouriou, n’est pas sans saveur : le même artisan œuvre actuellement sur le chantier des cloches de Notre-Dame de Paris. Un fil invisible relie ces deux monuments, séparés de presque neuf siècles d’histoire.
La chapelle de Fourches : pourquoi est-elle si exceptionnelle ?
Construite vers 1150, soit plusieurs décennies avant le début de la construction de Notre-Dame, la chapelle de Fourches est un témoin rare de l’architecture romane templière en Île-de-France. Longtemps oubliée, envahie par les ronces, privée de toiture depuis la Révolution, elle aurait pu disparaître sans laisser de traces. Sa sauvegarde, entamée dans les années 1970, tient à la fois du travail de fourmi et du pari fou.
Comme le rappelle Claude-Clément Perrot, président du CRDMA : œuvrer sur un édifice vieux de 850 ans, ce n’est pas rien. Une formule sobre qui dit tout de l’ampleur de la tâche et de l’attachement de ces bénévoles à ce patrimoine hors du commun.
Ce site s’adresse aux amateurs de patrimoine médiéval en Seine-et-Marne, aux passionnés d’histoire templière et aux promeneurs de la forêt de Fontainebleau en quête de découvertes hors des sentiers battus. On s’y rend davantage pour frôler l’histoire du bout des doigts que pour un circuit touristique classique et c’est précisément ce qui en fait tout le charme.
Pour suivre l’avancement des travaux ou soutenir l’association, rendez-vous sur le site du CRDMA. La chapelle est accessible sur le territoire du Vaudoué, en Seine-et-Marne (77), dans la forêt de Fontainebleau.
2 autres sites templiers à découvrir :
- La commanderie templière de Coulommiers (77) Nichée dans le parc des Capucins, cette ancienne commanderie du XIIᵉ siècle est l’un des vestiges templiers les mieux conservés de Seine-et-Marne, à découvrir lors d’une balade dans la ville.
- La commanderie des Templiers d’Élancourt (78) dans les Yvelines, ce site médiéval remarquable témoigne de la présence templière en Île-de-France et abrite désormais la Cité du Numérique.
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