, Drapeaux palestiniens : ces maires des Hauts-de-Seine bravent Retailleau, le préfet engage un bras de fer

Drapeaux palestiniens : ces maires des Hauts-de-Seine bravent Retailleau, le préfet engage un bras de fer

, Drapeaux palestiniens : ces maires des Hauts-de-Seine bravent Retailleau, le préfet engage un bras de fer

Le bras de fer est engagé entre la préfecture des Hauts-de-Seine et les municipalités de Malakoff et Nanterre. Ces dernières ont décidé de hisser le drapeau palestinien sur le fronton de leur hôtel de ville, à l’approche de la reconnaissance par la France de l’État de Palestine à laquelle doit officiellement procéder Emmanuel Macron lundi 22 septembre 2025, lors d’une prise de parole devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

« Coup de force préfectoral » pour la mairie de Malakoff

La maire de Malakoff Jacqueline Belhomme (PCF) a ainsi fait hisser le drapeau palestinien sur son hôtel de ville ce vendredi et ce jusqu’à mardi inclus, expliquant vouloir saluer « la décision de la France, même tardive » de procéder à cette reconnaissance qui constitue selon elle « un acte important dans la perspective d’une paix juste et durable au Moyen-Orient ».

Mais la réaction de la préfecture de Hauts-de-Seine ne s’est pas fait attendre. En application de la demande en ce sens formulée vendredi auprès de tous les préfets par le ministre l’Intérieur Bruno Retailleau, le préfet Alexandre Brugère « a enjoint la ville de Malakoff au retrait immédiat du drapeau palestinien de sa façade ». Peu avant 20 heures vendredi, trois policiers se sont même rendus à la mairie pour notifier l’injonction préfectorale. La préfecture a par ailleurs saisi d’un référé le tribunal administratif de Cergy et une audience a eu lieu ce samedi matin à 11h30. La tribunal a finalement ordonné lui aussi à la mairie de Malakoff de retirer le drapeau de son fronton. Selon l’AFP, cette décision est une première depuis la consigne formulée de Bruno Retailleau.

La municipalité malakovite explique qu’elle n’a pas pu y être représentée, faute de temps pour se préparer et explique qu’elle goûte peu la méthode d’Alexandre Brugère qu’elle a qualifiée de « coup de force préfectoral contre la libre administration des communes » dans un communiqué publié ce samedi, tout en rappelant que « jamais les communes qui arboraient en solidarité le drapeau ukrainien sur leur fronton […] n’ont été inquiétées ».

La mairie de Nanterre pourra-t-elle hisser le drapeau palestinien ce samedi soir ?

En parallèle, la mairie de Nanterre a elle aussi annoncé son intention de hisser le drapeau palestinien ce samedi soir à 19h, lors d’une cérémonie en présence notamment du maire Raphaël Adam (divers gauche). Nous avons demandé à la préfecture des Hauts-de-Seine si elle comptait faire en sorte que ce hissage n’ait pas lieu et/ou si elle comptait déposer un nouveau référé contre la municipalité nanterrienne dès que le drapeau serait effectivement hissé. Elle ne nous a pas répondu pour le moment.

Alors que la reconnaissance officielle de l’État de Palestine par la France ne semble plus être qu’une question de jours, la question de hisser ou non le drapeau palestinien agite les mairies tenues par la gauche. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure a appelé tous les maires à le faire. Certaines grandes villes dirigées par des édiles socialistes ont répondu positivement, comme Saint-Denis ou Nantes, tandis que d’autres ont pris leurs distances comme à Saint-Ouen où Karim Bouamrane compte afficher non seulement un drapeau palestinien mais aussi un drapeau israélien lundi prochain.

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