, Val-d’Oise – Yvelines : Il fouille les archives de l’Occupation et de l’épuration

Val-d’Oise – Yvelines : Il fouille les archives de l’Occupation et de l’épuration

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Le récit de Régis Souriac

« Puiseux-Pontoise le 16 mai 1945. Un jeune homme, d’une maigreur effrayante, arrive dans le village, il porte un pyjama rayé sous un manteau trop grand pour lui, on a du mal à le reconnaître. Régis Souriac, 21 ans, un enfant du pays, revient de déportation, il ne pèse plus que 32 kg. Par chance et avec une endurance extraordinaire il a survécu au terrible régime des camps. Dénoncé par un ami d’enfance, il a subi un véritable calvaire. Il a maintenant un compte à régler et pas des moindres, retrouver le dénonciateur, celui qui l’a envoyé durant près de deux ans dans les camps de la mort. » Ainsi commence Bruno Renoult, à propos du retour d’un résistant déporté de la région de Pontoise. Pour cela, l’historien s’est appuyé sur la déposition faite par Régis Souriac, à son retour de déportation.

« Le 20 juillet 1943, j’ai été arrêté par les Allemands vers 17 heures, une voiture modèle Chrysler Impériale s’est arrêtée devant le café tenu par ma tante, Mme Bribard à Puiseux. Six gendarmes allemands et un civil ont débarqué du véhicule et surgi dans l’établissement. Ils ont demandé après moi, j’étais accusé d’avoir attenté à la vie d’un civil allemand Marcel Frambourg et d’être membre d’une organisation gaulliste et de faire de l’agitation dans le but de soulever la population contre les Allemands. Ma chambre a été perquisitionnée et quelques objets anodins ont été saisis. Mis en cellule à la gendarmerie, j’ai été transféré à la feldgendarmerie d’Enghien-les-Bains. »

Torturé, déporté

Le civil qui accompagnait les Allemands était Marcel Frambourg, engagé dans le Nskk (une formation militaire allemande employant de nombreux Français comme conducteurs). « Je connaissais bien Frambourg, car nous étions amis d’enfance et camarades d’école inséparables. En 1941 nous avions travaillé ensemble en Allemagne au titre de la relève pour faire libérer nos proches des camps de prisonniers. Une fois mon père libéré, je n’ai pas cru bon de repartir au Sto. Afin de me mettre à l’abri des recherches, j’ai contracté un engagement dans l’armée de l’Air le 17 octobre 1941, j’ai été affecté à Châteauroux au groupe de chasse I/2. De son côté, Frambourg a quitté la région pour passer en zone libre où il s’est engagé dans les Chantiers de Jeunesse. L’armée d’armistice ayant été dissoute en 1942, je suis rentré à Puiseux. Pendant ce temps, Frambourg s’était engagé dans un corps motorisé de la Luftwaffe. Un jour qu’il était en permission et en uniforme allemand, nous nous sommes retrouvés au café, le ton a monté ; pour moi il était un traître. Notre vieille amitié était brisée, il en a été très affecté et a juré de se venger. Son idéal était l’Europe Nouvelle et la Croix de Fer. Le 18 juillet 1943 je suis retombé sur lui dans la rue, il m’a insulté puis frappé au visage tout en dégainant sa baïonnette. Je n’ai pas répliqué. Deux jours plus tard j’étais arrêté », racontait Régis Souriac.

L’ami Kalachmikof

« À la feldgendarmerie d’Enghien, j’ai retrouvé mon ami Denis Kalachmikof, lui aussi avait été dénoncé par Frambourg, car il avait refusé de lui prêter sa moto pour aller au bal à Courdimanche. Nous avons été ensuite livrés aux services de la sûreté allemande à Maisons-Laffitte (S.D.) puis rue de Saussaies (Gestapo française). On nous présentait une liste d’habitants de Puiseux qui, dénoncés aussi par la famille Frambourg, auraient été antiallemands, mais aussi à propos d’un dépôt d’armes que nous avions enterré. Comme je niais, j’ai été torturé, pendu par les bras pendant quatre heures, frappé à coups de nerfs de bœuf. Le soir nous étions ramenés à la prison du Cherche-Midi. Pendant neuf jours nous avons été ainsi traités, avec les mêmes interrogatoires et les mêmes tortures chaque fois plus raffinées. Aiguilles sous les ongles, pieds brûlés, supplice de la baignoire avec décharges électriques. Ne pouvant rien tirer de nous, nous avons été condamnés à mort, pour haute trahison envers le Reich et expédiés au camp de Compiègne ».

Après la guerre, Régis Souriac est devenu gardien de la paix.

Source

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