, Yvelines : les chantiers archéologiques reprennent du service à la Ferme d’Ithe

Yvelines : les chantiers archéologiques reprennent du service à la Ferme d’Ithe

Ils ont commencé à travailler sous le soleil de plomb et la canicule mais cela n’a en rien entaché leur enthousiasme.

Depuis le début du mois de juillet 2025, une trentaine de jeunes ont investi le site communément appelé la Ferme d’Ithe, au Tremblay-sur-Mauldre (Yvelines). D’ici une semaine, ils seront une soixantaine.

Une partie sont des étudiants en archéologie issus de Paris IV la Sorbonne ou encore de la prestigieuse École nationale des Chartes. D’autres sont des bénévoles de l’association Rempart, en grande partie des étudiants en architecture, présents pour participer à la restauration d’une chapelle cistercienne.

Cela fait désormais 20 ans que chaque été, le site archéologique accueille des universitaires pour des chantiers-école de fouilles et de restauration du patrimoine. S’il a un intérêt particulier, c’est qu’il s’agit d’un site unique dans la région, voire en France.

« Exceptionnel de par sa continuité d’occupation de 2500 ans, de la période antique au XXe siècle ! »

Olivier Blin, archéologue

Très investi dans l’association ApsaDiodurum, il a participé à la découverte du site. Il a fait partie des équipes qui pendant 5 ans, de 1994 à 1999, ont participé aux fouilles préventives réalisées en vue de la déviation de la RN12.

Vidéos : en ce moment sur Actu

Des fouilles qui ont mis au jour les vestiges de l’agglomération gallo-romaine gigantesque de Diodurum, qui s’étend sur près de 40 ha.

À cette occasion, de très nombreux vestiges et objets de la vie quotidienne ont été retrouvés. Cette cité a partiellement ressurgi sous les pelles mécaniques et les truelles des scientifiques avant d’être à nouveau enfoui sous les remblais de la route moderne.

« Un site d’intérêt national »

À l’époque médiévale, au XIIe siècle, au-dessus de la cité antique, c’est une ferme qui s’est installée, une grange cistercienne dépendante de l’abbaye des Vaux-de-Cernay. Puis les bâtiments de la ferme d’Ithe ont été occupés jusque dans les années 60 avant d’être abandonnés.

« Résultats pour les archéologues et les passionnés d’histoire, il y en a pour tous les goûts sur ce site d’intérêt national. On n’a pas besoin de faire 10 chantiers différents pour accéder aux différentes époques, on a tout sur place ! »

Olivier Blin, archéologue et directeur scientifique de l’association ApsaDiodurum

Depuis 2004, ces fouilles programmées annuelles permettent aux étudiants de se former aux principes, méthodes et différentes techniques de l’archéologie, au relevé architectural et à l’analyse du bâti.

Cette année, les étudiants chercheurs vont s’atteler à fouiller le moulin cistercien « totalement inconnu, on en a retrouvé des traces l’été dernier, 2 jours avant la fin du chantier. Nous allons également nous pencher sur la fouille de la forge cistercienne. »

La restauration de la chapelle du XVIIIe siècle s’achève

Ferme d'ithe le tremblay sur mauldre
En parallèle, un chantier avec l’association Rempart est organisé sur le site de la Ferme d’Ithe, au Tremblay-sur-Mauldre (Yvelines). Venant de France, du Canada ou encore du Maroc, ces bénévoles, la plupart étudiants en écoles d’architecture, participent à la restauration du patrimoine. ©M.V.

Quant aux jeunes du chantier Rempart, ils s’affairent à la restauration de la chapelle du XVIIIe siècle construite à l’emplacement de la chapelle cistercienne.

« Depuis 20 ans cette année, près de 200 jeunes ont participé à cette restauration qui doit s’achever cet été. Ils auront tout fait de A à Z : maçonnerie, charpente, boiserie, plâtre et moulures, corniche… le tout accompagné par des encadrants techniques qui leur apprennent les techniques traditionnelles de restaurations telles que les feraient les Monuments historiques. »

Quentin Périer, médiateur du patrimoine de l’association ApsaDiodurum
ferme d'ithe
Grâce au travail des bénévoles de Rempart, la chapelle du XVIIIe siècle, sur le site de la Ferme d’Ithe, au Tremblay-sur-Mauldre (Yvelines), est sur le point d’être entièrement restaurée. ©M.V.

Bientôt un centre d’interprétation ?

L’été prochain donc, place à un nouveau projet : la rénovation de la grange cistercienne, avec l’aide de la Fondation du patrimoine.

Au fil des ans, toutes ces fouilles et recherches ont donné lieu à la découverte de nombreux objets : céramiques, bronzes, verres, pièces de monnaie… Le tout est lavé, séché, photographié, conditionné et inventorié par les étudiants et les adhérents de l’association ApsaDiodurum.

Des trésors soigneusement conservés dans l’optique d’être exposé au grand public ?

« Depuis deux ans, une réflexion est en cours pour créer un centre d’interprétation. Ça aurait tout son sens car il y a un vrai engouement autour de ce site. Aux journées du patrimoine, on peut franchir la barre des 1000 visiteurs, on sent qu’il y a une attente. »

Olivier Blin, archéologue

« Depuis la crise sanitaire, la population de nos villages se renouvelle. Beaucoup viennent de Paris ou de la petite couronne. Des nouveaux habitants, habitués à un certain niveau culturel et qui cherchent à s’approprier l’histoire de leur territoire. Notre site répond à toutes ces demandes », analyse Olivier Blin, qui espère bien voir ce projet se concrétiser dans les années à venir.

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.

Source

En résumé, DMJarchives.org se positionne comme un gardien vigilant de l’histoire locale en Île-de-France, offrant un accès sans précédent à une multitude de trésors d’archives numériques. Avec un engagement ferme envers la préservation de la richesse culturelle et patrimoniale de la région, DMJ Archives redonne vie aux documents historiques disparus, les rendant accessibles à tous. Grâce à une organisation méticuleuse par territoire, cette plateforme permet une plongée immersive dans l’histoire de chaque ville et commune francilienne. De la reconstitution des sites internet locaux à la compilation d’une photothèque riche en images digitales, en passant par la mise à disposition de documents variés, DMJarchives.org constitue une ressource inestimable pour les chercheurs, les étudiants et les habitants de la région. En somme, en archivant méticuleusement ces témoignages du passé, DMJarchives.org s’érige en véritable gardien de la mémoire collective de l’Île-de-France. Explorez cette précieuse plateforme pour découvrir et redécouvrir les trésors cachés de la région, archivés pour les générations futures.