À 78 ans, Bernard Le Gougec est toujours bon pied, bon œil. Il a lâché les étriers depuis 5 ans. Mais si le club d’équitation de Dourdan fête son cinquantième anniversaire ce week-end, il lui doit beaucoup. « J’y ai passé les plus belles années de ma vie professionnelle », reconnaît-il aujourd’hui sans forfanterie.
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« Tout était à faire »
Bernard a grandi au lendemain de la guerre dans la région de Vannes. Il a commencé très jeunes à monter les chevaux de traits de son oncle agriculteur. « J’étais très éloigné du monde équestre, mais à 15 ans, j’ai été embauché comme apprenti au Haras national du Pin dans l’Orne en Normandie. À 17 ans, je suis parti dans l’Oise à Bouffémont pour m’occuper des chevaux de la Baronne Empain, avant d’être engagé dans le Haras de Georges Colas à Maisons-Laffitte où je me destinais à une carrière de Jockey », se souvient ce père de deux enfants.
Malheureusement, une grave chute stoppe ses velléités professionnelles. En 1971, Bernard Le Gougec est engagé au Centre Équestre de Dourdan, situé en bas de la route des Granges-le-Roi. « J’habitais à Bécon-les-Bruyères à l’époque. Je prenais le train et j’allais à pied depuis la gare dans ce club très sélect où je donnais des cours particuliers. C’était un peu folklorique et je ne me sentais pas très à l’aise dans cette structure », avoue-t-il.
Sur un coup de tête, Bernard prend un rendez-vous avec Pierre Ceccaldi-Pavard, le maire de Dourdan dans les années 70. « Je lui ai parlé de ma volonté de démocratiser la pratique du cheval sur la commune. Après une poignée de main, Il m’a juste dit, « je vous rappelle ».

Quelques semaines plus tard, c’est chose faite. La ville acquit une demeure et un terrain, le domaine de la Garenne, qui est abandonné depuis la fin de la guerre 39-45. « J’ai visité le site. Je me suis même embourbé avec ma voiture » rigole-t-il encore. « Nous avons ouvert en 1975. Tout était à faire. Le potager a été défraîchi par les services de la ville pour en faire une carrière. Une grande structure en plastique nous servait de manège pour accueillir, matin et après-midi, les élèves de toutes les écoles élémentaires de Dourdan » se remémore-t-il.
Près de 240 licenciés
25 ans plus tard, Bernard quitte le club de Dourdan. « Nous avions près de 200 licenciés. L’apprentissage était au cœur de nos activités et de nombreux cavaliers ont disputé beaucoup de concours hippiques, de niveau national ou européen, où nous avons décroché de nombreuses médailles en saut d’obstacles ou sur des épreuves de concours complet ».
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Aujourd’hui son dernier successeur, Loïc Le Guennec prépare les festivités de ce cinquantième anniversaire. « Une nouvelle dynamique a été insufflée depuis 5 ans. Nous avons près de 240 licenciés aujourd’hui. Nous sommes plus axés sur l’apprentissage de la pratique équestre que sur les concours. Autour de nos deux moniteurs et de nos deux apprentis, nous proposons de nombreuses activités comme le paddock polo dernièrement. Nous sommes ravis de prolonger l’esprit insufflé par Bernard le Gougec », conclut-il.
Ce samedi 14 juin 2025, des animations et démonstrations seront proposés tout au long de la journée à l’occasion des 50 ans du club. Cette dernière se finira en beauté avec « une soirée spectacle équestre ».
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