
Paris – Michel Barnier a promis que le nouveau gouvernement serait connu la semaine prochaine. Le Pr Philippe Juvin semble tenir la corde pour occuper le poste de ministre de la Santé.
Le 16 juillet dernier, Frédéric Valletoux, tout comme l’ensemble du gouvernement, a déposé sa démission comme ministre de la Santé. Deux mois plus tard, celui qui s’occupe des « affaires courantes » (il a notamment géré les Jeux Olympiques et Paralympiques et la menace de la variole du singe) attend toujours son successeur. La faute à une situation politique particulièrement complexe et inédite issue des élections législatives et aux atermoiements du Président Emmanuel Macron pour nommer un Premier Ministre.
Depuis le 5 septembre dernier, Matignon a désormais un nouveau locataire en la personne de Michel Barnier. Le plus vieux Premier Ministre de l’histoire de la Vème République a promis ce mercredi que le nouveau gouvernement (et donc le nouveau ministre de la Santé) serait connu dès la semaine prochaine. Sans aucune majorité à l’Assemblée Nationale, l’ancien député RPR devrait essentiellement nommer des ministres issus de son camp politique ainsi que de l’ancienne majorité présidentielle, tout en essayant (mais cela s’annonce mal parti) de débaucher quelques personnalités de centre gauche.
Valletoux se verrait bien rempiler
Une situation politique qui limite la liste des candidats potentiels pour occuper le poste de ministre de la Santé. Frédéric Valletoux, bien sûr, pourrait rempiler. Ancien membre de Les Républicains (LR), désormais à Horizons, proche de l’ancien Premier Ministre Edouard Philippe, l’ancien président de la Fédération hospitalière de France (FHF) pourrait faire le lien entre LR et les macronistes. Les noms du Dr Yannick Neuder (cardiologue et député LR), de Corinne Imbert (pharmacienne et sénatrice LR), du Dr Stéphanie Rist (rhumatologue et auteur de plusieurs lois sur la santé à l’Assemblée Nationale) ou d’Arnaud Robinet (président de la FHF et maire de Reims) sont également cités.
Mais c’est pour le moment le Pr Philippe Juvin qui semble tenir la corde. Le chef du service des urgences de l’hôpital européen Georges Pompidou (HEGP), ancien maire de La Garenne-Colombes pendant 21 ans et actuellement député des Hauts-de-Seine coche en effet plusieurs cases. Il est d’abord un homme de terrain, qui connait ses dossiers, continue d’exercer à l’hôpital et n’hésite pas à s’engager personnellement (il a notamment servi en Afghanistan, soigné des blessés de l’attentat du 13 novembre et participé à la lutte contre la pandémie de Covid-19).
Mais c’est surtout son positionnement politique qui le place au centre du jeu. Bien qu’il soit toujours resté à LR, le Pr Juvin est en effet considéré depuis plusieurs années comme « Macron-compatible ». Depuis son arrivée à l’Assemblée Nationale en 2022, il prône un rapprochement entre le parti de droite et le chef de l’Etat. En juillet dernier, il a ainsi été réélu en profitant de l’absence de candidat macroniste contre lui aux législatives. Certes, il était opposé à Michel Barnier lors de la primaire présidentielle de LR en 2021. Mais Barnier et Juvin, arrivés respectivement avant-dernier et dernier de cette élection, ne devraient pas s’en tenir rigueur.
Philippe Juvin contre la bureaucratie
Depuis son arrivée au Palais Bourbon en 2022, le Pr Juvin s’est fortement engagé sur les questions liées à la santé. Contrairement à beaucoup de ses camarades de droite, il est opposé à toute politique de rigueur et prône un renforcement des moyens de l’hôpital public. Sur le front de la médecine libérale, on se souvient que c’est lui qui fut à l’origine de l’exonération de cotisations pour les praticiens libéraux en cumul emploi-retraite en 2023 (mesure qui n’a cependant pas été reconduite en 2024). Ces derniers mois, il a été l’un des parlementaires les plus engagés contre la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie, n’hésitant pas à mettre en avant son expérience de médecin et à évoquer la mort de son père.
Son nouveau cheval de bataille est la lutte contre la bureaucratie. Dans une vidéo postée dimanche dernier sur le réseau social X, il montre aux internautes le temps fou et inutile qu’il passe à devoir « coder » les causes d’hospitalisation de ses patients : une simple chute peut correspondre à des centaines d’items différents dans les grimoires de la Sécurité Sociale.
« Les charges administratives qui incombent aux soignants font partie des choses qu’il faut faire évoluer, nous passons beaucoup de temps devant notre ordinateur plutôt que devant les patients » explique l’urgentiste, qui milite pour un mouvement de simplification administrative et une plus grande utilisation de l’intelligence artificielle. « Le temps médical est précieux, je ne comprends pas pourquoi on ne facilite pas le travail des soignants alors que l’on manque de médecin ». Voilà qui pourrait être une des premières missions de l’éventuel futur ministre de la Santé, si le Pr Juvin venait à être nommé au gouvernement.
Quelle que soit l’identité du futur ministre de la Santé, il sera déjà le sixième à occuper ce poste dans le second mandat présidentiel d’Emmanuel Macron, deux ans seulement après sa réélection. Les derniers ministres de la Santé n’ont eu en moyenne que quelques mois de longévité. Et au vu de la situation politique particulièrement chaotique, le nouveau ministre risque lui aussi de devoir travailler sur un siège éjectable.
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