, Il y a 80 ans, en août 1944, les Alliés libéraient la Seine-et-Marne

Il y a 80 ans, en août 1944, les Alliés libéraient la Seine-et-Marne

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C’était il y a 80 ans. En août 1944, la Seine-et-Marne était progressivement libérée. Même si la Corse est libérée depuis 1943, il faut attendre le débarquement en Normandie, le 6 juin 1944, pour que la libération du pays soit réellement en marche, suivi ensuite du débarquement en Provence.

Retour sur ce moment de l’histoire de notre département.

La Résistance en marche

Des actions ont été réalisées tout au long de l’Occupation par différents groupes de résistants à travers la Seine-et-Marne. Toutefois, les faits qui leur sont attribués deviennent plus nombreux dans les semaines qui précèdent l’arrivée des Alliés dans le département.

Ainsi, le 4 juillet 1944, des engins explosifs détruisent la ligne téléphonique souterraine Paris-Metz à Lizy-sur-Ourcq. Au Pin, le 13 du même mois, c’est un pylône de la ligne haute tension qui subit le même sort, en plein milieu de la nuit. Idem à Dammartin-en-Goële, dans la nuit du 13 au 14 juillet. Les rails sont aussi visés, comme à Dampmart, où, le 6 août vers 2 h du matin, deux voies ferrées sont touchées par des explosifs, coupant la circulation durant huit heures. Pareil au Plessis-aux-Bois, le surlendemain, interrompant le trafic durant 24 heures. On compte aussi des vols de bons de rationnement.

Cette brève sélection, très loin d’être exhaustive, montre toutefois l’activité que pouvaient avoir les réseaux de la Résistance, rien que dans le nord du département.

L’arrivée des Alliés

La troisième armée du général George Patton contourne Paris par le sud, en cette mi-août 1944. Elle libère Souppes-sur-Loing, dès le 21 août, ou encore Nemours. Le 23 août, Fontainebleau est aussi libérée, après Saint-Fargeau-Ponthierry. C’est d’ailleurs ici que la Seine est franchie, alors que les Allemands avaient détruit le pont enjambant le fleuve quelques jours plus tôt.

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Dans le nord du département, la Première armée, aux ordres du général Courtney Hodges, libère Chelles le 27 août 1944. Les résistants s’étaient emparés de la mairie dès le 23 août. Suite à cela, des otages, et notamment certains civils, seront tués le 25 août 1944 par l’armée allemande. Parmi eux, on retrouve le gendarme Charles Castermant.

Le même 27 août, Lagny-sur-Marne, Esbly, Meaux et Crécy-en-Brie (devenue Crécy-la-Chapelle), mais aussi Coulommiers sont libérées par les Alliés, et notamment la troisième armée du général Patton, remontée vers le nord du département.

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Viennent ensuite Rebais, Mitry-Mory ou encore Dammartin-en-Goële et La Ferté-sous-Jouarre, libérées quelques heures plus tard. Plus loin, à l’est du département, Provins recouvre aussi la liberté.

Dans leur fuite, les Allemands n’hésitent pas à commettre des exactions. Ce sera le cas à Oissery, le 26 août 1944. Alors que des résistants sont chargés de réceptionner un important parachutage, aux environs de Saint-Pathus, ils sont surpris par des soldats Allemands. De violents combats ont lieu, et on dénombrera 105 tués. Certaines sources estiment que des civils comptent parmi ces victimes.

À Villeneuve-Saint-Denis, onze personnes perdront la vie la veille, le 25 août 1944, après avoir été arrêtées par des soldats d’une unité d’artillerie commandée par le capitaine Johan Wirck à quelques kilomètres de là, à Favières.

Après la libération, l’administration sera très vite remise en place, comme cela se fera à l’échelle nationale.

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