, Un lieu, une histoire : Ernest Schaffner, l’homme qui a donné son nom à l’hôpital de Lens

Un lieu, une histoire : Ernest Schaffner, l’homme qui a donné son nom à l’hôpital de Lens

, Un lieu, une histoire : Ernest Schaffner, l’homme qui a donné son nom à l’hôpital de Lens

Nombreuses sont les communes à avoir une rue ou un édifice au nom d’Ernest Schaffner et rendre ainsi un bel hommage à celui qui était au service de la population, des malades. Médecin, résistant, député et maire élu en 1947 à Lens, il est à l’origine des modernisations de la ville après la Libération et tout particulièrement celles de l’hôpital et de la maison de retraite. Et si l’actuel hôpital lensois porte son nom, ce n’est pas un hasard.

Médecin dès 1928 dans le Pas-de-Calais

Né le 30 avril 1901 à Strasbourg, Ernest Schaffner se marie le 22 mars 1934 à Lens avec Céline Marcel Piette, il est père de quatre enfants. Le médecin a consacré sa vie à la lutte contre la silicose et a fait progresser la médecine au péril de sa santé.

Dès sa nomination dans le Pas-de-Calais en 1928, il œuvre pour le dépistage, le traitement et la prévention de la silicose, « la maladie des mineurs ». Il dirige les dispensaires antituberculeux du bassin minier et a également en charge les services de pneumologie des sociétés de secours minières de Lens-Liévin. L’année d’après, il est nommé médecin-chef du nouvel hôpital de Lens qui sera inauguré en octobre 1932.

Une grave maladie contractée à cause des rayons

Tout au long de sa carrière, il se préoccupe des méfaits de la silicose sur la santé des mineurs. Les nombreuses radiographies thoraciques qu’il fait passer aux mineurs permettent ainsi de classifier la silicose parmi les maladies professionnelles en février 1946. Les compagnies minières françaises ont pourtant freiné sa reconnaissance jusqu’en 1945.

Fortement exposé aux radiations, dès 1934, le docteur contracte une radiodermite grave et subit dix-huit opérations chirurgicales. Il est amputé de la main gauche en 1955. Sa main droite est emprisonnée en permanence dans un pansement revêtu d’un gant blanc.

Malgré la maladie, il continue ses recherches pour soigner les mineurs silicosés. On le fait officier de la Légion d’honneur, sur son lit d’hôpital et on le cite à l’ordre de la Nation. Les mineurs délèguent deux jeunes galibots pour lui remettre un message de sympathie. Il décède le 23 septembre 1966, à 65 ans. « L’homme aux bandelettes », comme on le surnommait, n’est plus. Son héritage, lui, reste à tout jamais ancré dans la mémoire régionale.

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