Il lui avait souvent raconté qu’il avait sauvé un Anglais de l’amputation en 1944, mais Christel Pétri était loin de s’imaginer que son père, le Dr Frédéric Pétri, avait participé au sauvetage d’un des rares rescapés de l’épisode le plus sanglant en montagne de la Seconde Guerre mondiale. En novembre 1944, 27 soldats anglais et 14 partisans italiens meurent dans la traversée du col de la Galise, pris au piège par une neige meurtrière.
Pour la première fois, et à l’initiative de Christel Pétri, la commune de Val-d’Isère commémore cette tragédie dimanche 11 août 2024. Elle a mis des décennies à être révélée jusqu’au travail de l’historienne savoyarde : « Il n’y avait pas de récit de l’époque car le régime italien n’acceptait pas l’idée que des Italiens aient pu aider des soldats anglais à fuir l’Allemagne nazie.«
Une trahison comme déclencheur
À force de lectures d’ouvrages italiens peu connus, de rencontres avec des historiens, de consultations des archives militaires, elle a reconstitué le puzzle de « cette épopée » : « C’est la trahison d’un Italien, qui avait besoin d’argent, ce pauvre homme était un informateur du colonel allemand, côté italien, explique Christel Pétri. Il apprend que les Anglais aidés par des partisans veulent rejoindre la France et c’est à cause de lui que ce périple se met en marche. »
Le groupe de 44 hommes précipite son départ. Ils pensent atteindre Val-d’Isère, par le col de la Galise, en une journée comme les Italiens ont l’habitude de le faire. Le voyage durera 11 jours et seuls trois survivront. Une tempête de neige effroyable s’abat sur eux : « Il y avait un blizzard épouvantable. Marcher dans 50 centimètres de neige, sans de bonnes chaussures, les uns derrière les autres et sans y voir rien, on est vite pris par le froid et ça devient un calvaire.«
Seuls trois survivants
Après une première nuit, au vallon du Prariond, quarante hommes décident de partir devant. Ils périront tous dans la chute d’un pont de neige au dessus de l’Isère ou piégés par le froid. Quelques jours après, deux Italiens restés en arrière décident d’avancer à leur tour. « Quand ils arrivent au sommet de la gorge du Malpasset, ils heurtent les cadavres de leurs frères, de leurs amis et ils comprennent ce qu’il s’est passé », raconte encore Christel Pétri.
Finalement, des maquisards italiens, traversant à la faveur d’une accalmie, aperçoivent les deux Italiens qui leur indiquent que deux Anglais sont encore piégés sous la neige, plus haut dans le vallon. En réalité, seul un est encore en vie : Alfred Southon, secouru par un groupe d’habitants de Val-d’Isère dont fait partie le Dr Pétri.
Le rôle du Dr Pétri
« Il a été soigné par ma grand-mère, ma tante et mon père jusqu’à ce qu’il soit assez bien remis pour être descendu vers l’hôpital militaire à Aix-les-Bains où le médecin l’a amputé, témoigne Christel Pétri. Mais mon père n’a jamais su et il a toujours dit qu’il avait sauvé un Anglais de l’amputation ! » En 1953, Southon revient à Val-d’Isère dans l’espoir de saluer son sauveur mais le Dr Pétri n’est pas là. Les deux hommes ne se reverront jamais.
C’est pour rendre hommage et faire connaître cette tragédie que la commune de Val-d’Isère organise une journée de commémoration, avec une conférence animée par Christel Pétri à 11 heures, à la ferme de l’Adroit puis un cérémonie au refuge du Prariond à 16 heures.
L’histoire des Avalins
« Ca a une vraie valeur et il faut faire vivre les acquis des Avalins pour ceux qui sont là depuis plusieurs générations, déclare Dominique Maire, élue de Val-d’Isère. Tout ce qu’on peut célébrer, faire et partager à nos enfants, c’est un moyen de faire vivre le village.«
Val-d’Isère compte aussi installer un panneau explicatif au niveau du refuge du Prariond, en plus de la plaque commémorative déjà existante sur le site.
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