
Ils n’ont probablement pas été entretenus depuis plus d’un demi-siècle.
Les murs de l’ancien château médiéval de Pontoise (Val-d’Oise) étaient envahis par la végétation et l’entreprise chargée du chantier de réfection des remparts a commencé par élaguer l’espace, pour se frayer un chemin, depuis la ruelle de la Croix-du-Bourg.
Située en mitoyenneté de propriétés privées, la façade sud-ouest était devenue inaccessible.
La remise en état relève d’un chantier engagé par la Ville, sous le premier mandat de Stéphanie Von Euw, la maire (Lr) de la Ville.
Un programme voulu pour des raisons de sécurité. Au fil des travaux, les ouvriers confortent l’édifice où des pierres se déchaussent et menacent la solidité du mur bâti il y a plus de 900 ans.
À cette époque, la population s’est déjà déplacée de la cité antique, alors située sur l’actuel plateau Saint-Martin, pour s’installer sur le Mont-Bélien, fortifié pour échapper aux incursions des Vikings qui remontaient l’Oise.
C’est sous le roi Louis VI qu’un château a été construit sur la roche naturelle et des murailles édifiées, formant les remparts de la Ville (lire encadré ci-dessous).
Les murailles de Louis VI
C’est sur le mont Bélien que le bon roi Louis VI a fait construire le château de Pontoise, résidence royale, et ses murailles (après 1108). Cinquième monarque de la dynastie des Capétiens, il est le fils de Philippe 1er, qui a intégré le Vexin au domaine royal. Bon mangeur et bon buveur, on le surnomme le gros, mais Louis VI est d’abord un bâtisseur qui va consacrer son règne à faire de l’Île-de-France une province pacifiée. Il aime séjourner à Pontoise où il s’emploie à lutter contre les seigneurs pilleurs. Louis VI marquera son passage sur le trône en créant des communes rurales, notamment dans le Vexin, de Pontoise à Mantes. Il accorde des privilèges aux villes, lançant les premières franchises municipales. Mais c’est sous le règne de son petit-fils, Philippe II Auguste, que Pontoise obtient le droit d’avoir un maire (1188). C’est aussi à cette époque que les fortifications firent l’objet d’extension.
Les remparts sont la propriété de la Ville et la mairie a le devoir de les entretenir.
Depuis la rue Pierre-Butin (ex-rue de la Petite Tannerie), à l’arrière de propriétés privées, on aperçoit encore les murs de la citadelle royale.
« Il y a des parties de remparts constitués à la fois de roche naturelle laissée en place et de parties construites. C’est ce mélange qui fait toute la singularité du site », explique Thil Noiriel, architecte du patrimoine.
Pour les besoins du chantier, des visites sont menées afin de s’assurer de l’état du bâti.
« Les remparts sont la propriété de la Ville et la mairie a le devoir de les entretenir », explique Sébastien Guery, adjoint en charge des grands chantiers.
La commune a déjà procédé à l’entretien des murs visibles du grand public face à l’Oise.
Une partie sert de vitrine patrimoniale à la commune labellisée Art et Histoire. Mais d’autres murs des remparts nécessitent d’être remises en valeur. Ce que la Ville s’engage à effectuer à travers un chantier budgétisé à hauteur de 1,3 million d’euros.
Sous la roche
Au-delà de la partie visible des murs, l’opération d’entretien s’attarde aussi dans les cavités creusées sous la roche.
Par endroits, rue Pierre-Butin, le chantier a consisté à poser des piliers en pierre.
Pas question de renforcer l’édifice avec du béton ou du parpaing.
« La pierre est naturelle et souple. Elle s’adapte à l’élément géologique », explique Louis Geneste, artisan tailleur de pierre et spécialisé dans la restauration du patrimoine bâti.
Sur le site, les échanges entre professionnels témoignent de la richesse et de la complexité du lieu, mêlant roche naturelle et constructions successives.
Ce n’est pas un simple mur : on est entre la structure construite et la formation naturelle.
« Ici, les remparts sont directement fondés dans le rocher taillé. Ce ne sont pas des pierres rapportées : c’est la roche même qui a été sculptée pour créer ces niches (colombier) », montre Thil Noiriel, de ce qui est considéré comme la plus belle partie des remparts, visible depuis la cour d’un particulier de la rue Pierre-Butin.
« On compte neuf niches visibles, creusées dans la masse. C’est assez rare. Ce n’est pas un simple mur : on est entre la structure construite et la formation naturelle. »
Plus loin, à l’abri des regards du public, dans une arrière-cour on voit un mur constitué de deux saillants.
Là aussi, les ouvriers vont s’attarder à reprendre cette partie basse des remparts.
Les murailles médiévales
Plus haut, à l’emplacement de l’ancien château médiéval, le chantier consiste à restituer les murailles d’origine.
Depuis la reprise des murs, le site livre son passé. « Grâce à des plans anciens, on sait qu’ici il y avait une tour », relève Thil Noiriel. Le château a été démantelé au XVIIe siècle.
Cette partie de la restauration est effectuée sur des échafaudages.
Par endroits, l’opération a nécessité l’intervention de cordistes pour dégager des racines profondément ancrées dans la maçonnerie.
« Il y avait une forte végétation, des désordres dans la maçonnerie, des pierres qui tombaient. Le mur n’était plus protégé, l’eau s’infiltrait », rapporte Sébastien Guéry.
Lancés en juillet 2025, les travaux doivent s’achever en février 2027.
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