
Le comité Jean-Vilar a été surpris par les propos tenus par le maire (Lr) d’Argenteuil (Val-d’Oise), Georges Mothron, dans nos colonnes. L’élu avait confié qu’après la concertation autour du projet du front de Seine, comprenant l’avenir de l’île Héloïse,
» beaucoup d’acteurs ont été écoutés. Le filigrane du projet est quasiment bouclé. On conservera les fondations mais le bâtiment de la salle des fêtes, trop vieillot et avec beaucoup d’amiante, sera détruit. Les fondations serviront de base d’une salle de spectacles qu’on va monter pour 2 000 à 2 500 personnes « .
« Le maire n’a pas honoré sa parole »
Certains se sont interrogés : s’agira-t-il d’une nouvelle salle municipale, comme l’actuelle, ou d’une salle de spectacles privée, comme c’est probable ?
Le comité Jean-Vilar s’était battu pendant sept ans contre le projet Cap Héloïse (un projet de 40 000m2 comprenant une salle de spectacle, un complexe cinématographique, des restaurants et plusieurs autres commerces, ainsi que 150 logements) et contre la destruction de la salle Jean-Vilar.
Un combat « d’arrière-garde », a toujours jugé le maire (Lr) Georges Mothron, qui voit ses opposants comme des « soixante-huitards » qui n’auraient rien compris au film de la modernité. Le maire d’Argenteuil, séduit par les arguments de la société Fiminco, y avait vu la relance du commerce, alors que Coté Seine, en centre-ville, n’aurait pas rempli le rôle espéré lors de sa construction au tout début des années 2000. Autre avantage, une salle de spectacle moderne, en phase avec les besoins d’une commune de 107 000 habitants. La Ville avait souligné qu’elle n’avait pas les moyens de moderniser et remettre aux normes Jean-Vilar, construit en 1970.
Le comité Jean-Vilar avait fait signer une pétition et organisé de nombreuses manifestations.
Le projet porté avec le groupe Fiminco a finalement été abandonné en juillet 2024.
Depuis, la municipalité a annoncé vouloir un autre projet pour le front de Seine, davantage tourné vers la nature, sans se prononcer sur l’avenir des salles Jean-Vilar et Pierre-Dux, ce bâtiment construit en 1970 sur l’île Héloïse.
« Le 25 juin 2025, le maire s’était publiquement engagé à nous fournir le 15 octobre les études et les devis que nous réclamions depuis longtemps sur le coût de la réhabilitation de Jean Vilar », souligne le comité Jean-Vilar. Une promesse faite suite à une intervention de Jean-Christophe Solar, cofondateur du comité.
« Cette réunion a été annulée la veille ! Non seulement le maire n’a pas honoré sa parole mais durant la campagne des municipales, il a mis le dossier sous le tapis. Son adjointe à l’urbanisme s’est même voulue rassurante : On fait des études et ça prendra du temps ».
Une annulation dûe « à la période de réserve électorale » selon la mairie
L’annonce de l’annulation avait été faite la veille au soir sur le Facebook de la Ville. Cette dernière expliquant qu’
en raison de la période de réserve électorale, la réunion publique Île Héloïse du mercredi 15 octobre est annulée. En période de réserve électorale, qui a débuté le 1er septembre, le maire, qui sera candidat en 2026, ne peut pas communiquer sur les projets. Le maintien de la réunion a récemment été déconseillé par l’avocat de la Ville. »
Le comité Jean-Vilar, qui rappelle que, suite à l’abandon du projet, « le promoteur réclame 7,2 millions d’euros à la Ville », réclame à la municipalité « une vraie concertation » et que cette dernière lui fournisse les éléments « permettant de se prononcer entre une réhabilitation, qui permettrait de sauvegarder l’essentiel du style architectural de Maurice Novarina, en conservant l’ensemble des façades, et une démolition suivie de reconstruction dont le coût financier et l’impact environnemental pourraient être plus élevés. »
Le comité demande également la communication « à titre comparatif des devis de démolition et de désamiantage, si nécessaire. »
Et de conclure : « Le comité Jean-Vilar, les associations et les 9 000 Argenteuillais signataires de la pétition, qui ont participé à la longue lutte contre le projet Fiminco, et réussi à préserver l’île Héloïse, ses arbres remarquables, et l’accès à la Seine, restent mobilisés pour l’avenir de la salle Jean Vilar. »
Le cabinet du maire d’Argenteuil n’a pas souhaité commenter les propos du comité Jean-Vilar.
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