, Pourquoi des étudiants en architecture arpentent les rues de cette commune de Seine-et-Marne ?

Pourquoi des étudiants en architecture arpentent les rues de cette commune de Seine-et-Marne ?

Vous les avez peut-être croisés dans les rues de Crouy-sur-Ourcq. Depuis maintenant six semaines, des étudiants arpentent la commune carnet à la main, observant bâtiments et usages du quotidien dans le cadre d’une démarche universitaire.

Ils sont dix-neuf, en master 1 à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Val de Seine (ENSA) et travaillent dans la salle du conseil municipal gracieusement mise à disposition par la mairie. C’est là que tout se discute, le calme règne, seules quelques réflexions techniques sur l’architecture percent le silence.

Après plusieurs semaines à observer les édifices, les élèves s’attellent maintenant à proposer des projets concrets pour réhabiliter ou transformer les bâtiments choisis. Les étudiants « apprennent en faisant » explique Laurence Veillet l’une des enseignantes qui encadre les élèves dans ces travaux pratiques.

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Pourquoi à Crouy-sur-Ourcq ?

Les étudiants ne se sont pas retrouvés spécifiquement à Crouy-sur-Ourcq par hasard. « On cherchait un lieu adapté pour cette démarche et on voulait pouvoir travailler sur des éléments typiques du territoire et notamment se concentrer sur l’architecture vernaculaire [constructions traditionnelles réalisées avec des matériaux locaux, selon des techniques ancestrales propres à chaque région N.D.L.R.] », raconte Laurence Veillet.

Les encadrants recherchaient un lieu à la fois historique, représentatif du territoire et surtout éloigné des grandes villes que les étudiants parisiens connaissent déjà. C’est donc tout naturellement que Samuel Sourice, architecte des Bâtiments de France, a redirigé le corps enseignant vers la cité crouycienne.

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Des idées concrètes dans des lieux bien connus

Au fil des semaines, les étudiants se sont penchés sur plusieurs sites de la commune. Dans la sélection réalisée par les étudiants eux-mêmes, on retrouve : le parc de la Providence avec son musée, la gare, l’ancienne laiterie, le presbytère, l’église, la salle dite de la vigne (qui fait office de maison des associations), l’ancienne maison de retraite des Tamaris ou encore l’ancienne bâtisse située en face du collège Champivert surnommé La Friche.

De leurs analyses émergent différents projets hypothétiques pensés à l’échelle communale. Dans le parc de la Providence et son musée certains imaginent de nouvelles thématiques pour le musée (la vie quotidienne au XIXe siècle, la Grande Guerre et l’agriculture locale) en repensant totalement le parcours de visite et ajoutant un restaurant.

Dans le Bâtiment situé dans le parc de la Providence, les étudiant imaginent une restructuration complète du musée tout en intégrant un restaurant.
Dans le bâtiment situé dans le parc de la Providence, les étudiants imaginent une restructuration complète du musée tout en y intégrant un restaurant. ©Camille Gigan

Pendant que d’autres envisagent un espace intergénérationnel pour redonner vie à La Friche avec des logements pour seniors, une permanence infirmière, un foyer ouvert à tous pour favoriser l’échange et un restaurant associatif. Ces exemples d’aménagement montrent bien que les étudiants se concentrent sur l’aspect architectural mais aussi social.

Suite à leurs analyses les futurs architectes ont proposé un complexe intergénérationnel en lieu et place de La Friche
Suite à leurs analyses, les futurs architectes ont proposé un complexe intergénérationnel en lieu et place de La Friche. ©Camille Gigan

Un puits d’idées pour la mairie

Si ces projets restent pour l’heure purement théoriques, la municipalité n’écarte pas de s’en inspirer. Les propositions des futurs architectes seront présentées au conseil municipal en juin et à l’ensemble de la population l’an prochain. Pour Didier Manson, maire de Crouy-sur-Ourcq, « cette initiative apporte une réflexion pertinente avec un regard extérieur ». « Si deux trois idées sont pertinentes » l’édile n’exclut pas de réellement lancer certains projets qui seraient cohérents avec la politique municipale : patrimoine, culture et tourisme.

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