
À Boissy-l’Aillerie (Val-d’Oise), une nouvelle page s’ouvre avec l’élection de Paul Dubray, 44 ans. Le conseiller départemental et désormais maire s’installe en mairie.
Auparavant adjoint et conseiller municipal durant douze ans, il connaît déjà les dossiers en cours et n’envisage pas un bouleversement dans la politique du bourg de 2 120 habitants.
Sa ligne est définie : une gestion ancrée dans le réel, au plus près des habitants, loin des promesses excessives.
Depuis 1826
Enfant du village, où sa famille d’agriculteurs est installée depuis deux siècles, le nouveau maire entend s’inscrire dans la continuité tout en apportant sa vision, centrée sur la proximité et le pragmatisme.
Plus qu’un programme ambitieux sur le papier, il défend une manière de faire, façonnée par son parcours local et son attachement profond au territoire.
Pour Paul Dubray, l’action municipale s’exprime au quotidien en répondant aux besoins immédiats des habitants. « On forme une commune où chaque décision doit être utile. Les habitants attendent des solutions, pas des effets d’annonce », insiste-t-il, conscient de la réalité des finances locales. Circulation, stationnement, maintien des commerces ou encore sécurité : autant de sujets qu’il considère comme prioritaires, car directement visibles.
Je discute avec tout le monde, que ce soit au café ou dans la rue.
Dans un territoire soumis à une croissance urbaine d’un village mitoyen de l’agglomération de Cergy-Pontoise, le maire affiche une volonté forte : préserver l’ADN du village.
C’est dans ce sens qu’il veut relancer une fête du village, un accueil annuel des nouveaux habitants, créer un conseil municipal des jeunes. « Je veux que Boissy reste un village, avec cette proximité entre les gens, cette convivialité qu’on a connue plus jeune », explique-t-il.
Autre pilier de la méthode Dubray : le travail d’équipe. Le maire insiste sur une gouvernance partagée, où chaque élu a un rôle défini et une autonomie.
« Je fonctionne en chef d’équipe. Ce n’est pas « je », c’est « nous ». Chacun apporte sa pierre et je fais confiance », affirme-t-il.
Le collectif avant tout
Une approche qui, selon lui, permet de gagner en efficacité tout en valorisant l’engagement des élus locaux : « Quand on fait confiance aux gens, ils se dépassent. »
Face à une fonction de proximité, Paul Dubray cultive le lien direct avec les habitants. Disponible, il privilégie les échanges informels et le terrain.
« Je discute avec tout le monde, que ce soit au café ou dans la rue. C’est comme ça qu’on comprend vraiment les attentes », souligne-t-il.
Une proximité qu’il exprime dans sa manière d’exercer le mandat : « Être maire, ce n’est pas un rôle à horaires fixes. Il faut être là quand il y a un problème. »
Fort de son expérience au niveau départemental, le maire inscrit également son action dans une logique plus large. Il défend la coopération entre communes et la mutualisation des moyens.
« On a tous les mêmes problématiques. Travailler ensemble permet d’aller plus loin, sans forcément dépenser plus », estime-t-il.
Au-delà de l’engagement d’élu, Paul Dubray revendique une démarche personnelle forte. « Il faut être passionné. Si un jour je n’ai plus les moyens d’aider ou que je n’y prends plus de plaisir, j’arrêterai », confie-t-il.
Candidat à la présidence de la communauté de communes
Après une expérience de conseiller départemental depuis cinq ans, le nouveau maire de Boissy-l’Aillerie affiche son souhait de partager ses compétences au-delà du territoire communal. Il se propose aussi à la présidence de la communauté de communes Vexin Centre, dont l’élection aura lieu le 9 avril. Depuis la défaite de Nadine Ninot, ex-maire de Marines, se pose la question du maire qui lui succédera.
Pour Paul Dubray, ce projet ne s’est pas imposé immédiatement. « Je n’y avais pas pensé au départ », reconnaît-il. C’est au fil des échanges avec ses homologues que l’idée a émergée : « Ce sont des maires qui sont venus me chercher. Une dizaine m’a dit : “Pourquoi pas toi ?” »Face à la proposition il a dressé un constat : « Beaucoup (d’élus) veulent être vice-présidents, mais moins veulent en prendre la tête. Or, il faut quelqu’un pour porter les choses. » Après réflexion, il décide de franchir le pas, mais sous la condition : ne pas exercer le pouvoir seul. « Il y a un président parce qu’il en faut un, mais pour moi, on avance tous ensemble. » Et il insiste sur ce point : « Chacun doit avoir sa place. On ne peut pas tout faire seul, et ce n’est pas souhaitable », explique celui qui insiste également sur l’implication dans la durée : « Ce n’est pas juste la première année. Il faut que tout le monde s’investisse pendant tout le mandat. »
À l’exemple de sa gestion municipale, sa vision de l’intercommunalité se veut pragmatique et apolitique. « Je ne veux pas que la communauté de communes devienne un espace politique. On est là pour répondre aux besoins des habitants, pas pour faire des clivages », insiste-t-il. Il met en avant son travail au Département et souligne la similitude des problématiques entre communes : « On a tous les mêmes difficultés. C’est là que la mutualisation prend tout son sens. » Pour lui, la communauté de communes doit être un levier concret : partage de moyens, accompagnement des projets, simplification des démarches pour les maires.
Parmi les pistes qu’il évoque, la mutualisation des services occupe une place centrale. Il cite notamment les transports scolaires, souvent coûteux pour les communes rurales :
« Le transport est un frein pour les sorties scolaires. Pourquoi ne pas imaginer un bus partagé entre plusieurs intercommunalités ? » Il élargit cette réflexion à d’autres domaines : sécurité, équipements ou services techniques. « À 60 communes, on peut faire des choses qu’on ne peut pas faire à 30 », avance-t-il, évoquant même des coopérations entre plusieurs intercommunalités voisines. Une vision qui dépasse les frontières administratives traditionnelles : « Il ne faut pas rester enfermé dans notre périmètre si on veut avancer. »
Son expérience au département constitue un atout qu’il assume : « Je connais les rouages, les interlocuteurs, et ça permet de gagner du temps. » Au-delà de la technique, il met en avant l’importance du relationnel : « Les réseaux sont essentiels à ce niveau-là. Ça permet de débloquer des situations plus rapidement. »
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