Jusqu’au premier tour des élections municipales 2026, La République de Seine-et-Marne vous propose une série consacrée aux maire aujourd’hui disparus qui ont marqué l’histoire du département (épisode 1/6).
Il a vécu sa vie à 100 à l’heure, et ce, dans tous les sens du terme ! Jacques Heuclin (1946-2007), maire de Pontault-Combault (Seine-et-Marne) pendant 30 ans, avait cette particularité d’être un sportif de haut niveau en plus de sa vie d’élu. S’il n’était pas le premier en Seine-et-Marne à s’être illustré de la sorte, comme l’atteste Jacques Marinelli, ancien maire de Melun et coureur du Tour de France, il a eu l’originalité de poursuivre sa passion durant ses différents mandats.
« C’était un sacré pilote, résume Pierre Jacquet, l’ancien directeur général des services (DGS) de la ville de Pontault-Combault, qui a accompagné Jacques Heuclin de 1983 à 2003. C’était un vrai sportif, désireux de réaliser beaucoup de choses pour les habitants de Pontault-Combault. Bref, c’était un fonceur. Et parfois, il fallait s’accrocher à lui pour le suivre ».
Elu maire à 31 ans, Jacques Heuclin a marqué la ville de Pontault-Combault
Fonceur dans la vie ? On peut le dire, car il réussit à s’emparer de la mairie à seulement 31 ans ! Bien que né à Paris en 1946, Jacques Heuclin est un enfant de Pontault-Combault. Il y a d’ailleurs fait ses études primaires et secondaires. Une fois son brevet d’enseignement commercial en poche, il intègre un bureau d’études en 1969 où il exerce la fonction de contrôleur de gestion.
C’est à cette même période que le jeune homme s’intéresse à la chose politique. En 1968 en effet, il adhère au PSU, comprenez le Parti socialiste unifié, le mouvement lancé par Michel Rocard. Partisan de ce que l’on appelait la « Deuxième gauche », il finit par se ranger dans les rangs du Parti socialiste en 1971, au moment du fameux Congrès d’Epinay.

Au sein du parti, il forge son image et sa destinée. C’est décidé, en 1977 il veut devenir maire. A seulement 31 ans donc, il rafle la mairie installée dans l’ancienne propriété du Maréchal Lefebfre, l’un des anciens bras droits de Napoléon Ier.
« Dès qu’il a pris ses fonctions, il a vu qu’il n’y avait pas d’endroit pour les expositions, soirées festives et autres concerts. C’est comme ça que lui est venue l’idée de faire construire la salle des fêtes Jacques-Brel », rappelle Pierre Jacquet.
Des réalisations de ce type, il en fera bien d’autres durant ses mandats. Car Jacques Heuclin aura le luxe d’être réélu haut la main en 1983, 1989, 1995 et 2001. « Il était élu au premier tour, signe d’une certaine popularité », estime son ancien DGS.
Un sportif de haut niveau
Constructions d’écoles ou d’équipements sportifs, il œuvre aussi pour la fameuse fête franco-portugaise qui réunit chaque année plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le parc de l’hôtel de ville. Outre la mairie, il va enchaîner aussi les mandats électifs, avec le conseil général dès 1979, puis le conseil régional en 1986. Il devient même député de 1991 à 1993, puis de 1997 à 2002.
En parallèle de sa vie d’élu, nous le disions plus haut, Jacques Heuclin était un vrai mordu de sport. Pilote automobile, il a participé à une dizaine d’éditions des 24 heures du Mans entre 1981 et 1992. Il finit même par remporter un titre de champion de France des circuits en 1986.
Sa passion pour la mécanique va même l’accompagner jusqu’à Pontault-Combault, comme l’explique Pierre Jacquet.
« Un jour, on remarque la présence d’un hélicoptère qui se rapproche dangereusement du parc de la mairie. On comprend alors qu’il va se poser sur le gazon. C’est là qu’on voit descendre Jean-Pierre Beltoise, le champion de Formule 1. C’était un ami de Jacques Heuclin et il venait lui rendre visite. Nous n’étions pas au courant, ce qui a fait beaucoup rire M.Heuclin, se remémore l’ancien DGS, avec un sourire aux lèvres. C’est sûr qu’aujourd’hui, on ne pourrait plus poser un hélicoptère dans le parc aussi facilement ! ».
Mais Jacques Heuclin n’était pas que le Monsieur Automobile. Non ! Il était passionné par bien d’autres disciplines. « C’est lui qui a été à l’origine du tissu associatif, culturel et sportif. Il a fait de la ville de Pontault-Combault une des vitrines du sport seine-et-marnais », récapitule Gilles Bord, l’un de ses successeurs dans le fauteuil de maire.
Un combatif
L’ancien arbitre international de handball en sait quelque chose. Il a vu maintes fois Jacques Heuclin dans les tribunes du gymnase Boisramé.
« C’était un passionné », avance simplement Gilles Bord, avant de décortiquer sa personnalité : « C’était aussi un vrai combatif, un homme avec une vraie indépendance et un ton de parole. Il était très charismatique ». Et Pierre Jacquet d’abonder : « Il aimait bien ‘chatouiller’ les autres élus ou le préfet. On devait souvent corriger ses courriers avec sa secrétaire, avant de les envoyer ! »
En 2007, alors qu’il est en campagne pour sa réélection, il va approcher Gilles Bord. « C’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier. J’avais accepté de figurer sur sa liste, mais il est parti quelques semaines après », indique le maire actuel.
En effet, hospitalisé pour une intervention médicale en septembre 2007, il est emporté par une infection pulmonaire le 31 octobre 2007, à l’âge de 61 ans. Quand on vous dit qu’il a vécu une vie à 100 à l’heure…
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