
En 1910, la Seine avait connu une crue record. Le niveau du fleuve avait alors dépassé les 8,62 mètres sur l’échelle hydrométrique du pont d’Austerlitz à Paris. L’événement avait paralysé de nombreux Franciliens, notamment dans les Yvelines, pendant plusieurs semaines. Alors que le dérèglement climatique s’intensifie, l’Île-de-France n’est pas à l’abri d’éprouver une nouvelle crue centennale de ce type. Elle toucherait cette fois-ci près de 12 millions d’habitants.
Le Siaap (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), qui traite 24 h/24 les eaux usées, pluviales et industrielles, a sa plus grosse usine à Achères et se prépare très sérieusement à ce qui est en fait plus qu’une hypothèse.
« Le risque d’une crue majeure de la Seine n’est pas une hypothèse, mais une réalité. C’est la principale menace naturelle. Aujourd’hui, la question n’est donc plus de savoir si cela va se produire mais quand elle se produira. »
« Bien gérer la crue, c’est aussi gérer la décrue »
Il poursuit : « En tant que service public de l’assainissement, le SIAAP a un double devoir : protéger les biens et les personnes, en assurant l’évacuation des eaux usées des zones non inondées, et réparer la reprise de leur traitement au plus vite en phase de décrue en protégeant la capacité d’exploitation de ses usines. Car bien gérer la crue, c’est aussi gérer la décrue. »
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Simulation grandeur nature
Dans le cadre d’Hydros 2025, exercice de gestion d’une crue majeure de la Seine organisé du 13 au 17 octobre 2025 par le Secrétariat général de la Zone de défense et de sécurité de Paris (SGZDS), le Siaap a dévoilé son Plan de protection contre les inondations (PPCI) autour de trois piliers : réagir, protéger et anticiper.
La rédaction de 78 actu a demandé au président François-Marie Didier de nous détailler les actions et/ou interventions qui se mettraient en place, de l’annonce d’une crue majeure à la décrue. « En prévention, le Siaap s’est attaché à cartographier les vulnérabilités de ses installations, informe le président du Siaap. Cela permet de déployer des plans d’action intégrant des mesures correctives. »
« Il faudra renforcer les infrastructures, installer des portes étanches, mettre en place des sondes pour contrôler la remontée des nappes phréatiques… Ensuite, il faut définir les actes réflexes à mettre en œuvre dans chaque usine : mettre en place de batardeaux [barrage temporaire, N.D.L.R.], fermer les vannes, protéger les postes électriques. »
« Enfin, on s’attachera à réaliser des plans destinés à assurer la continuité de l’activité malgré les perturbations (effectifs présents, livraison des fournisseurs…). »
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Un maintien en continue de l’évacuation des eaux usées
Le Siaap gère 480 km de collecteurs, six usines d’épuration et 1 800 agents. L’organisme activerait « 24 h/24 son dispositif de gestion de crise coordonné entre le siège, les usines et les réseaux ».
« Notre objectif, c’est de maintenir en priorité l’évacuation en continu des eaux usées présentes dans les réseaux afin d’empêcher que la crue ne se propage à travers eux. En parallèle de ses actions de protection, le Siaap prépare le redémarrage le plus rapide possible de ses usines pour la décrue. »
La procédure à la décrue
À la décrue, « nous engagerons la remise en état de nos installations ». « Il s’agit, poursuit François-Marie Didier, de réaliser une expertise des ouvrages – usines, bassins de stockage, postes de pompages notamment – et de prioriser les travaux à réaliser. »
« Je précise que le retour complet à la normale de notre activité passera aussi par les communes et les départements qui doivent rétablir leurs réseaux de collecte et de transport. En effet, ces derniers rejoignent en fin de parcours les réseaux du Siaap, qui sont de véritables autoroutes pour les eaux usées vers les usines de traitement. »
« Face au risque de crue, c’est collectivement que nous devons travailler pour apporter des solutions à la continuité de nos services publics. L’exercice de simulation y contribue », conclut le président du Siaap.
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