
Derrière cette journée d’élection se cachent des centaines de milliers d’assesseurs, bénévoles indispensables à la bonne tenue des bureaux de vote. Reportage en immersion.
Entendre sonner son réveil à 6 h 45 un dimanche était jusque-là une chose inhabituelle. Mais pour le troisième dimanche de ce début d’été, je me lève de bon matin et me dirige vers le bureau de vote numéro 14 de la ville de Meaux (6e circonscription de Seine-et-Marne), dans le quartier de la Grosse Pierre : je suis assesseur pour le second tour des élections législatives.
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Les assesseurs sont des composantes essentielles de la tenue d’un bureau de vote : celui-ci doit légalement être constitué d’un président, d’un secrétaire et d’au moins deux assesseurs pour assurer la bonne tenue du scrutin. Ce matin, nous sommes même cinq sur la table de vote, derrière l’urne ; face à nous, deux agentes administratives de la mairie, qui se sont portées volontaires pour tenir la table de décharge, située à l’entrée du bureau de vote – celle où les électeurs viennent prendre leur enveloppe.
Dix heures d’ouverture, des possibilités d’absence
Une fois le bureau mis en place, son ouverture est proclamée par le président, à 8 heures précises. Le début d’une longue journée : jusqu’à 18 heures, notre bureau sera ouvert sans interruption afin d’accueillir les électeurs souhaitant se prononcer sur le second tour – un duel entre Amal Bentounsi, du Nouveau Front Populaire (30,22% au premier tour), investie par LFI et Béatrice Roullaud, députée sortante du Rassemblement National (40,81%). Si la plage horaire est large, il n’est pas obligatoire de rester au bureau en continu, ce qui est heureux car le bureau où je vote se situe à l’autre bout de la ville, et je ne compte pas m’abstenir. Seule condition, il faut toujours être au minimum deux derrière l’urne.
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