, Val-d’Oise : le budget 2025 de cette ville sera « encore rock ‘n’ roll »

Val-d’Oise : le budget 2025 de cette ville sera « encore rock ‘n’ roll »

, Val-d’Oise : le budget 2025 de cette ville sera « encore rock ‘n’ roll »

Lors du dernier conseil municipal d’Eaubonne (Val-d’Oise), mercredi 5 février 2025, Jean Aubin, adjoint au maire délégué aux finances, a présenté le rapport d’orientations budgétaires. Un document sans vote. Il s’agit juste de « prendre acte ».

« Depuis le début du mandat, tous les débats d’orientations budgétaires se sont faits dans un contexte de crise, a rappelé l’élu. L’année 2025 ne fera pas exception. Le contexte est bourré d’incertitudes. »

Rock’n’roll

Malgré tout, les orientations municipales du mandat seront poursuivies.

Dans le domaine de la jeunesse et l’éducation, il y aura le réaménagement du Val Joli, qui deviendra un centre de loisirs primaire avec une augmentation du nombre de places ; la transformation de la crèche familiale de la maison de la petite enfance en multiaccueil ; la transformation de l’ancienne école Rabelais en espace d’accueil du jeune enfant ; la création d’un street work out et le développement du guichet citoyen.

Le cadre de vie : la Ville prévoit des économies d’énergie dans les bâtiments municipaux, la poursuite du plan vélo et de réfection des voiries ; de nouveaux espaces verts et la poursuite des plantations d’arbres et de végétalisation.

Il y aura le lancement de l’étude de centre-ville. La finalisation des travaux « du nouveau commissariat de police municipale qui déménagera, on l’espère, à la fin du premier trimestre ».

Taux d’imposition

De nouvelles caméras de vidéosurveillance, « fixes et nomades » seront déployées et deux agents de police municipale embauchés. Le budget participatif sera « intensifié » (de 50 000 à 75 000 €) et l’hôtel de Mézières rénové, avec le lancement du réaménagement de la plaine des sports et de loisirs du Luat.

En termes de fiscalité, il sera proposé au mois de mars lors du vote du budget de maintenir les taux d’imposition.

« Il n’y aura pas d’augmentation des taux sur l’ensemble du mandat », a souligné Jean Aubin. L’enveloppe globale aux associations ne bouge pas non plus, tout comme la subvention au Ccas. 

Les remarques de l’opposition

Corentin Le Fur, élu d’opposition (Horizons), a évoqué un budget d’investissement « très limité » et Catherine Dragin, élue d’opposition (majorité présidentielle) « qu’on a abandonné la remise en état de la voirie ». « On n’abandonne pas la remise en état de la voirie, au contraire, on est en augmentation avec plusieurs opérations prévues », a souligné Jean Aubin.
Carlos Pessoa, d’un autre groupe d’opposition, a observé que « la dette par habitant est passée de 368 € à 660 € soit 80% en trois ans ». « Évidemment, a répondu l’adjoint aux finances, on a eu à financer deux équipements majeurs (complexe Georges-Hébert, groupe Gisèle-Halimi) de 13 et 15 millions, on a été obligés d’emprunter. Si Georges-Hébert était sortie sous votre mandature, la dette aurait été moins importante. » Grégoire Dublineau, l’ancien maire (Lr), élu d’opposition, estime qu’en matière de jeunesse, « il y a un certain nombre de manques, on pense au centre de loisirs, etc. ». Il a par ailleurs demandé à être associé à l’étude sur le centre-ville. 

« C’est un exercice budgétaire 2025 qui est encore rock ‘n’ roll, compliqué. Nous avons été obligés de faire un programme d’économies drastiques au niveau de la communauté d’agglomération. Pour l’instant, au niveau de la Ville, on se contente de serrer les boulons », a commenté Marie-José Beaulande, la maire (Ps), qui espère échapper au couperet budgétaire de l’État.

« Le Département a pris aussi des mesures d’économies considérables qui ont un rejaillissement sur les comptes des villes (Ndlr, une baisse de 10%, a dit Jean Aubin). Il peut y avoir des modifications entre le Rob et le budget, qui ne seront pas de notre fait. »

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