
« Simone en veille ! ». C’était le cri de ralliement de la cinquantaine de professeurs réunis devant le site René Cassin du lycée Simone Veil de Noisiel (Seine-et-Marne), dans la matinée du mardi 28 mai 2024.
Tous s’inquiètent de leurs conditions de travail après l’annonce par le Rectorat de Créteil de l’ouverture d’une quatrième classe de seconde professionnelle Trane, pour « métiers des transitions numériques et énergétiques », alors que, pour eux, l’établissement manque cruellement de moyens. Explications.
Des inquiétudes
Pour les professeurs, la nouvelle de l’ouverture de cette classe passe mal. « Cela s’est fait sans concertation. Que vont devenir les élèves après la seconde, s’il n’y a pas d’ouverture d’une nouvelle classe en première ? Et si cela se fait, avec quels moyens ? On manque déjà de place… », soupire Laurent Blanc, professeur en section BTS et membre du syndicat Snes-FSU.
L’inquiétude des professeurs est de devoir faire cours dans des classes surchargées, mais aussi de devoir faire de nombreuses heures en plus. « Les collègues absorbent déjà de nombreuses heures supplémentaires, ils ne pourront ni ne voudront en faire davantage », indique sa collègue Julie Bassieux, professeure de français en voie générale, et membre du même syndicat.
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Principal souci selon les deux enseignants : les difficultés de recrutement que l’on peut rencontrer, d’autant en plus en voie professionnelle, alors que la période des mouvements intra-académiques est terminée.
En sus, les infrastructures actuelles sont déjà saturées, notamment dans les salles de sciences, où le nombre de paillasses est limité. « Parier sur l’autonomie des élèves est illusoire, et nous conduit à un enseignement au rabais », poursuit-elle.
Équilibre de l’établissement
Avec l’ouverture de cette nouvelle classe et de ce CAP, les professeurs craignent un bouleversement de l’équilibre de leur lycée. « Nous sommes un établissement polyvalent, mais là, nous risquons un déséquilibre », songe-t-elle.
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À ce sujet, les professeurs demandent aussi l’ouverture d’une classe supplémentaire. « Enfin, la DHG est insuffisante pour la partie générale. Avec nos dix spécialités et seulement quatre classes de première et terminale, c’est une part importante de la marge qui sert déjà à financer les spécialités et les options (maths spé, maths complémentaires etc.). Actuellement, entre 140 et 170 élèves demandent une première générale, conséquence logique de l’ouverture d’une huitième seconde à la rentrée 2023. Nous demandons donc la création d’une cinquième classe de première et le financement de deux groupes de spécialité supplémentaires », indiquent les professeurs.
Et, pour ne rien arranger, ils déplorent le manque de moyens dont ils disposent. « L’arrivée de ces élèves va aussi surcharger la personne de la direction des formations professionnelles et techniques, qui a déjà beaucoup de travail », souligne Laurent Blanc.
Pour lui, comme l’ensemble de ses collègues, ces décisions prises unilatéralement par l’Académie sont assez mal reçues et perçues. « Cela ajoute un sentiment de mépris à l’indifférence vis-à-vis de nos précédentes requêtes. De nombreux collègues ne sont plus en mesure physique et psychologique d’assumer la charge de travail toujours plus importante, et ce, malgré toute la bonne volonté dont les personnels de notre établissement savent faire preuve. Il nous est donc plus que jamais essentiel de nous faire entendre », estime-t-il.
À l’heure où nous imprimions votre journal, le Rectorat de Créteil, contacté à ce sujet, n’avait pas répondu à nos questions
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Cet article, fruit d’une compilation minutieuse de diverses sources, plonge au cœur de l’histoire locale de Noisiel. Niché dans le département de Seine-et-Marne, ce territoire englobe non seulement la ville éponyme, mais s’étend également à ses environs pittoresques. Nous vous convions à un voyage informatif, captivant les événements passés, les anecdotes méconnues et les joyaux historiques de cette région. Chaque détail est méticuleusement extrait des archives locales et des témoignages authentiques, offrant ainsi une immersion inégalée dans le riche patrimoine de Noisiel. N’hésitez pas à nous signaler toute éventuelle erreur dans notre récit. Votre contribution est précieuse pour maintenir la précision de nos informations. Nous sommes déterminés à vous offrir un récit fidèle et complet de l’histoire locale, et votre participation active renforce notre engagement envers l’excellence journalistique.

