
Des milliers de salariés ont manifesté lundi à Bruxelles, alors que le site belge d’Audi (3 000 employés) est menacé de fermeture l’an prochain. La faute notamment à des ventes d’électriques poussives en Europe et une transformation difficile de l’industrie auto, qui représente plus de 8 % des emplois manufacturiers du Vieux Continent.
L’industrie auto européenne est en panne. Et le spectre des fermetures d’usines et des licenciements provoque la colère. Des milliers de personnes ont ainsi manifesté lundi à Bruxelles pour soutenir les salariés de l’usine Audi, qui emploie 3 000 personnes. Dédié à la fabrication d’un modèle électrique haut de gamme, le Q8 e-tron (à partir de 89 000 euros), ce site historique pourrait en effet fermer en 2025. En attendant, il est à l’arrêt depuis les congés d’été et le groupe Volkswagen a annoncé début septembre qu’aucun autre modèle n’y était prévu.
« Ce qui est fait en Europe est le contraire de ce qu’il faudrait faire. On parle d’austérité alors qu’il faut vraiment investir des milliards et des milliards dans l’industrie », a déclaré à l’AFP Thierry Bodson, président de la FGTB, unie aux deux autres grands syndicats belges dans un front commun. Au milieu des pétards et des fumigènes, les manifestants brandissaient des pancartes dénonçant des suppressions d’emplois en cascade et des salariés passés « à la trappe », dans l’industrie ou la distribution. Des délégations étaient venues d’Allemagne, de Pologne, de France ou des Pays-Bas.
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Le groupe Volkswagen pourrait provisionner jusqu’à quatre milliards d’euros au quatrième trimestre pour réduire ses capacités, ont averti lundi les analystes de Jefferies après avoir rencontré les dirigeants du constructeur automobile. Le premier constructeur auto européen a annoncé au début du mois qu’il envisageait de fermer des usines en Europe pour la première fois de son histoire. La firme a aussi résilié le 10 septembre dernier l’accord sur la garantie de l’emploi, en vigueur depuis 1994 et censé garantir les emplois jusque 2029.
Le cas Stellantis à Termoli
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