
L’année du dragon a officiellement commencé le samedi 10 février 2024, mettant un terme à l’année du lapin. À Lognes et à Noisiel, en Seine-et-Marne, ce changement a été dignement fêté par les habitants issus de la diaspora chinoise ayant élu domicile dans le secteur.
Une longue tradition
Si tout le monde a en tête une représentation de la Fête du printemps, communément appelé le « nouvel an chinois », peu savent ce qui se cache derrière. « On raconte qu’un monstre très cruel, Nian, commettait des crimes. Pour l’arrêter, on a dit que Nian avait peur du rouge, du feu et du bruit. C’est ainsi qu’on s’est mis à tirer des pétards, à allumer des lanternes à porter du rouge », explique Rujing Long, habitante de Noisiel et présidente-fondatrice de l’Académie du dragon bleu, dans laquelle elle donne des cours de chinois.
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Événement phare dans le calendrier, le nouvel an est l’occasion de concevoir des objets, pour célébrer l’arrivée, cette fois, de l’année du dragon. « En Chine, le dragon est perçu positivement, c’est aussi le symbole de l’Empereur et de sa famille. Il n’a pas la connotation négative qu’il peut avoir en France », explique-t-elle.
Entre ses mains, des représentations de monstres, ou encore des dragons dessinés ou découpés, elle détaille le travail réalisé avec des enfants à l’approche de la nouvelle année. « Tout cela sert à faire fuir Nian pour l’année ! », sourit-elle. Cette tradition est d’ailleurs plutôt bien reçue par les enfants, qui sont, elle l’avoue, « curieux, respectueux et attentifs » face à cette mythologie.
Appétence pour la culture chinoise
L’événement est d’autant plus attendu à Lognes et Noisiel qu’une grande partie de la population est d’origine asiatique. C’est d’ailleurs, pour certains, une des raisons qui a motivé un emménagement dans le secteur. « À mon arrivée de Chine, j’ai vécu à Besançon (Doubs). Ensuite, j’ai fait plusieurs communes en Île-de-France, avant d’arriver à Champs-sur-Marne. Je suis ensuite venue à Noisiel pour la présence asiatique », se souvient la jeune femme.
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Proposant des cours de chinois mais aussi une découverte de la culture de l’Empire du milieu, Rujing Long constate ici une véritable appétence pour la Chine. « Certains viennent apprendre la langue pour leur travail, notamment dans le domaine des affaires, d’autres parce qu’ils ont rencontré quelqu’un parlant chinois ou tout simplement pour découvrir une culture », énumère-t-elle.
Mais, parmi ses élèves, il y a aussi ceux qui se tournent vers des cours en raison de leur histoire familiale. « On trouve aussi des gens qui veulent apprendre la langue parce qu’ils ont un ancêtre qui est venu de Chine, et qu’ils veulent approfondir leur culture », ajoute-t-elle.
D’ailleurs, Rujing Long l’assure, il est bien plus difficile d’apprendre le chinois que le français. « Le français s’écrit plus ou moins comme il se prononce. En chinois, il y a deux logiques séparées, c’est beaucoup plus dur ».
…mais qui a tendance à se perdre
« Le nouvel an est un moment très festif, qui permet de réunir les familles et qui peut durer plusieurs jours », affirme Rujing Long.
Pourtant, cette tradition, comme d’autres aurait tendance à s’essouffler, même en Chine. Par exemple, deux semaines après le nouvel an, on célèbre la fête des lanternes. « Aujourd’hui, ce genre de célébration se perd. C’est sans doute dû à l’influence occidentale que l’on peut ressentir. C’est pareil au Japon, par exemple », estime-t-elle. Vêtements, vocabulaire, anglicismes… plusieurs facteurs prouveraient d’ailleurs cette influence de l’Occident dans le mode de vie de ces pays d’Asie.
Malgré tout, même si elles sont parfois moins célébrées, ces légendes intéressent toujours. Elle prend ainsi l’exemple de la fête de Qixi, qui est l’équivalent d’une saint-Valentin.
Lognes, « la ville du Dragon »
C’est bien connu : si Paris est la « Ville lumière », Lognes est surnommée la « Ville du dragon ». Un surnom qu’elle doit, tout simplement à la traduction chinoise de son nom. « Lognes est phonétiquement proche de la traduction chinoise de »dragon », »lóng » », explique Rujing Long, présidente et fondatrice de l’Académie du dragon bleu.
S’il n’est pas prévu de célébrer cette fête, quelques animations sont encore prévues à Noisiel, le 24 février entre 9h30 et 17h, passage Louis Logre, avec des dégustations, des danses et des stands créatifs.
À Lognes, une célébration aura lieu le samedi 17 février, à 10h, devant l’hôtel de ville, avec l’association TaiChi Sports Loisirs.
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Cet article, fruit d’une compilation minutieuse de diverses sources, plonge au cœur de l’histoire locale de Noisiel. Niché dans le département de Seine-et-Marne, ce territoire englobe non seulement la ville éponyme, mais s’étend également à ses environs pittoresques. Nous vous convions à un voyage informatif, captivant les événements passés, les anecdotes méconnues et les joyaux historiques de cette région. Chaque détail est méticuleusement extrait des archives locales et des témoignages authentiques, offrant ainsi une immersion inégalée dans le riche patrimoine de Noisiel. N’hésitez pas à nous signaler toute éventuelle erreur dans notre récit. Votre contribution est précieuse pour maintenir la précision de nos informations. Nous sommes déterminés à vous offrir un récit fidèle et complet de l’histoire locale, et votre participation active renforce notre engagement envers l’excellence journalistique.

